Une ré­forme pour pal­lier le manque de mé­de­cins du tra­vail

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

De nou­velles règles vont leur ap­por­ter un peu d’air. Les membres de l’As­so­cia­tion de san­té au tra­vail in­ter­en­tre­prises de Flers (l’As­tif) se sont réunis mar­di 4 juillet pour te­nir leur as­sem­blée gé­né­rale.

Comme pour n’im­porte quelle as­so­cia­tion, et même si celle-ci s’oc­cupe de la mé­de­cine du tra­vail à Flers et ses en­vi­rons, une as­sem­blée gé­né­rale est, d’abord, l’oc­ca­sion de faire le point sur l’ac­ti­vi­té de l’as­so­cia­tion l’an pas­sé.

« Sur 2016, l’ac­ti­vi­té est constante par rap­port à 2015. Nous sui­vons 16 535 sa­la­riés, y com­pris en comp­tant ceux du sec­teur de La Ferté-Ma­cé que nous avions ré­cu­pé­ré en 2015 à la de­mande de la Direccte, la Di­rec­tion ré­gio­nale des en­tre­prises, de la concur­rence, de la consom­ma­tion, du tra­vail et de l’em­ploi », in­dique Phi­lippe Pas­cual, pré­sident de l’As­tif.

En 2015, l’As­tif avait in­té­gré 2 500 sa­la­riés dans sa zone.

Sur un plan ad­mi­nis­tra­tif, l’As­tif a vu son agré­ment re­nou­ve­lé pour une du­rée de cinq ans.

Des em­bauches

Au cours de la réunion, une pe­tite nou­veau­té a été évo­quée. Phi­lippe Pas­cual ex­plique en quoi consiste cette nou­velle dis­po­si­tion lé­gale : « Pour pal­lier le manque de mé­de­cins du tra­vail, une nou­velle ré­forme pré­voit la créa­tion d’équipes plu­ri­dis­ci­pli­naires qui in­tègrent des in­fir­miers et des In­ter­ve­nants en pré­ven­tion des risques pro­fes­sion­nels (aus­si nom­mé, dans le jar­gon, IPRP).

C’est dans ce cadre que nous avons, au pre­mier jan­vier 2016, em­bau­ché une troi­sième in­fir­mière.

En fin d’an­née, on em­bau­che­ra un troi­sième IPRP ».

La dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale ne touche pas que la mé­de­cine gé­né­rale.

Une si­tua­tion que le pré­sident de l’As­tif dé­plore : « On de­vrait trou­ver des mé­de­cins mais nous n’en avons pas. Les mé­de­cins qui res­tent ont de plus en plus de sa­la­riés à suivre. Grâce à cette ré­forme, les in­fir­miers res­te­ront sous la res­pon­sa­bi­li­té des mé­de­cins. Mais nous al­lons sou­la­ger les mé­de­cins en aug­men­tant, pour cer­taines ca­té­go­ries de pro­fes­sion­nels, la pé­rio­di­ci­té des vi­sites ».

Des pa­tho­lo­gies dé­pis­tées

Par son cô­té gra­tuit pour le sa­la­rié et son cô­té uni­ver­sel, la mé­de­cine du tra­vail est, par­fois, le seul lieu de san­té que cer­tains vi­sitent.

« Cer­tains sa­la­riés ne vont ja­mais chez le mé­de­cin. Du coup, ils dé­couvrent des pa­tho­lo­gies grâce à nous.

En 2016, presque 300 pa­tho­lo­gies ont été dé­pis­tées chez nous », dé­taille Phi­lippe Pas­cual. Ain­si, c’est au­tant de per­sonnes qui ont pu ap­prendre qu’elles étaient ma­lades et, par consé­quent, en­ta­mer une dé­marche de soin.

Phi­lippe Pas­cual, pré­sident de l’As­tif, l’As­so­cia­tion de san­té au tra­vail in­ter­en­tre­prises de Flers.

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