Naâ­man : « On a tous un po­ten­tiel d’amour »

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

Il se­ra au fes­ti­val des Bi­choi­se­ries le sa­me­di 24 juin, sur le mont de Ce­ri­sy-Belle-Etoile. En­tre­tien avec Naâ­man.

Vous êtes l’un des ar­tistes reg­gae fran­çais qui monte. Com­ment vous en êtes ar­ri­vé là ?

Je ne sais pas trop. Il y a beau­coup de tra­vail der­rière tout ça. J’ai for­mé une équipe qui se com­pose de mon bit­ma­ker et de mon ma­na­ger, avec qui on a créé notre la­bel, Big scoop re­cords, donc on est in­dé­pen­dant à ce ni­veau-là. On a tous les trois une as­sez grosse exi­gence sur ce que l’on fait donc ça nous per­met d’al­ler as­sez loin et de le faire bien. C’est quelque chose qui prend du temps. On re­garde tou­jours en ar­rière, le tra­vail que l’on a fait, et on se dit qu’il faut que l’on fasse mieux, que ce n’est pas suf­fi­sant.

Aus­si, je pense qu’il y a quelque chose de po­si­tif dans la musique que l’on fait. Je m’ef­force vrai­ment de don­ner un peu de so­leil, quelque chose qui fasse du bien, et je pense que les gens ont adhé­ré. Ça fait du bien.

Mais je pense que c’est aus­si le fait d’avoir com­men­cé très tôt à faire de la musique. Quand j’étais ado et que j’ai com­men­cé à mettre très vite des choses sur In­ter­net, ça a gé­né­ré une fan base as­sez ra­pi­de­ment. Ces fans m’ont sou­te­nu et ont por­té mes pro­jets où ils sont au­jourd’hui. Au-de­là de ça, il y a aus­si un truc que l’on ne choi­sit pas. Il y a un truc mys­tique là-de­dans, j’en suis cer­tain. Parce que je sais que je ne suis pas le meilleur chan­teur ni le meilleur com­po­si­teur mais il y a une al­chi­mie qui se fait. C’est un mé­lange de tout ça. Qu’est ce qui vous plaît dans le reg­gae ?

Je pense que ce qui m’a par­lé, dans le reg­gae, c’est d’abord, quand j’étais plus jeune, ce cycle ré­pé­ti­tif. C’est ba­sé sur le skank, avec la gui­tare et la basse, et il y a un cycle ré­pé­ti­tif. Et, vu qu’on est sur une pla­nète où tout est cycle, cette musique m’a par­lé tout de suite. C’est comme les sha­mans qui uti­lisent des tam­bours pour se mettre en transe. Je pense que c’est un peu le même sché­ma. Mu­si­ca­le­ment, ça m’a trans­por­té. Et, au-de­là de ça, c’est une musique qui se place tou­jours dans la pers­pec­tive d’ap­por­ter quelque chose de po­si­tif. C’est faire prendre conscience aux gens qu’ils ne sont pas faibles. On a tous un po­ten­tiel in­croyable au fond de nous. Peu im­porte qui on est. On a tous un po­ten­tiel d’amour, quelque chose qui peut vrai­ment chan­ger le monde chaque jour et c’est ça que cette musique met en avant. Quand les gens le captent, ça fait des vagues, c’est fort. Quand on vit dans une so­cié­té un peu ex­trême, ca­pi­ta­liste, où on s’en­ferme, ça pousse à en par­ler, à faire au­tre­ment. Quels sont vos pro­jets du mo­ment ?

Le gros pro­jet qui ar­rive, c’est le troi­sième al­bum qui sort le 6 oc­tobre. On a sor­ti le pre­mier titre, I’m al­right, il y a quelques jours. L’al­bum s’ap­pelle Beyond. Vous êtes ori­gi­naire de Dieppe. Avez-vous dé­jà joué dans l’Orne ?

Oui, tout à fait. Au fes­ti­val Art So­nic, à Briouze, il y a deux ou trois ans, je crois. Donc vous connais­sez le pu­blic de l’Orne et son cô­té très gé­né­reux.

Oui. Ça fait long­temps que l’on ne s’est pas re­vus (rires). On a dé­jà par­ta­gé des choses. Est-ce que vous avez pré­vu un truc spé­cial pour les Bi­choi­se­ries ?

Vu qu’on a tra­vaillé sur l’al­bum, on est par­ti sur le même live que l’an­née der­nière sur les deux pre­miers al­bums. Mais, par contre, on a ajou­té dans ce live quelques ex­clu­si­vi­tés, des mor­ceaux que l’on va jouer pour la pre­mière fois sur scène. Ça va être, pour nous, la meilleure fa­çon de tes­ter ces mor­ceaux.

Pro­pos recueillis par Tho­mas Gour­lin

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