Anik Hor­vais lance un cri d’alarme en fau­teuil rou­lant

En par­tant du par­king du plan d’eau le 23 mai, Anik Hor­vais s’est lan­cé un dé­fi : par­cou­rir plu­sieurs ki­lo­mètres en fau­teuil rou­lant pour aler­ter et dénoncer la condi­tion des per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite.

L'Orne Combattante (FL) - - LA FERTÉ ET SON PAYS -

Avant de réa­li­ser son dé­fi, Anik Hor­vais, de La Fer­té-Ma­cé, a ap­por­té quelques pré­ci­sions sur sa dé­marche et sur­tout quel

était ob­jet de sa co­lère. « Je veux dénoncer les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par les per­sonnes en fau­teuil en ce qui concerne les ac­cès des éta­blis­se­ments pu­blics et chez les com­mer­çants » a-t-elle rap­pe­lé.

Au dé­part du par­king du plan d’eau, à 14 h, était pré­sente pour la sou­te­nir dans son ef­fort Noëlle Pio­rier, 1er maire-ad­joint, mais aus­si ses amis et toute une équipe pour ga­ran­tir sa sé­cu­ri­té : Va­lé­rie, Jo­ce­lyne et le ton­ton Joël l’ont ac­com­pa­gné pen­dant quatre jours. Le mar­di vers Ba­gnoles-de-l’Orne, puis le mer­cre­di en di­rec­tion de Saint-Mi­chel-des-An­daines, jeu­di La Sau­va­gére, et ven­dre­di a Beauvain. Soit près de 30 km au to­tal.

La ga­lère

Anik était dans un fau­teuil rou­lant élec­trique. Il ne s’agis­sait pas d’une épreuve spor­tive mais plu­tôt d’un pé­riple pour faire pas­ser un mes­sage au nom des per­sonnes liées à son han­di­cap. Un té­moi­gnage des pro­blèmes ren­con­trés dans la vie de tous les jours. « Je ne veux pas par­ler de han­di­ca­pé, je pré­fère que l’on parle de per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite. Ce jeu­di, en par­tant du plan d’eau pour me rendre à La Sau­va­gére, j’ai ren­con­tré des dif­fi­cul­tés en mon­tant la côte du Bou­le­vard de la fo­rêt d’An­daines pour re­joindre la route Flers. Une vraie ga­lère, les trot­toirs ne sont ab­so­lu­ment pas adap­tés pour les fau­teuils car ils ne sont pas gou­dron­nés, juste re­cou­verts de terre, ce qui en fait un par­cours pié­ton­nier ex­trê­me­ment pié­geur, à tout mo­ment j’ai été en dan­ger » a confié la Fer­toise.

En dan­ger, si elle était seule, mais pour l’heure Anick était bien sé­cu­ri­sée par toute son équipe de sui­veurs.

Pas aux normes

Anik n’aime pas par­ler de sa vie, elle pré­fère mettre en avant les autres. Pour­tant, chez elle, c’est un vrai par­cours du com­bat­tant. « Je ré­side au quar­tier Jacques-Pré­vert dans un ap­par­te­ment so­cial

qui n’est pas aux normes. Je ne peux pas me ser­vir de mon fau­teuil car il est trop large, il ne passe pas les portes donc je me dé­place en dé­am­bu­la­teur ».

A tra­vers so dé­fi, Anik a donc lan­cé un cri d’alarme aux pou­voirs pu­blics, aux bailleurs so­ciaux, en es­pé­rant que sa vie va en­fin chan­ger dans un nou­veau lo­ge­ment adap­té à son han­di­cap.

Son co­mi­té de sou­tien l’a en­ca­drée pen­dant les 4 jours.

Une pose bien­ve­nue pour étan­cher sa soif.

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