Ulys : la chan­son in­ti­miste sur to­na­li­té bos­sa-no­va…

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

Flo­rian Pille­resse, alias Ulys, est ori­gi­naire de Flers. Pro­fes­seur de gui­tare, il est éga­le­ment au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète. Il se­ra en concert le 15 juin à la mé­dia­thèque de Con­dé-sur-Noi­reau.

Quel est votre parcours mu­si­cal ?

J’ai dé­bu­té comme pro­fes­seur de gui­tare, chez Le­page à Vire, en 1995. J’y suis res­té 2 ans. En­suite, pro­fes­seur de gui­tare à la Clé de sol, à Flers, pen­dant 13 ans Et de­puis 12 ans, je suis pro­fes­seur chez Bon­na­ven­ture Mu­sique à Caen. Qua­si­ment au­to­di­dacte, j’ai tout de même sui­vi des cours de gui­tare dans une école de mu­sique à Nan­cy. Vous êtes sen­sible à la ri­chesse poé­tique du lan­gage ?

À l’école, cette ri­chesse est étu­diée à tra­vers Bau­de­laire, Rim­baud, Ver­laine… Quand j’étais en­fant, à la mai­son, on écou­tait Georges Che­lon, Jean Fer­rat, etc. Plus tard, j’ai dé­cou­vert Maxime Le Fo­res­tier et, plus ré­cem­ment, Im­bert Im­bert et Ji­pé Na­taf, du groupe Les In­no­cents, qui pos­sède une très belle écri­ture. Quels sont vos thèmes fa­vo­ris ?

Rien n’est pré­mé­di­té. J’ai un car­net dans le­quel je note des ex­pres­sions. J’uti­lise la langue des oi­seaux. C’est une langue co­dée, qui joue sur le son et sur le sens. Ce que l’on en­tend et ce qu’on lit peut-être to­ta­le­ment dif­fé­rent. Pour don­ner un autre sens, afin de faire sur­gir un sens ca­ché, plus sur­pre­nant. Fran­çois Ra­be­lais, par exemple, a sou­li­gné que l’on ne pou­vait com­prendre ses oeuvres qu’en ayant re­cours à la langue des oi­seaux. Votre sen­si­bi­li­té mu­si­cale ?

J’ai dé­bu­té ado en jouant du rock et du hard rock. Puis j’ai re­cher­ché une plus grande di­ver­si­té har­mo­nique. J’ai alors étu­dié le jazz avec un prof de gui­tare. J’ai aus­si pris des cours in­di­vi­duels et beau­coup tra­vaillé, par moi-même, le jazz et la bos­sa-no­va. Une de mes ré­fé­rences est le gui­ta­riste amé­ri­cain Pat Me­the­ny. Ce qui me pas­sionne, c’est le tra­vail des ac­cords, da­van­tage que l’im­pro­vi­sa­tion. Une cer­taine pa­ren­té éga­le­ment avec Hen­ri Sal­va­dor ?

J’aime le cô­té in­ti­miste de son al­bum « Chambre avec vue », sor­ti en 2000. Ce n’est pas un as­saut so­nore comme pour­rait l’être un al­bum rock. Je suis plu­tôt par­ti­san de lais­ser l’ima­gi­naire du pu­blic, por­té par la mu­sique, prendre le re­lais. Où peut-on vous ?

Je joue dans les bars de Caen, dans les pe­tites salles pa­ri­siennes. Des lieux proches des gens. Pas dans de grandes pro­gram­ma­tions. J’ai éga­le­ment en­re­gis­tré 3 al­bums. Le der­nier, à la mai­son, sur un or­di­na­teur. J’ai aus­si réa­li­sé la po­chette. Tout est fait main… en­tendre

Le jeu­di 15 juin à la mé­dia­thèque de Con­dé-sur-Noi­reau, concert d’Ulys. Gra­tuit.

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