Vio­lence conju­gale : douze mois de pri­son et soins psy­cho­lo­giques

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse normande -

Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d’Ar­gen­tan a condam­né, mar­di, un homme de 29 ans à 12 mois de pri­son dont 6 mois avec sur­sis et une mise à l’épreuve du­rant deux ans pour vio­lences en­vers sa femme.

Les faits re­montent au 5 juillet der­nier. Pour­sui­vi pour vio­lences ayant en­traî­né une in­ca­pa­ci­té tem­po­raire de tra­vail (ITT), l’homme nie les faits à la barre. Ce­pen­dant, le cer­ti­fi­cat mé­di­cal éta­bli ce jour-là fait état d’ec­chy­moses à la cuisse droite et d’hé­ma­tome au­tour de l’oeil. « Je gueule mais je ne suis pas violent. On était en train de dé­mé­na­ger, je ne sais pas ce qu’il s’est pas­sé ».

L’épouse a, quant à elle, ex­pli­qué que ce ma­tin-là, elle avait trou­vé des traces noires sur le sol. Son ma­ri lui avait alors de­man­dé de les net­toyer. C’est lors­qu’elle était à ge­noux qu’il lui avait « don­né des coups de pieds à la hanche et à la cuisse. Puis il l’avait ti­ré par les che­veux du cou­loir jus­qu’à la chambre dans la­quelle il lui a as­sé­né des coups de poing. Je suis frap­pée presque tous les jours », avait-elle dé­cla­ré lors de l’au­di­tion.

« Elle a dé­cou­vert une autre femme sur mon té­lé­phone, elle m’avait lais­sé des mes­sages. La veille on a par­lé di­vorce, ça a gueu­lé un peu, mais je ne suis pas violent », a ré­pé­té le pré­ve­nu.

Dé­jà condam­né à 6 mois d’em­pri­son­ne­ment en mai der­nier pour des faits vio­lences en­vers sa femme com­mis en juillet 2014, il lui au­rait même de­man­dé d’écrire une lettre pré­ci­sant qu’il n’y avait pas eu de vio­lence et ce, sous condi­tion du re­nou­vel­le­ment de sa carte de sé­jour.

À l’au­dience, la vic­time confirme : « Tout ce qui est écrit est vrai. Il a chan­gé quand nous vi­vions à Tou­louse avec ses contacts avec la mos­quée. Je ne pou­vais plus mar­cher à cô­té de lui dans la rue, je n’avais pas le droit de re­gar­der par la fe­nêtre ».

Elle pré­cise éga­le­ment qu’il a été ques­tion qu’elle porte la bur­qa et confie que les vio­lences ont com­men­cé dès sa gros­sesse fin 2013.

Pour le mi­nis­tère pu­blic il est clair que les faits sont ca­rac­té­ri­sés. « Elle ne cor­res­pond pas à votre idéal donc vous la fa­çon­nez. Vous avez de la chance vous n’êtes pas pour­sui­vi pour vio­lences ha­bi­tuelles ni pour ex­tor­sion. Vous dites que vous êtes une équipe mais vous êtes le chef. Vous la pri­vez de li­ber­té », a-t-il ajou­té avant de re­qué­rir 18 mois de pri­son dont 6 mois avec sur­sis et mise à l’épreuve avec obli­ga­tion de soins et de tra­vail.

Le tri­bu­nal l’a condam­né à 12 mois de pri­son dont six mois avec sur­sis et mise à l’épreuve du­rant 24 mois avec obli­ga­tion de suivre des soins psy­cho­lo­giques et de trou­ver du tra­vail.

Il de­vra ver­ser 500 € de dom­mages et in­té­rêts à la vic­time pour son pré­ju­dice mo­ral.

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