Au ma­rais, ces ton­deuses na­tu­relles font l’en­tre­tien

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Des che­vaux ca­mar­guais et des bo­vins écos­sais sont char­gés de l’en­tre­tien de la plus grande zone ma­ré­ca­geuse du dé­par­te­ment. Jeu­di 15 juin, le Conseil dé­par­te­men­tal a si­gné une nou­velle conven­tion du re­nou­vel­le­ment du chep­tel.

Mares, tour­bières, ros­lières et bois tour­beux… Le ma­rais du Grand Hazé, la plus grande zone hu­mide, 200 hec­tares, a be­soin d’être en­tre­te­nue.

Pour ce­la, les ac­teurs du ter­ri­toire font ap­pel à des ani­maux in­aten­dus. Ils ont de longs che­veux bruns qui tombent sur leurs yeux, cinq boeufs et une vache High­land Cat­tle, ont re­joint sept che­vaux ca­mar­guais pré­sents au ma­rais de­puis une ving­taine d’an­nées.

Ils par­ti­ci­pe­ront en­semble au main­tien des mi­lieux ou­verts ain­si qu’à la pré­ser­va­tion du bon état de conser­va­tion des ha­bi­tats.

« C’est un mi­lieu fra­gile à pro­té­ger », a ex­pli­qué Ma­rieF­ran­çoise Frouel, vice-pré­si­dente du Conseil dé­par­te­men­tal, jeu­di 15 juin, lors de la si­gna­ture de la nou­velle conven­tion du re­nou­vel­le­ment du chep­tel avec la com­mune de Bel­lou-en-Houlme et l’As­so­cia­tion pour l’en­tre­tien du ma­rais du Grand Hazé qui a en charge la sur­veillance et le sui­vi des bêtes.

Ici, les pre­miers ani­maux ont été in­tro­duits en 1995 pour mettre en place une ges­tion par pâ­tu­rage ex­ten­sif du ma­rais sur une tren­taine d’hec­tares.

« Des races rus­tiques qui s’adaptent en mi­lieu hu­mide », in­forme Mi­chaël Hou­seaux, res­pon­sable des es­paces na­tu­reles sen­sibles au Conseil dé­par­te­men­tal de l’Orne.

Ces ani­maux vivent en se­mi­li­ber­té. Les che­vaux, âgé de 14 à 22 ans, pâ­turent l’herbe rase, les bo­vins les herbes plus longues.

« Le chep­tel a été re­nou­ve­lé car il n’y a au­cune re­pro­duc­tion ici, le mi­lieu étant dif­fi­cile. »

Les bo­vins ve­nus des Cour­tils de Bou­que­lon dans l’Eure ont été ache­tés par le Dé­par­te­ment entre 600 et 800 la tête.

« On au­ra un bé­né­fice sur la ges­tion du site », ré­pond Mi­chäel Hou­seaux.

Ces ani­maux vont co­ha­bi­ter avec les 1500 es­pèces pré­sentes. « Il y a une bio­di­ver­si­té im­por­tante. 400 fleurs, 170 oi­seaux (mi­gra­teurs et ni­cheurs), 1000 in­sectes… », liste Mi­chaël Hou­seaux.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.