Pôle san­té : bien­tôt la té­lé­mé­de­cine

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - MT

Ou­vert le lun­di 2 no­vembre, le pôle san­té prend tran­quille­ment son rythme de croi­sière et am­bi­tionne de faire de la té­lé­mé­de­cine plus tard.

Mar­di ma­tin, 9 h. Le té­lé­phone de la se­cré­taire de l’ac­cueil ne cesse de son­ner. La salle d’at­tente des mé­de­cins gé­né­ra­listes est qua­si pleine.

Oui le pôle san­té qui a ou­vert le lun­di 2 no­vembre a trou­vé son pu­blic. « Et la struc­ture af­fiche presque com­plet avec une tren­taine de pra­ti­ciens pour une quin­zaine de pro­fes­sions », ex­plique Jacques Gau­din qui a sou­te­nu le pro­jet de­puis le dé­but en 2006.

Par­mi ces pro­fes­sion­nels de san­té, on trouve Au­ré­lien Du­jar­rier, jeune mé­de­cin gé­né­ra­liste, qui a pris la suc­ces­sion du Dr Jacques Gau­din il y a quelques mois.

« Je suis ve­nu car j’ai en­ten­du par­ler de l’ou­ver­ture du pôle san­té. Si­non je ne se­rai pas là. Ici, il y a de l’in­ter­ac­tion avec les pro­fes­sion­nels de san­té. On peut par­ler des pro­blèmes des pa­tients, on échange entre-nous », confie le mé­de­cin.

« Les nou­velles gé­né­ra­tions de­mandent à tra­vailler en équipe. Ils ont be­soin d’échanges », pour­suit Paul Chan­de­lier, maire de Thu­ryHar­court.

Pour ce­la, la struc­ture de 1 115 m2 dis­pose d’une ca­fé­té­ria pour créer du lien.

« Des ques­tions sur des pa­tients se sont ré­glées au­tour d’un ca­fé », ajoute Fran­çoise Hu­bert-Le­plin­gard, psy­cha­na­lyste.

« Le pro­jet a été lourd mais fi­nan­cé par des fonds pu­blics, rap­pelle Paul Chan­de­lier. Les oph­tal­mos et or­thop­tistes ont été convain­cus dès le dé­but. »

Le Sessad avec l’IME fait éga­le­ment par­tie du pôle. Tout comme la mé­de­cine du tra­vail.

« Ce­la a été notre che­val de ba­taille, si­non les sa­la­riés de­vaient faire plu­sieurs km. »

Seule pe­tite ombre au ta­bleau : les den­tistes, tou­jours pas ar­ri­vés.

« C’est pré­vu pour jan­vier », ras­sure Fran­çoise Hu­bertLe­plin­gard.

Le pôle san­té peut éga­le­ment s’ap­puyer sur le CHU de Caen. « Un par­te­na­riat entre pu­blic et pri­vé est as­sez rare en France. Nous al­lons pro­po­ser des consul­ta­tions avan­cées. Des chefs de ser­vices vien­dront une de­mi-jour­née par mois », note Jacques Gau­din.

Le pôle san­té ne manque pas d’am­bi­tion. « Avec l’ar­ri­vée pro­chaine de la fibre op­tique, nous pro­je­tons de pra­ti­quer de la té­lé­mé­de­cine en car­dio­lo­gie en lien avec le CHU de Caen. »

Les den­tistes

en jan­vier

Les pro­fes­sion­nels de san­té ont pris pos­ses­sion de leurs lo­caux de­puis le lun­di 2 no­vembre.

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