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L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

L’Union des or­ga­ni­sa­tions de pro­duc­teurs de lait AOP s’est po­si­tion­née contre cette men­tion sur les boîtes de Ca­mem­bert.

C’est la brouille du mo­ment entre pro­duc­teurs et in­dus­triels. Dans les rayons, on a pu voir des « Fa­bri­qué en Normandie ». « L’union s’est po­si­tion­née contre. C’est une vio­la­tion d’image et une usur­pa­tion de la Normandie. La men­tion « Ca­mem­bert de Normandie » im­plique le res­pect d’un ca­hier des charges pré­cis à l’in­verse de l’autre », ex­plique Be­noit Du­val, pré­sident de l’Union des or­ga­ni­sa­tions de pro­duc­teurs de lait AOP.

Consé­quence ou pas de cette mé­dia­ti­sa­tion, le ton­nage de Ca­mem­bert de Normandie com­mer­cia­li­sé en 2016 est en hausse de 10,7 %. Les fa­bri­ca­tions aug­mentent de 9,4 %.

Près de 55 mil­lions de litres de lait ont été mis en oeuvre (100 % lait cru). « Après une grosse chute en 2006-2007, il est de re­tour en pleine forme », s’en­thou­siasme Be­noit Du­val. Ce der­nier voit dans ses chiffres « une prise de conscience des consom­ma­teurs ».

Par ailleurs, les fa­bri­ca­tions et ventes de Pont-l’évêque et de Li­va­rot sont en baisse : 0,5 % pour le pre­mier et 1,8 % pour le se­cond.

« Dé­fendre les pro­duc­teurs »

L’Union des or­ga­ni­sa­tions de pro­duc­teurs de lait AOP re­groupe, de­puis 1996, l’en­semble des pro­duc­teurs de lait AOP : cinq or­ga­ni­sa­tions de pro­duc­teurs et des as­so­cia­tions, des pro­duc­teurs-trans­for­ma­teurs fer­miers, des pro­duc­teurs de lait in­dé­pen­dants et des co­opé­ra­teurs dont le lait est des­ti­né à la fa­bri­ca­tion des AOP Ca­mem­bert de Normandie, Pont-l’Evêque et Li­va­rot.

Elle compte 530 pro­duc­teurs sur trois dé­par­te­ments nor­mands. Ses ob­jec­tifs no­tam­ment : « Dé­fendre les pro­duc­teurs AOP et dé­ve­lop­per la fi­lière », ex­plique Be­noit Du­val, pré­sident de l’Union des or­ga­ni­sa­tions de pro­duc­teurs de lait AOP, et ins­tal­lé à Sainte-Ho­no­rine-la-Guillaume.

« Il faut rap­pe­ler qu’on su­bit la crise de­puis plu­sieurs an­nées. En 2016, 6 % de fermes lai­tières ont dis­pa­ru. »

De­puis le 1er mai, ces pro­duc­teurs ont obli­ga­tion de veiller à ce qu’au moins la moi­tié des vaches du trou­peau soit de race Nor­mande. « Un choix de pro­duc­tion et une nor­man­di­sa­tion des trou­peaux qui ap­portent une va­leur ajou­tée », ajoute Be­noit Du­val.

M.T.

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