D’im­por­tants tra­vaux ont dé­bu­té au ci­me­tière

L'Orne Combattante (SN) - - Tinchebray Et Son Pays -

Le jour de la Toussaint, les fa­milles sont ve­nues se re­cueillir sur les tombes de leurs proches. Le len­de­main, lun­di 2 no­vembre, jour des dé­funts, l’en­tre­prise Eif­fage et les em­ployés com­mu­naux tra­vaillaient ac­ti­ve­ment à la ré­no­va­tion du ci­me­tière. « C’est l’un des gros chan­tiers de ce man­dat, ex­plique le maire Ju­lien Sal­liot, il est consé­quent. On n’ima­gine pas ce que re­pré­sente un ci­me­tière, je l’ai dé­cou­vert une fois élu. C’est un lieu par­ti­cu­lier au­quel les gens sont très at­ta­chés. Ils y sont sen­si­bi­li­sés. Ils lui portent un res­pect que nous de­vons fa­vo­ri­ser. Dans cette pers­pec­tive, rien ne semble dé­me­su­ré ».

Confor­mi­té avec la lé­gis­la­tion

Pour cette vi­site de chan­tier après la pre­mière jour­née de tra­vaux, le maire est ac­com­pa­gné de deux des trois élus char­gés de la com­mis­sion « ci­me­tière ». « Nous avons sou­hai­té nous mettre en confor­mi­té avec la lé­gis­la­tion ac­tuelle. Au­jourd’hui, nous avons com­men­cé les tra­vaux de voi­rie et l’amé­na­ge­ment d’un es­pace ci­né­raire. Ces tra­vaux étaient utiles pour per­mettre un ac­cès com­plet à toutes les par­ties du ci­me­tière qui ne dis­po­sait que d’une al­lée cen­trale ».

En pa­ral­lèle, les em­ployés com­mu­naux ont ar­ra­ché la haie du cô­té gauche « on ne pou­vait même plus la qua­li­fier de haie, il y avait de la ronce, des trous, beau­coup de vé­gé­ta­tion in­dé­si­rable. Nous al­lons re­plan­ter une haie de char­mil­le, comme celle qui borde la route et qui se­ra en ac­cord avec nos es­sences lo­cales. Ils ont éga­le­ment abat­tu la vieille ca­bane en mau­vais état et vont en re­cons­truire une nou­velle »

Il y a de la de­mande

Du­rant la semaine, l’en­tre­prise Pes­chet vien­dra ins­tal­ler un co­lum­ba­rium, un jar­din du sou­ve­nir et des ca­vurnes « c’est de­ve­nu obli­ga­toire, chaque com­mune doit of­frir à ses ha­bi­tants des formes d’in­hu­ma­tions cor­res­pon­dant à leurs sou­haits. Nous au­rons donc, ici à Clairefougère, des es­paces pour les urnes ou bien pour re­cueillir les cendres et, en dis­cu­tant avec les gens, on sent qu’il y a de la de­mande »

La com­mune ne dis­po­sait pas de ca­veau com­mu­nal. Ce­lui-ci est de­ve­nu obli­ga­toire « il est pré­vu pour une sé­pul­ture pro­vi­soire, par exemple lors­qu’une fa­mille n’avait pas an­ti­ci­pé un deuil, ne pos­sède pas d’em­pla­ce­ment, alors la com­mune a l’obli­ga­tion de four­nir tem­po­rai­re­ment un ca­veau en at­ten­dant que les proches puissent avoir le leur ».

Il en est de même pour l’os­suaire com­mu­nal, « lorsque l’on fait re­le­ver des tombes, il est obli­ga­toire de conser­ver les os­se­ments dans un os­suaire com­mu­nal. Nous al­lons le faire cons­truire ».

Des tombes de­ve­nues dan­ge­reuses

Re­le­ver les tombes est de­ve­nu né­ces­saire dans la com­mune « quelques di­zaines de tombes sont concer­nées. Cer­taines sont de­ve­nues dan­ge­reuses, me­na­çant de s’écrou­ler. Il faut du temps, entre l’an­nonce et l’exé­cu­tion, il doit s’écou­ler 3 ans. Nous avons lan­cé les an­nonces après les élec­tions afin de pou­voir re­le­ver les tombes avant la fin du man­dat et ain­si avoir un pro­jet concré­ti­sé et fi­na­li­sé du­rant le man­dat »

Odile Don­nez, Jean-Paul Gos­se­lin et Ch­ris­tian Le­bau­dy, les élus char­gés de la com­mis­sion « ci­me­tière » planchent main­te­nant sur la ré­dac­tion du rè­gle­ment du ci­me­tière « il est lui aus­si obli­ga­toire et la com­mune n’en dis­po­sait pas ».

Qui l’eut cru ?

Avant leur élec­tion au­cun des élus n’ima­gi­nait « l’am­pleur de la tâche. Qui l’eut cru ? Et pour­tant, c’est pas­sion­nant la vie d’un ci­me­tière ! »

Jean-Paul Gos­se­lin l’a consta­té « pour les ha­bi­tants, l’état du bourg est im­por­tant, tout comme ce­lui du mo­nu­ment aux morts, si la com­mune en pos­sède un, et le ci­me­tière, il ne faut, en au­cun cas les né­gli­ger, c’est l’image même de la mu­ni­ci­pa­li­té »

La com­mune a fait une de­mande de sub­ven­tion au titre de la DETR (Do­ta­tion d’Equipement des Ter­ri­toires Ru­raux) et a ob­te­nu 30 % pour fi­nan­cer ces tra­vaux.

Odile Don­nez, Ju­lien Sal­liot et Jean-Paul Gos­se­lin sur le site pi­que­té du fu­tur jar­din du sou­ve­nir.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.