Les ré­ponses de Ber­trand à vos ques­tions

L'Orne Combattante (SN) - - Cinéma -

Si­mone de Li­vry

J’ai de­puis quelques an­nées, une pi­voine ar­bus­tive qui est ma­gni­fique. Ce­la fait deux ans en­vi­ron qu’elle fait des re­jets qui partent du pied et qui donnent des fleurs mais toutes simples, alors que le pied mère donne des pi­voines doubles et énormes. Je vou­drais sa­voir s’il faut cou­per les re­jets ou les lais­ser. Il faut sa­voir que les pi­voines ar­bus­tives sont gref­fées sur des pi­voines her­ba­cées. C’est pour ce­la que le sys­tème ra­ci­naire a pro­duit des dra­geons. Il faut donc les re­ti­rer et ce­la en ce mo­ment. Si­non, au bout d’un mo­ment, le porte-greffe va re­prendre le des­sus sur la pi­voine ar­bus­tive et il ne le faut sur­tout pas. A l’aide d’une gouge à as­perge, ar­ra­chez les dra­geons au fur et à me­sure qu’ils ap­pa­raissent. Ce n’est pas une si­tua­tion dra­ma­tique mais vous de­vez dé­sor­mais ré­agir si vous sou­hai­tez pré­ser­ver votre es­pèce.

Be­noît de Villers-Bo­cage

J’ai un pê­cher chez moi dont je viens de ré­col­ter les der­niers fruits. Le sou­ci c’est que je ne sais pas comment et à quel mo­ment je dois le tailler En Nor­man­die, ac­tuel­le­ment, on ré­colte les der­niers fruits sur les pê­chers de vigne. Nor­ma­le­ment, on ne taille pas les pê­chers mais, des spé­cia­listes pré­co­nisent sur les pê­chers de vigne, de rac­cour­cir d’un tiers les branches en ce mo­ment. Il est sage d’ap­pli­quer en­suite un baume ci­ca­tri­sant. Pour ma part, on ne taille pas les arbres à noyaux, parce que si­non, ils se mettent à fa­bri­quer de la gom­mose. Ce­pen­dant, vous pou­vez ré­duire quelques branches pour har­mo­ni­ser l’as­pect de l’arbre, ce­la se pra­tique uni­que­ment au mois d’août.

Mi­chel d’Ifs

Je vous joins une feuille de plante qui en­va­hit ma pe­louse. Y a-t-il un re­mède ? Aux vues d’une pe­tite feuille mi­nus­cule que vous m’avez en­voyée, il s’agit d’une Ra­nun­cu­lus, que l’on ap­pelle en fran­çais, une re­non­cule. C’est une plante bul­beuse donc, au mois de juin, pas­sez un désher­bant sé­lec­tif bio. Si ce­la n’est pas suf­fi­sant, re­nou­ve­lez l’opé­ra­tion au mois de sep­tembre. En ce mo­ment, à l’aide d’une gouge à as­perge, vous pou­vez pré­le­ver la mau­vaise herbe avec ses ra­cines et en­suite se­mer de la graine de pe­louse à sa place. Vous al­lez de­voir pa­tien­ter deux ans avant l’éra­di­ca­tion de cette plante.

Marc de So­liers

J’ai culti­vé des to­mates « To­tem » en pot. Les pieds sont morts mais il me reste des to­mates à moi­tié mures. Que puis-je en faire ? Cueillez les to­mates et dis­po­sez-les dans un ca­geot, re­cou­vertes d’une feuille de jour­nal. Pour celles qui res­tent in­con­som­mables, dis­po­sez-les dans un en­droit sec (cave, ga­rage) pour ré­cu­pé­rer les graines pour l’an­née pro­chaine. A par­tir de mars, vous pour­rez les pla­cer dans du ter­reau. Le To­tem est une va­rié­té spé­ciale pour les pots en ter­rasse. Il faut ce­pen­dant, les tu­teu­rer quand même et ar­ro­ser tous les deux jours.

Na­dine de Cam­bre­mer

Ma fille m’a of­fert pour mon an­ni­ver­saire, un Gin­seng. Il est dans un pe­tit pot avec les ra­cines en l’air. Quels con­seils pou­vez me don­ner pour en­tre­te­nir cette plante ? Comme sur la pho­to, vous al­lez la rem­po­ter dans un pot plus grand. At­ten­tion, vous de­vez mettre de la terre de bruyère au pied du Gin­seng. Les ra­cines res­tent en sur­face, il ne faut pas les en­ter­rer. C’est une pneu­ma­to­phore c’est-àdire que les ra­cines puisent dans l’air, les élé­ments nu­tri­tifs. En la­tin, le Gin­seng est un fi­cus mi­cro­car­pa. Pour le mo­ment, pla­cez votre plante au so­leil der­rière une baie, jus­qu’au prin­temps. Faites-le pi­vo­ter, une fois par semaine, d’un quart de tour. Va­po­ri­sez la plante avec de l’eau non-cal­caire, deux fois par semaine. L’ar­ro­sage se réa­lise une fois par semaine. Il y a tou­jours des feuilles qui tombent, ne vous in­quié­tez pas, ce n’est pas grave. Pen­dant l’été, met­tez votre plante der­rière un voi­lage. Ap­por­tez-lui de l’en­grais au mois de mai, trois ou quatre poi­gnets d’or brun.

Béa­trice de Bour­gué­bus

En ce mo­ment, les chry­san­thèmes dé­bordent des ma­ga­sins. Comment les en­tre­tient-on après l’achat ? Les chry­san­thèmes doivent être en­tre­te­nus car il s’agit d’une cul­ture dif­fi­cile. J’évite d’abor­der l’ébour­geon­nage, les va­po­ri­sa­tions, l’en­grais et les bou­tu­rages qui dé­marrent en fé­vrier. Mes con­seils s’ar­rê­te­ront aux chry­san­thèmes à pe­tites fleurs. Met­tez-les dans un pot plus grand, dans du ter­reau de rem­po­tage. Ar­ro­sez deux fois par semaine avec de l’eau et des en­grais li­quides. Lors­qu’ils fa­ne­ront, vous al­lez les ra­ti­boi­ser à 50 % de la tige et ren­trer la po­tée à l’abri du gel, dans un lieu non chauf­fé. Au mois de mars, vous pou­vez re­plan­ter en plaine terre et ad­vient ce qu’il ad­vient. Nor­ma­le­ment ils re­fleu­ri­ront. Les va­rié­tés les plus adap­tées pour votre jar­din sont les An­the­mis. Ce sont des chry­san­thèmes à pe­tites fleurs vi­vaces. Pour la pe­tite his­toire, le chry­san­thème fleu­rit en été. Pour le 1er no­vembre, les pro­fes­sion­nels al­ternent le jour et la nuit (c’est ce qu’on ap­pelle le Pho­to­pé­rio­disme du chry­san­thème) pour qu’ils fleu­rissent.

Vir­gi­nie de Ma­thieu

Une par­tie de ma pe­louse est rem­plie de cham­pi­gnons blancs. Estce pos­sible de trai­ter na­tu­rel­le­ment pour éra­di­quer ce phé­no­mène ? Je crois sa­voir que ce sont des Co­prins. Les Co­prins che­ve­lus sont co­mes­tibles mais il fau­drait au­pa­ra­vant vous rap­pro­cher d’un phar­ma­cien. Si c’est le cas, il faut les cueillir avant qu’ils ne s’ouvrent. Dans un pre­mier temps, je vous in­vite à les dé­gus­ter puis en­suite je vous pro­pose la for­mule sui­vante pour vous en dé­bar­ras­ser. Pre­nez de la chaux agri­cole et sau­pou­drez une fois par mois, dans les en­droits concer­nés. En mars, dis­per­sez du sul­fate de fer puis ra­tis­sez quelques jours plus tard, toute la pe­louse.

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