Mo­bi­li­té et emploi : la ga­lère de deux jeunes

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - MT

Sans per­mis, Willy et Oganes, deux jeunes en re­cherche d’emploi, ga­lèrent pour al­ler à Flers avec la ligne 34 CaenF­lers. Le bus s’ar­rête trop peu se­lon eux.

Un grand sou­pir. C’est la ré­ponse d’Oganes et Willy quand on leur pose la ques­tion de la ligne 34. Oganes Ma­sha­dyan a 21 ans. Il ha­bite dans la Zac du Mes­nil. Il est en re­cherche d’emploi de­puis quelques mois

« Je suis di­plô­mé en car­ros­se­rie. » Willy An­ce­lin a 21 ans. Il ha­bite aus­si à Con­dé et cherche un emploi dans l’usi­nage, l’in­dus­trie ou l’agroalimentaire.

Tous les deux n’ont pas le per­mis et uti­lisent ré­gu­liè­re­ment la ligne 34 qui re­lie Caen à Flers en bus. « Il n’y a pas de tra­vail ici. Nous sommes ins­crits dans des agences d’in­té­rim à Flers », ex­plique Willy.

Trois heures en vé­lo

À Con­dé-sur-Noi­reau, la ligne 34 dis­pose de quatre ar­rêts : le parc Saint-Jacques, ave­nue de Ver­dun, ly­cée Charles Tel­lier et ave­nue de la Gare. La ligne est gé­rée par le Dé­par­te­ment.

« Par exemple du lun­di au sa­me­di ave­nue de Ver­dun, il y a seule­ment des ar­rêts à 8 h 48, 14 h 13, 18 h 25, 19 h 07 et 20 h 23 pour al­ler à Flers », pour­suit Oganes.

« Con­dé est très mal des­ser­vi, ajoute Willy. Il en fau­drait un bus toutes les deux heures. Si on a un ren­dez-vous im­por­tant pour un job, ce n’est pas fa­cile pour nous. »

Des amis les em­mènent par­fois « mais ils ne sont pas for­cé­ment dis­po­nibles tout le temps ». Si­non il y a la so­lu­tion du vé­lo. « Mais il faut trois heures au moins al­ler­re­tour. »

Il est dé­jà ar­ri­vé à Willy de ren­trer à pied de Flers faute de bus… « Je passe par les pe­tites routes par Mon­tilly-sur-Noi­reau. »

S’ar­ran­ger avec le conduc­teur

Il y a quelques jours, Willy a une offre pour tra­vailler un sa­me­di soir de nuit à Flers mais il a dû re­fu­ser car au­cun bus ne pou­vait le ra­me­ner.

Pire en pé­riode sco­laire, le bus qui vient de Caen s’ar­rête à Con­dé et ne va pas jus­qu’à Flers… « Pour al­ler à Vire, il y en a juste un qui passe à 6 h 45 mais c’est un bus sco­laire, je dois m’ar­ran­ger avec le conduc­teur. »

Un bus re­vient le soir après la fer­me­ture des éta­blis­se­ments sco­laires.

« Dans l’autre sens, pour al­ler de Flers à Caen, les ar­rêts sont plus fré­quents », concède Oganes.

Willy et Oganes de­vant un des ar­rêts de la ligne 34 à Con­dé-sur-Noi­reau.

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