Un hé­li­co­ptère pour sur­veiller le ré­seau élec­trique du bo­cage

Pour re­pé­rer les éven­tuels dé­fauts ou les zones à éla­guer en prio­ri­té sur les quelque 15 500 km de ré­seau élec­trique de l’Orne, Enedis a re­cours aux ser­vices d’Air Tou­raine et de ses hé­li­co­ptères. L’un d’eux a sur­vo­lé le bo­cage, ces der­niers jours.

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE -

Vous l’avez peut-être aper­çu en train de sur­vo­ler la ré­gion de Flers, à basse al­ti­tude. Un hé­li­co­ptère de l’en­tre­prise Air Tou­raine est char­gé d’ins­pec­ter les lignes élec­triques du bo­cage pour le compte d’Enedis (exERDF) qui gère le ré­seau d’élec­tri­ci­té en France.

L’équi­page a pour mis­sion de re­le­ver les dé­fauts sur les lignes et de dé­fi­nir les en­droits à éla­guer en prio­ri­té. Ce­la per­met à Enedis de pré­voir les tra­vaux à ve­nir sur le ré­seau pour conti­nuer à ga­ran­tir une bonne dis­tri­bu­tion du cou­rant aux foyers de l’Orne.

Plus de 250 km de lignes par jour

Si Enedis a re­cours aux ser­vices d’un hé­li­co­ptère, c’est que les éven­tuelles ano­ma­lies sont plus fa­ci­le­ment dé­tec­tables du ciel. Et sur­tout, ce dis­po­si­tif per­met de sur­veiller 250 à 300 km de lignes par jour « même dans les lieux ac­ci­den­tés et dif­fi­ci­le­ment ac­ces­sibles. En com­pa­rai­son, un agent à pied ins­pecte 30 km de ré­seau par jour », sou­ligne Enedis.

Cette mis­sion est as­su­rée par des pro­fes­sion­nels qui connaissent par­fai­te­ment le ré­seau de dis­tri­bu­tion d’élec­tri­ci­té. Dans l’Orne, les quelque 15 500 km de lignes sont sur­vo­lés en moyenne une fois tous les trois ans.

« Il y a en moyenne 11 clients par ki­lo­mètre de ligne », ex­plique Vian­ney Le­cointre, dé­lé­gué ter­ri­to­rial Enedis pour l’Orne. Ce qui est peu. En ef­fet, le dé­par­te­ment se ca­rac­té­rise par une faible den­si­té de po­pu­la­tion et un ha­bi­tat par­ti­cu­liè­re­ment dis­per­sé. « Nous avons beau­coup de lignes pour ali­men­ter tout le monde », ajoute Vian­ney Le­cointre. Au­tant que dans le Cal­va­dos, pour­tant deux fois plus peu­plé. De plus, dans le bo­cage, il y a beau­coup d’arbres. « L’éla­gage est es­sen­tiel pour la qua­li­té de dis­tri­bu­tion du cou­rant », constate le dé­lé­gué ter­ri­to­rial.

L’équi­page d’Air Tou­raine re­lève tous les en­droits où la vé­gé­ta­tion peut en­dom­ma­ger les lignes mais pas seule­ment. Ces pro­fes­sion­nels aguer­ris sont ca­pables de voir un dé­faut sur une at­tache, qui peut-être oxy­dée par exemple, un iso­la­teur cas­sé… au­cun dé­tail ne leur échappe. En moyenne, deux ano­ma­lies sont re­pé­rées tous les 3 km. L’ap­pa­reil s’ap­proche jus­qu’à 5 m de la ligne pour ce genre de mis­sion.

Un équi­page de trois per­sonnes

L’équi­page d’Air Tou­raine se com­pose de trois per­sonnes : le pi­lote de l’hé­li­co­ptère, un na­vi­ga­teur qui va s’as­su­rer de la sé­cu­ri­té à bord de l’ap­pa­reil et au sol, et un ob­ser­va­teur qui est char­gé de ré­per­to­rier toutes les ano­ma­lies. Elles sont trans­mises à Enedis avec pho­tos et co­or­don­nées GPS. Les équipes au sol peuvent en­suite in­ter­ve­nir pour éla­guer ou ré­pa­rer.

Les hé­li­co­ptères d’Air Tou­raine peuvent aus­si être ap­pe­lés en ur­gence par Enedis, après des in­tem­pé­ries ex­cep­tion­nelles par exemple.

Au­tant d’ef­forts qui per­mettent aux foyers de l’Orne de bé­né­fi­cier d’une bonne qua­li­té de la dis­tri­bu­tion du cou­rant, as­sure Vian­ney Le­cointre.

M. M.

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