L’an­glais est une langue de com­mu­ni­ca­tion in­con­tour­nable

An­cienne pro­fes­seur d’an­glais, Fran­çoise Bri­son conti­nue d’en­sei­gner la langue de Sha­kes­peare avec des cours ou­verts à toutes et tous les adultes.

L'Orne Combattante (FL) - - ATHIS ET SON PAYS -

Pré­si­dente du co­mi­té de ju­me­lage avec Bro­myard, Fran­çoise Bri­son, est aus­si une an­cienne pro­fes­seur d’an­glais. Elle a en­sei­gné pen­dant 21 ans au ly­cée des An­daines, à La Ferté-Ma­cé.

Pour elle, il était donc na­tu­rel de pro­po­ser des cours aux adultes dé­si­reux de se per­fec­tion­ner, ou tout sim­ple­ment ap­prendre.

« Il y a des per­sonnes qui ont to­ta­le­ment ou­blié ce qu’ils avaient ap­pris au col­lège et qui ont en­vie de s’y re­mettre au­jourd’hui par be­soin. Parce qu’ils ont en­vie de pro­fi­ter de leur re­traite pour voya­ger. L’an­glais est au­jourd’hui une langue pri­mor­diale pour com­mu­ni­quer. L’avan­tage avec cette langue c’est qu’on peut s’ex­pri­mer en très peu de mots. La seule grande dif­fi­cul­té, c’est la pro­non­cia­tion. L’ac­cent, on l’a ou on ne l’a pas. Mais si vous n’ar­ri­vez pas à pro­non­cer les mots cor­rec­te­ment, on ne vous com­pren­dra pas ! in­siste Fran­çoise Bri­son, avant d’ajou­ter : la maî­trise est un tra­vail très per­son­nel ! »

Le pu­blic qui as­siste aux cours d’an­glais est es­sen­tiel­le­ment com­po­sé d’adultes dont une par­tie a dé­cro­ché de­puis sa sor­tie du mi­lieu sco­laire.

« Les membres de mes cours ont entre 30 et 75 ans, mais il y a beau­coup de quin­qua­gé­naires et de nou­veaux re­trai­tés pour les rai­sons évo­quées pré­cé­dem­ment. Ce sont sur­tout les femmes qui fré­quentent mes cours. Il y a très peu d’hommes. Il y a aus­si des ma­mans qui veulent ré­ap­prendre l’an­glais afin d’ai­der leurs en­fants au col­lège. »

Faire par­ler tout le monde !

La pro­fes­sion des par­ti­ci­pants est très va­riée. « On trouve de tout » dit Fran­çoise Bri­son, dont les élèves sont do­mi­ci­liés dans un rayon d’une quin­zaine de ki­lo­mètres au­tour d’Athis.

Les élèves sont clas­sés par quatre ni­veaux : ce­la va du grand dé­bu­tant au cours de conver­sa­tion.

Chaque cours dure une heure par se­maine, et même un peu plus. Le tra­vail se fait dans la bonne hu­meur.

Cette an­née, Fran­çoise Bri­son, sou­haite re­nou­ve­ler une ex­pé­rience qu’elle avait tes­tée en 2014 et qui avait bien fonc­tion­né. Il s’agit d’or­ga­ni­ser un Ca­fé an­glais, qui re­groupe ses élèves et des su­jets bri­tan­niques qui vivent dans le sec­teur.

« Le but c’est de faire par­ler tout le monde en an­glais ! »

Le pre­mier Ca­fé an­glais avait re­grou­pé une tren­taine de per­sonnes.

Fran­çoise Bri­son, à droite, avec deux de ses élèves dé­bu­tants.

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