Jean-Ma­rie Ver­cruysse, can­di­dat de la ru­ra­li­té or­naise

Jean-Ma­rie Ver­cruysse, maire d’Aube, vice-pré­sident de la Cdc des Pays de L’Aigle, pré­sident du PETR des pays d’Ar­gen­tan, d’Auge et d’Ouche et pré­sident des Maires ru­raux de l’Orne, a an­non­cé sa can­di­da­ture aux élec­tions sé­na­to­riales de sep­tembre pro­chain

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE -

D’em­blée, Jean-Ma­rie Ver­cruysse as­sure que « [sa] can­di­da­ture n’a rien d’op­por­tu­niste » et qu’elle n’est en au­cun cas liée au fait que l’ac­tuel sé­na­teur de l’Orne Jean-Claude Le­noir (Les Ré­pu­bli­cains) a dé­ci­dé de ne pas se re­pré­sen­ter. « Je m’y pré­pa­rais de­puis plu­sieurs mois », af­firme-t-il.

Une can­di­da­ture qui s’ins­crit dans « [son] en­ga­ge­ment pour les col­lec­ti­vi­tés et les élus de­puis 2001 » avec « l’en­vie de mettre, au­jourd’hui, cette ex­pé­rience au ser­vice de tous » et en pre­mier lieu de la ru­ra­li­té. « Nous sommes les MacGy­ver sou­vent ou­bliés de la Ré­pu­blique. On fait tout avec pas grand-chose. On vient nous cher­cher au mo­ment des par­rai­nages et après, plus rien. La ru­ra­li­té or­naise a be­soin d’une voix forte au Sé­nat », as­sure Jean-Ma­rie Ver­cruysse qui sou­haite donc de­ve­nir cette voix. « Les an­nées qui s’an­noncent vont être dif­fi­ciles mais elles se­ront ca­pi­tales. On a lou­pé un cer­tain nombre de choses par le pas­sé, il faut main­te­nant prendre les bons vi­rages et ne pas man­quer, par exemple, la ré­vo­lu­tion nu­mé­rique ». Pe­tite pierre dans le jar­din d’en face…

Il es­time aus­si urgent de faire une pause dans les ré­formes ter­ri­to­riales afin de per­mettre aux élus de di­gé­rer les deux vagues de fu­sion qu’ils ont vé­cues ces der­nières an­nées, voire le cas échéant d’amen­der cer­taines dis­po­si­tions lé­gis­la­tives. Pas ques­tion pour au­tant de vivre dans le pas­sé. Le can­di­dat au Sé­nat l’af­firme haut et fort, la ru­ra­li­té bouge, in­nove, s’adapte, se re­nou­velle. Elle ne re­fuse pas les chan­ge­ments. Sa sup­pléante, Hé­lène Obis­sier, maire dé­lé­guée d’Ori­gny-le-Bu­tin, com­mune qui s’est re­grou­pée avec d’autres pour for­mer la com­mune nou­velle de Bel­fo­ret-en-Perche, se­rait re­pré­sen­ta­tive de cette « ru­ra­li­té vi­vante et mo­derne qui sait s’adap­ter et mettre son ego de cô­té pour le bien com­mun ». Une « Ru­ra­li­té avec un grand R ». Celle qu’il veut dé­fendre. C’est jus­te­ment ce qui a convain­cu Hé­lène Obis­sier de l’ac­com­pa­gner dans cette ac­tion. « J’ai re­trou­vé chez lui des choses qui m’im­por­taient. Une vraie force de convic­tion et un en­ga­ge­ment qui n’étaient pas au ser­vice d’une am­bi­tion per­son­nelle mais du territoire ». Tacle de bonne guerre.

Cen­triste de­puis tou­jours, Jean-Ma­rie Ver­cruysse a de­man­dé l’in­ves­ti­ture de La Ré­pu­blique En Marche ! parce que « la ru­ra­li­té n’est ni de droite ni de gauche et qu’il est obli­ga­toire de tra­vailler en­semble », rap­pe­lant d’ailleurs que c’est « ce qu’on fait dé­jà dans les conseils mu­ni­ci­paux et les conseils com­mu­nau­taires ». Mais faire par­tie de la ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle ne l’em­pê­che­ra pas, pro­met-il, de « gar­der une pa­role libre ».

Le can­di­dat tient à pré­ci­ser qu’il reste « fi­dèle à ses idées et à ses en­ga­ge­ments, ce­la ne doit faire au­cun doute dans l’es­prit des élec­teurs ». Et pas ques­tion d’avoir deux dis­cours, un pa­ri­sien et l’autre or­nais. « Je m’y en­gage ».

S’il est élu au Sé­nat, Jean-Ma­rie Ver­cruysse dé­mis­sion­ne­ra de son man­dat de maire mais res­te­ra au con­seil mu­ni­ci­pal d’Aube.

« Nous sommes les MacGy­ver de la Ré­pu­blique » Force de convic­tion et en­ga­ge­ment

Vé­ro­nique Cou­vret

Jean-Ma­rie Ver­cruysse et sa sup­pléante Hé­lène Obis­sier

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