Foot : il re­père pour les clubs pros

Fils de foot­bal­leur, Jean-Ma­rie Hallé, né en 1956 à Ca­li­gny, s’est très vite tour­né vers l’en­ca­dre­ment des jeunes. Il re­crute les meilleurs pour les orien­ter vers les clubs pros.

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE -

Dès l’âge de 6 mois, Jean-Ma­rie Hallé a fré­quen­té les stades de foot­ball du sec­teur de Flers grâce à son pa­pa foot­bal­leur. Une fois sco­la­ri­sé dans l’école de Ca­li­gny, com­mune où il a vu le jour en 1956, c’est avec son ins­ti­tu­teur, Jo­seph Ples­sis, (père d’Etienne, an­cien en­traî­neur du FC Flers), que le jeune JeanMa­rie a dé­cou­vert l’amour pour l’en­ca­dre­ment du foot­ball.

« Jo­seph Ples­sis or­ga­ni­sait des matchs Usep (NDLR : union spor­tive des écoles pri­maire). C’est lui qui m’a trans­mis le goût de l’en­ca­dre­ment des jeunes. J’ai joué dans l’équipe de Ca­li­gny, puis à Con­dé­sur-Noi­reau, de 14 à 20 ans, avant de re­ve­nir en­traî­ner les se­niors de Ca­li­gny et de m’oc­cu­per de l’école de foot. Je suis ar­ri­vé dans le club de Flers en 1981 pour en­traî­ner les ju­niors. J’ai ar­rê­té très tôt ma car­rière de joueur pour me consa­crer à l’en­ca­dre­ment. Je n’ai ja­mais vou­lu m’oc­cu­per des se­niors, toujours des jeunes de moins de 20 ans. J’ai in­té­gré du­rant quelques sai­sons, le co­mi­té di­rec­teur du FC Flers que j’ai quit­té les 30 juin 2016. »

Une ac­ti­vi­té bé­né­vole

Jean-Ma­rie Hallé s’oc­cupe depuis longtemps du re­cru­te­ment des jeunes joueurs pour les équipes du FC Flers, mais pas seule­ment. Il est depuis 2011, le re­cru­teur bas nor­mand des clubs pro­fes­sion­nels toujours à la re­cherche des meilleurs élé­ments pour les in­té­grer dans leur centre de for­ma­tion res­pec­tif. Il y a quelques an­nées, il a re­pé­ré les athi­siens Thi­bault Mou­lin et Ste­ven Le­cher­py qu’il a fait si­gner de l’US Athis au FC Flers. Des gar­çons qui ont re­joint en­suite le centre de for­ma­tion du Sta­deMal­herbe de Caen.

« J’ai per­sua­dé Thi­bault Mou­lin et ses pa­rents de si­gner à Caen plu­tôt qu’à Stras­bourg. Je crois que c’était un bon choix pour le jeune athi­sien de 15 ans à l’époque qui se se­rait re­trou­vé iso­lé à Stras­bourg, très loin de ses proches… Il ne se­rait peut-être pas là où il est au­jourd’hui si lui et ses pa­rents ne m’avaient pas écou­té ! »

Pen­dant 4 ans, de 2011 à 2015, c’est pour le Stade Ren­nais que Jean-Ma­rie Hallé a exer­cé, et pour le Stade Malherbe de Caen en 2016/2017. Cette fonc­tion de re­cru­teur pour les clubs pro­fes­sion­nels est bé­né­vole. Seuls ses frais de dé­pla­ce­ments sont rem­bour­sés quand le club lui de­mande d’al­ler voir jouer tel ou tel gar­çon.

« Je fais un rap­port sur le jeune joueur que je re­mets au res­pon­sable du centre de for­ma­tion. Au Stade ren­nais, avec Pa­trick Ram­pillon, res­pon­sable du centre de for­ma­tion, ce n’était que du bon­heur. Rennes est très exi­geant mais l’ac­cueil des jeunes et de leurs pa­rents est ex­cep­tion­nel. Pen­dant 4 ans, je leur ai ame­né une quin­zaine d’es­poirs, par­mi les­quels, le gar­dien alen­çon­nais Vic­tor Pel­le­ray qui a joué en équipe de France U17. À Caen, c’est dif­fé­rent… Der­niè­re­ment, ils ont fait si­gner un jeune de 13 ans que je leur ai re­com­man­dé, Bra­him Trao­ré (NDLR : voir OC n° 3714 du 11 mai). »

Un men­tal à toutes épreuves

Le re­cru­teur flé­rien dé­ve­loppe ain­si un ré­seau re­la­tion­nel avec les di­ri­geants des dix clubs du bo­cage au­tour de Flers afin que ces der­niers lui in­diquent leurs meilleurs élé­ments âgés au mi­ni­mum de 12 ans.

« En des­sous de cet âge, les clubs du sec­teur, y com­pris le FC Flers, sont tous au même ni­veau. Il n’est pas ques­tion de les désa­van­ta­ger. À par­tir de 12 ans, les meilleurs peuvent jouer au plus haut ni­veau ré­gio­nal avec Flers. Mes cri­tères de re­cru­te­ment sont la qua­li­té tech­nique du gar­çon, mais aus­si son men­tal, le res­pect des ad­ver­saires, des di­ri­geants, des en­traî­neurs et son com­por­te­ment en de­hors des ter­rains de foot. Un men­tal à toutes épreuves, c’est aus­si ce qui fait la dif­fé­rence dans la car­rière. À ce­la, je n’ou­blie pas les études qui sont un cri­tère im­por­tant à l’heure ac­tuelle. »

S’il n’exerce plus, pour le mo­ment, ex­clu­si­ve­ment pour un seul club pro­fes­sion­nel, Jean-Ma­rie Hallé est toujours en contact avec les ceux du grand ouest (Rennes, Caen, Nantes, et même le PSG).

« Ce­la ne m’in­té­resse pas d’en­voyer un es­poir de la ré­gion jus­qu’à Mar­seille pour le dé­ra­ci­ner de sa fa­mille ! »

Guy Val­lée

Jean-Ma­rie Hallé, re­crute les meilleurs jeunes de la ré­gion pour le FC Flers avant de les re­com­man­der aux clubs pro­fes­sion­nels s’ils ont les qua­li­tés re­quises pour in­té­grer les centres de for­ma­tion de ces der­niers.

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