L’ap­pel à l’aide des pro­prié­taires

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bcocage et Suisse normande - Pour les contac­ter par mail : Pour­no­tre­mai­son61@gmail.com.

Ils vou­laient cons­truire leurs mai­sons dans ce lo­tis­se­ment, près de la rue de Dom­front, à Flers, pour y voir gran­dir leurs en­fants. Leur pro­jet a tour­né au cau­che­mar lorsque le pro­mo­teur a dé­po­sé le bi­lan (lire notre édi­tion du 25 juin 2015).

Le chan­tier n’a ja­mais été ter­mi­né lais­sant quatre fa­milles dans l’im­passe. Ils sont pro­prié­taires de leurs mai­sons, dont ils ont ver­sé la qua­si-to­ta­li­té du prix, mais elles sont loin d’être ter­mi­nées. Ce­la fait 5 ans que ça dure.

En juin, la Ville, pour leur ve­nir en aide, a dé­ci­dé d’ac­qué­rir les par­celles res­tantes au­près du man­da­taire ju­di­ciaire pour via­bi­li­ser le ter­rain et ain­si rac­cor­der les mai­sons aux ré­seaux. Mais de­puis, « rien a bou­gé » dé­plorent les fa­milles qui de­vront par­ti­ci­per fi­nan­ciè­re­ment à cette opé­ra­tion.

Et plus le temps passe, plus leur si­tua­tion fi­nan­cière s’ag­grave. Leur prêts s’éche­lonnent de 750 € à 830 € pour un bien dont ils ne peuvent pas jouir et ils doivent payer un loyer à cô­té. « Plus ça va, plus on s’en­fonce », souffle l’un des mal­heu­reux pro­prié­taires.

Sur le plan ju­di­ciaire, l’af­faire n’avance plus non plus. « On ap­pelle nos avo­cats mais on ne peut plus les payer. Ils ne nous ré­pondent pas », tem­pête la voi­sine.

« Nous ne sa­vons plus vers qui nous tour­ner », souf­flen­tils. Les fa­milles ap­pellent à l’aide : « Si des gens peuvent nous conseiller ou si des ar­ti­sans ont des sur­plus de chan­tiers, même à moi­tié prix, nous sommes pre­neurs ».

Au­jourd’hui, les fa­milles ne peuvent plus at­tendre pour ha­bi­ter dans leurs mai­sons.

Les pro­prié­taires de ces mai­sons ap­pellent à l’aide.

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