L’agent im­mo­bi­lier au ral­lye des prin­cesses

Les ral­lyes ont beau être mas­cu­lins, elle les adore. Elle en a même dé­jà fait. Sté­pha­nie Evrard, agent im­mo­bi­lier dans la vie de tous les jours, se ré­vèle être une amou­reuse de voi­tures et une folle de course une fois les ri­deaux de son agence ti­rés.

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE -

Pu­tange-le-Lac.

Pour la troisième fois depuis 2011, Sté­pha­nie Evrard va re­prendre le vo­lant pour un ral­lye. Cet agent im­mo­bi­lier en Suisse Nor­mande est une pas­sion­née de voi­ture. Un amour qui pren­dra con­crè­te­ment forme samedi 27 mai sur la place Ven­dôme, à Pa­ris lorsque dé­bu­te­ra le 18e ral­lye des Prin­cesses. Une course au­to­mo­bile consa­crée uni­que­ment aux vé­hi­cules an­ciens.

Il faut dire que la pas­sion de la voi­ture de Sté­pha­nie Evrard ne date pas d’hier… Et pour­tant, rien ne lais­ser pré­sa­ger que sa vie pou­vait prendre un tel tour­nant au­to­mo­bile, « mes pa­rents n’étaient pas du tout voi­ture ! J’étais bien seule dans la fa­mille avec cette pas­sion. Je me sou­viens, tout a com­men­cé lors­qu’on m’a of­fert une 205 GTI en mi­nia­ture. Depuis, dès que je vois un feu ou une por­tière je re­con­nais ins­tan­ta­né­ment quelle voi­ture c’est ».

Trois voi­tures dès sa 1re an­née de per­mis

« J’avais un co­pain qui était un fou de voi­ture. À l’âge de 35 ans, il en pos­sé­dait dé­jà 63… », se sou­vient la conduc­trice. « Mais de mon cô­té, je me suis mise à col­lec­tion­ner dès la pre­mière an­née de mon per­mis. J’ai eu trois voi­tures dès la pre­mière an­née. C’est ça aus­si que j’aime dans la voi­ture : le fait d’ache­ter, de re­vendre, de trou­ver…»

C’est donc en toute lo­gique que Sté­pha­nie Evrard est sur la ligne de dé­part du Ral­lye des Ga­zelles, au Ma­roc, en 2011. « Un ral­lye d’orien­ta­tion dans les sables sans GPS. Il fal­lait fran­chir des caps, ce n’était pas de la vi­tesse, il fal­lait sur­tout faire mar­cher les mé­ninges », pré­cise la conduc­trice.

Un état d’es­prit que la conduc­trice, et sa co­pi­lote Lin­da Az­zi, vont re­trou­ver sur le ral­lye des Prin­cesses. « Ce n’est sur­tout pas de la vi­tesse. C’est une épreuve de ré­gu­la­ri­té. Il n’y a pas de no­tion de conduite à avoir. Ça pour­rait être dan­ge­reux d’al­ler vite, car ce sont des voi­tures an­ciennes qui n’ont pas du tout les mêmes normes de sé­cu­ri­té qu’au­jourd’hui », pré­vient Sté­pha­nie Evrard.

Une épreuve au­to­mo­bile ori­gi­nale

Mais at­ten­tion, ce n’est pas parce que ça ne va pas vite, que ce n’est pas une épreuve in­tense et épui­sante. « On doit res­pec­ter les ho­raires à la se­conde près. Par exemple, sur un tron­çon, on doit rou­ler à 45 km/h. Mais au mi­lieu, il y a un vil­lage qu’on doit tra­ver­ser à 30 km/h. Il faut sans ar­rêt re­cal­cu­ler les dis­tances et la vi­tesse. La co­pi­lote va avoir un bou­lot de fou. » Le ral­lye des prin­cesses se­rait donc une épreuve au­to­mo­bile qua­si-in­tel­lec­tuelle ? « C’est peut-être pour ça que ce n’est pas pour les hommes », plai­sante l’agent im­mo­bi­lier.

Dans une petite se­maine, Sté­pha­nie Evrard se­ra au vo­lant de son Opel GT 1900, sur la place Ven­dôme. Du­rant cinq jours elle et sa co­pi­lote vont par­cou­rir entre 300 et 350 ki­lo­mètres par jour. Jus­qu’à l’étape fi­nale : Saint-Tro­pez. « Mais, contrai­re­ment au ral­lye des Ga­zelles où on dor­mait sous tente avec peu de douches ou de toi­lettes, on va faire étapes dans des hô­tels pres­ti­gieux 4 ou 5 étoiles. On passe d’un ex­trême à l’autre ».

Tho­mas Ri­deau

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