Les éco­lo­gistes s’in­quiètent des res­sources en eau po­table

Les membres du Gr. En (groupe environnement) de Flers s’in­quiètent de la dis­pa­ri­tion de zones hu­mides et des consé­quences di­rectes sur la res­source en eau po­table.

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

La ré­cente dis­pa­ri­tion d’un ter­rain hu­mide à Ber­jou, par­cou­ru par deux ruis­seaux, au lieu-dit les Cours, fait ré­agir les membres du Gr. En (groupe environnement de Flers) af­fi­lié au Grape de Nor­man­die (grou­pe­ment ré­gio­nal des as­so­cia­tions de pro­tec­tion de l’environnement).

« Ce ter­rain pro­té­geait et ré­gu­lait le point de cap­tage en eau po­table de la com­mune. Comme une éponge, cette zone hu­mide consti­tuait une ré­serve pour les pé­riodes de sé­che­resse » disent les re­pré­sen­tants du Gr. En. Ces der­niers ont éga­le­ment consta­té la même chose sur le ter­ri­toire de la com­mune de Ban­vou. Suite à ces com­por­te­ments des ex­ploi­tants agri­coles de ces terres, le GR.En a aler­té Le pré­fet de l’Orne pour que ce der­nier or­donne la re­mise en état ini­tial. À ce jour, au­cune ré­ponse du re­pré­sen­tant de l’État.

Les ana­lyses sont bonnes

« La politique agri­cole com­mune in­cite les agri­cul­teurs à ga­gner un peu plus de sur­face au mé­pris du main­tien des haies, des arbres, des ta­lus et des zones hu­mides. La com­mune de Ber­jou, comme beau­coup d’autres, voit au­jourd’hui son pay­sage bou­le­ver­sé » pour­suivent ces der­niers.

Contac­té, Di­dier Vie­ce­li, maire de Ber­jou a don­né son point de vue sur ce sujet.

« Lorsque j’ai été mis au cou­rant, j’ai aler­té la chambre d’agri­cul­ture le 13 juin pour sa­voir ce qu’il en était. L’ex­ploi­tant agri­cole a en ef­fet sup­pri­mé une zone hu­mide mais celle-ci se si­tue en de­hors du pé­ri­mètre rap­pro­ché pé­ri­phé­rique grand d’une di­zaine d’hec­tares et en de­hors de la zone pro­té­gée d’un hec­tare et de­mi au sein de la­quelle il y a les deux points de cap­tage d’eau de la com­mune. Ber­jou est in­dé­pen­dante pour sa consom­ma­tion d’eau po­table sur la par­tie haute de son ter­ri­toire. La par­tie basse, (NDLR : celle du lieu-dit Cam­ber­court), n’est pas concer­née parce que tech­ni­que­ment im­pos­sible. La com­mune maî­trise la fré­quence de cap­tage et jus­qu’à pré­sent, les ana­lyses de qua­li­té de l’eau, ef­fec­tuées tous les quinze jours, ne ré­vèlent rien d’anor­mal. Les fluc­tua­tions re­le­vées sont tou­jours lar­ge­ment en des­sous des maxi­mums au­to­ri­sés. Ce qui me ras­sure pour la zone hu­mide en ques­tion, c’est que l’ex­ploi­tant a se­mé de l’herbe. Par ailleurs, l’hy­dro­logue de Fers Ag­glo qui suit le dos­sier m’a as­su­ré qu’il n’y avait pas de dan­ger et que les eaux plu­viales de cette par­celle se dé­versent en de­hors de notre zone de cap­tage. Pour ce qui est de notre nappe phréa­tique, grâce à notre ges­tion de pom­page, elle est en train de se re­cons­ti­tuer et jus­qu’à pré­sent nous n’avons ja­mais man­qué d’eau dont la qua­li­té est tou­jours sa­tis­fai­sante. »

Per­son­nel­le­ment, Di­dier Vie­ce­li se dit ras­su­ré que des as­so­cia­tions éco­lo­giques, telles que le Gr. En et l’AEVN (as­so­cia­tion environnement val­lée du Noi­reau) sur­veillent ré­gu­liè­re­ment ce qui se passe dans la ré­gion de­puis que le mode d’agri­cul­ture a chan­gé.

« Elles font du bon tra­vail de sur­veillance et heu­reu­se­ment qu’elles sont là pour nous aler­ter lorsque quelque chose ne va pas ! » sou­ligne le maire de Ber­jou. G.V.

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