Au Gaec du Mont Har­dy, on mise sur le bio de­puis 17 ans

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS - M.T.

Le Gaec du Mont Har­dy ac­cueille la Fête de la bio. Ren­contre avec les trois as­so­ciés qui ont mi­sé sur ce mode pro­duc­tion en 2000.

Entre 1999 et 2002, une grande vague de conver­sions en bio s’est pro­duite en France. Le Gaec du Mont Har­dy en a pro­fi­té pour sur­fer des­sus.

Ce week-end, Gilles De­lau­nay, Be­noit De­lau­nay et John Lee y dé­fen­dront « un mo­dèle qui marche ». Le Gaec a été créé en 1972. « Dé­jà l’époque, il y avait des pra­tiques très proches de la bio avec no­tam­ment une ges­tion du­rable et une ro­ta­tion im­por­tante des cultures », ex­plique Gilles De­lau­nay qui s’ins­tal­le­ra en 1990 avec son cou­sin Be­noit.

John Lee, un an­glais les re­join­dra en 1995. La conver­sion de l’ex­ploi­ta­tion se fe­ra en 2000 sur la par­tie lai­tière et 2013 pour les porcs.

133 ha, dont 113 de prai­ries et 20 de cé­réales, 75 vaches lai­tières, 35 porcs… Au­jourd’hui, les trois as­so­ciés pro­duisent du lait bio col­lec­té pour les pro­duits de la lai­te­rie Gillot et ven­du à Bio­lait.

« Nous fai­sons 450 000 litres de lait par an. Nous tou­chons 435 € pour les milles litres, toutes primes confon­dues. »

Ici, les porcs bio sont nour­ris aux cé­réales. « Elles sont is­sues de l’agri­cul­ture bio et prin­ci­pa­le­ment ré­col­tées sur la ferme », ajoute Gilles De­lau­nay. Les porcs, nés et éle­vés sur paille, avec une aire d’exer­cice sur bois broyé, sont pro­po­sés à la vente au Gaec. « Nous en ven­dons 150 par an di­rec­te­ment à la ferme. »

Par ailleurs, chaque an­née 1 à 1,5 km de haies est cou­pé à l’ex­cep­tion des hauts jets. Le bois broyé est uti­li­sé dans une chau­dière à bois, pour le chauf­fage do­mes­tique de deux mai­sons et la pro­duc­tion d’eau chaude pour la lai­te­rie.

« Nous sommes au­to­nomes à 100 %. Les prai­ries, na­tu­relles, sont re­nou­ve­lées tous les 5-6 ans », pré­cisent les as­so­ciés. Ces der­niers ne re­grettent pas un seul ins­tant leur conver­sion. « On n’a pas ap­pris ce­la à l’école mais sur le tas. On peut en vivre. On main­tient notre re­ve­nu. J’ai par exemple un week-end sur deux et trois se­maines de va­cances. Au­jourd’hui, nous sommes éga­le­ment de­ve­nus un ac­teur de dé­ve­lop­pe­ment lo­cal », tient à sou­li­gner Gilles De­lau­nay.

Le plan de l’évé­ne­ment qui se dé­roule à Saint-Hi­laire-de-Briouze.

Gilles De­lau­nay, Be­noit De­lau­nay et John Lee, les trois as­so­ciés du Gaec du Mont Har­dy.

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