Une « fac­trice-gui­che­tière au bu­reau de poste de Clé­cy

Es­telle Vau­de­vire oc­cupe les deux fonc­tions à Clé­cy. Son but : ser­vir au mieux l’in­té­rêt de ses clients.

L'Orne Combattante (FL) - - SUISSE NORMANDE -

Clé­cy.

De­puis fin mars, à Clé­cy, un dis­po­si­tif de fac­teur-gui­che­tier est mis en place avec la Poste. « La dé­marche s’ins­crit plei­ne­ment dans la vo­lon­té du groupe La Poste pour pro­po­ser à ses clients des offres de ser­vices en­ri­chies et ba­sées sur la com­plé­men­ta­ri­té entre le gui­chet et la tour­née du fac­teur », note Anne-Lise Au­bert, at­ta­chée de presse en Nor­man­die. Es­telle Vau­de­vire oc­cupe la double fonc­tion dans le bourg de 1 200 âmes. Ce­la fait 20 ans qu’elle tra­vaille au sein de la Poste. « J’ai exer­cé mon mé­tier de fac­trice à Thu­ry-Har­court, Saint-Ger­main-le-Vas­son, Fa­laise et je suis re­ve­nue à Clé­cy en 2009 », pré­cise-t-elle.

Gui­che­tière, c’est un re­tour aux sources pour Es­telle Vau­de­vire qui se sou­vient de ses dé­buts. « Ce­la per­met de re­trou­ver les clients lors de la tour­née ». Le dis­po­si­tif existe dans deux autres com­munes du Cal­va­dos : Pont-d’Ouilly, et Ver­sur-Mer, pre­mière com­mune à avoir fran­chi le pas au sein du dé­par­te­ment. Ce dis­po­si­tif a fait l’ob­jet d’une ex­pé­ri­men­ta­tion dans une cin­quan­taine de com­munes en France, en 2014.

L’adhé­sion du conseil mu­ni­ci­pal

À Clé­cy, le dis­po­si­tif a fait l’adhé­sion des conseillers mu­ni­ci­paux. « Nous n’étions pas fa­vo­rables à l’APC (Agence Pos­tale Com­mu­nale). Quand nous avons eu l’agréable sur­prise d’ap­prendre que la Poste vou­lait mettre en place le dis­po­si­tif fac­teur-gui­che­tier, nous avons sau­té à pieds joints. On tient à conser­ver ce ser­vice de proxi­mi­té.», sou­ligne Re­né Chen­ne­vière, conseiller mu­ni­ci­pal.

« De­puis plu­sieurs an­nées, la Poste adapte sa pré­sence dans les com­munes ru­rales et pé­ri-ur­baines afin de ré­pondre aux évo­lu­tions des modes de vie du grand public. Avec les moyens tech­no­lo­giques, il faut prendre en compte aus­si la baisse du vo­lume du cour­rier », pro­longe Anne-Lise Au­bert. « Le dis­po­si­tif est fait sur la base du vo­lon­ta­riat. C’est une évo­lu­tion pro­fes­sion­nelle ». Es­telle Vau­de­vire a re­mar­qué, au fil des conver­sa­tions, que ce concept était ré­pan­du au­tre­fois dans les com­munes ru­rales.

« Un ser­vice de proxi­mi­té in­dis­pen­sable »

Es­telle Vau­de­vire est au gui­chet le ma­tin et en tour­née l’après-mi­di six jours sur sept (NDLR : avant, le bu­reau était fer­mé le lun­di. Il est ou­vert le lun­di de 10 h à 12 h, le mar­di de 10 h 15 à 12 h, du mer­cre­di au sa­me­di de 9 h 45 à 12 h). L’ou­ver­ture le sa­me­di, ce­la fait l’af­faire de Pascal. « Je tra­vaille en se­maine. Je vais cher­cher ré­gu­liè­re­ment des co­lis ce jour-là. C’est un ser­vice de proxi­mi­té in­dis­pen­sable ».

Georges, qui ha­bite à Clé­cy de­puis 1972, à 100 mètres de la Poste, ne pense pas au­tre­ment. « On a le cour­rier en dé­but d’après-mi­di, ça a chan­gé nos ha­bi­tudes ini­tiales mais on s’y est fait. J’avais en­ten­du par­ler que ça al­lait chan­ger. On avait peur que ça ferme. On sou­haite que ça dure ».

Jean-Luc PELLERIN

De­puis deux mois, Es­telle Vau­de­vire re­noue avec le gui­chet qu’elle a fré­quen­té à ses dé­buts il y a 20 ans dans la Poste.

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