« J’ai fait mon pre­mier don du sang »

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS -

De­puis un mo­ment dé­jà je vou­lais moi aus­si don­ner mon sang, mo­ti­vée par l’idée que ce geste al­truiste puisse sau­ver des vies et ré­pon­dant à un ap­pel pour sa­tis­faire de réels be­soins.

Je me lance, dé­ci­dée à faire le « grand saut » non sans une cer­taine ap­pré­hen­sion. Il est 15 h 15 en ce jour de juillet au mar­ché cou­verte. C’est ou­vert de­puis un quart d’heure et une di­zaine de per­sonnes sont pré­sentes.

Je me place dans la file d’at­tente à l’ac­cueil-se­cré­ta­riat, où un mon­sieur me de­mande une pièce d’iden­ti­té (pour le pre­mier don), ins­crit mon iden­ti­té dans un or­di­na­teur et me re­met la fiche du don­neur, ain­si qu’un ques­tion­naire mé­di­cal.

Un exa­men de 10 mi­nutes

Ce do­cu­ment de deux pages rec­to-ver­so prend en­vi­ron un quart d’heure à com­plé­ter. As­sise à une table où se trouvent bis­cuits, eau et jus de fruit (il faut boire en­vi­ron 50 cl avant le don), je com­mence donc à com­plé­ter le do­cu­ment avant de m’en re­mettre en­suite à un en­tre­tien mé­di­cal avec une doc­to­resse.

Un exa­men dans un en­droit iso­lé et confidentiel d’une du­rée de 10 mi­nutes en­vi­ron.

Le mar­ché cou­vert est trans­for­mé un peu en hô­pi­tal de campagne, au centre 4 ou 5 tables de soins et des in­fir­mières di­plô­mées d’État at­ten­tives aux don­neurs qui se pré­sentent à elles.

Je me di­rige vers l’une d’elle qui me fait signe que la place est libre. Trop tard pour re­cu­ler, je tends mon bras gauche, mais il faut sa­voir que l’on a aus­si la pos­si­bi­li­té de choi­sir le bras.

Al­lon­gée confor­ta­ble­ment, je lui re­mets la fiche du don­neur où se trouve des­sus une mul­ti­tude de vi­gnettes qui fe­ront plus tard la tra­ça­bi­li­té de ma poche de sang.

Après quelques ma­ni­pu­la­tions, elle m’ins­talle le gar­rot, ses gestes sont sûrs, elle maî­trise par­fai­te­ment le ma­té­riel, je ne sens même pas l’ai­guille en­trée dans ma veine.

La poche sur un pla­teau à mes cô­tés se rem­plit dou­ce­ment pen­dant 10 à 15 mi­nutes. L’acte n’est pas dou­lou­reux. Voi­là, c’est dé­jà fi­ni. On m’a pré­le­vé 450 ml (c’est entre 450 à 480 ml se­lon la mor­pho­lo­gie du don­neur), sans que je ne sente rien.

Un pan­se­ment est ap­po­sé sur mon bras, je vais le gar­der deux heures. Je m’as­sois sur le bord de la table avant de chan­ger de po­si­tion sans brus­que­rie.

Col­la­tion et goû­ter

Je suis en­suite in­vi­tée dans la pièce d’à cô­té prendre une col­la­tion/goû­ter, obli­ga­toire, afin de re­prendre quelques forces et s’hy­dra­ter. Des bé­né­voles de la croix rouge sont là, très ac­cueillants et sou­riants.

Au­tour de moi plu­sieurs don­neurs sont là, on a tous un point com­mun : un pan­se­ment blanc au bras, signe dis­tinc­tif de la « sa­tis­fac­tion de l’acte ».

Je me rends compte en ob­ser­vant les lieux de­puis un mo­ment que beau­coup se connaissent, des ha­bi­tués qui se re­trouvent aux dates de col­lecte, il y a un échange entre le per­son­nel mé­di­cal, les mé­de­cins et les don­neurs.

Ce jour-là, il y avait d’ailleurs sept nou­veaux don­neurs pour un to­tal de 74 dons dans la jour­née. Après m’être res­tau­rée, on me de­mande si tout va bien, je confirme, je suis donc au­to­ri­sée à par­tir. Je me de­mande en­core pour­quoi j’ai at­ten­du si long­temps avant de faire ce pre­mier pas, mais une chose est cer­taine, je re­vien­drai !

Pra­tique : pro­chain don du sang à Con­dé-sur-Noireau le 19 septembre 2017 à 15 h. Con­tact, EFS Caen 02 32 53 53 53.

Notre correspondante, Lau­rence Du­rand, en haut à gauche, fait le ré­cit de son pre­mier don du sang.

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