In­croyable élan de gé­né­ro­si­té pour ai­der un couple vic­time d’un in­cen­die

C’est un for­mi­dable élan de so­li­da­ri­té. Après l’in­cen­die de son lo­ge­ment, un couple de Saires-la-Ver­re­rie a re­çu de l’aide et des dons.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bcocage et Suisse normande - Tho­mas Gour­lin

Qui a dit que notre so­cié­té de­ve­nait égoïste et que l’in­di­vi­dua­lisme était la va­leur maî­tresse de notre époque ?

À Saires-la-Ver­re­rie, les faits ont de quoi faire men­tir les pes­si­mistes les plus che­vron­nés. Un couple et ses quatre en­fants, tou­chés par un in­cen­die, ont bé­né­fi­cié d’un in­croyable élan de gé­né­ro­si­té spon­ta­née.

Mar­di 27 oc­tobre, vers 21 h, Fred­dy De­nis et Au­ré­lie Va­zeux ont presque tout per­du dans l’in­cen­die de leur mai­son, si­tuée à Saires-la-Ver­re­rie et ache­tée trois mois plus tôt.

D’après les pre­mières consta­ta­tions de l’expert, le feu au­rait pris, à l’étage, à cause d’un court-cir­cuit.

« Nous avons per­du tout ce qu’il y avait en haut de la mai­son et dans les chambres des en­fants. Les ar­moires, les lits, les jouets, les vê­te­ments… Tout de suite, des voi­sins sont ve­nus pour m’ai­der à sor­tir un maxi­mum de choses », se sou­vient Fred­dy De­nis.

« Al­lez faire vos pa­piers, on gère »

Le soir du si­nistre, la fa­mille a été ac­cueillie chez la soeur de Fred­dy De­nis. « Les as­su­rances nous pro­po­saient d’al­ler à l’hô­tel quelques jours le temps de re­trou­ver un lo­ge­ment », ra­conte Fred­dy De­nis. Tout de suite, la so­li­da­ri­té s’est or­ga­ni­sée, presque de ma­nière spon­ta­née.

Le maire du vil­lage, Char­ly Le­te­trel, a pris les choses en main : « Le maire nous a dit : « al­lez faire vos pa­piers, on gère » ».

Les amis, la fa­mille, les voi­sins ont fait leur pos­sible pour fa­ci­li­ter la vie de cette fa­mille si­nis­trée. Une proche de Fred­dy De­nis a même pos­té un mot sur la page Fa­ce­book de L’Orne Com­bat­tante pour trou­ver des vê­te­ments.

« Des voi­sins, des ha­bi­tants du vil­lage, des amis, de la fa­mille nous ont don­né beau­coup de choses comme une ar­moire, des ma­te­las, des jouets, des chaus­sures, des vê­te­ments », énu­mère Fred­dy De­nis.

« Nous avons main­te­nant plein de sacs de vê­te­ments. Il y a même des choses qui sont ve­nues d’Athis, de Flers et de Thu­ry-Har­court. Le club de rugby de Flers a don­né des af­faires et ils ont fait un don », pour­suit Fred­dy De­nis.

« La mai­son fa­mi­liale et ru­rale de Poin­tel, où je tra­vaille, nous a of­fert des cou­ver­tures », ajoute Au­ré­lie Va­zeux.

Tou­ché, un ad­joint de Sai­res­la-Ver­re­rie, Marc De­nis, leur a même prê­té une mai­son dont il avait hé­ri­té.

« A une de­mi-heure près, la mai­son n’était plus ha­bi­table. J’avais pré­vu d’ins­tal­ler une pompe à cha­leur et on de­vait en­le­ver la cui­si­nière à bois », re­marque Marc De­nis.

Dé­sor­mais, ils tentent de re­prendre le cours nor­mal de leur vie dans cette ha­bi­ta­tion au lieu-dit Le Jar­din, dans le même vil­lage. Leurs pro­jets ne sont pas en­core ar­rê­tés, no­tam­ment parce qu’ils doivent at­tendre l’avis des ex­perts et des as­su­rances.

Les en­fants, En­zo, Dy­lan, Zoé et Lo­rianne, vont main­te­nant pou­voir, pro­gres­si­ve­ment, re­prendre des ha­bi­tudes. « On es­saie de leur ex­pli­quer comme on peut. Mais ils sont un peu per­dus. Par exemple, En­zo, qui a 4 ans, cherche son ar­moire et ses jouets »

Gra­ti­tude

Face à cet élan for­mi­dable de gé­né­ro­si­té dont ils étaient le centre, Fred­dy De­nis et Au­ré­lie Va­zeux n’ont pas de mots as­sez forts pour ex­pri­mer leur gra­ti­tude : « On re­mer­cie tout le monde. On ne s’at­ten­dait pas à ça. Nous étions abat­tus et ça nous a re­don­né de l’éner­gie. Ça fait chaud au coeur de voir les gens nous ai­der ».

Après l’in­cen­die de leur mai­son, fin oc­tobre, grâce à la so­li­da­ri­té de nom­breuses per­sonnes, Fred­dy De­nis et Au­ré­lie Va­zeux ont re­trou­vé le sou­rire.

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