Un Flé­rien était au Stade de France : « On se dou­tait de quelque chose »

Le Flé­rien Jean-Louis Fou­cault était pré­sent, ven­dre­di, dans l’une des loges du stade de France, à l’oc­ca­sion du match ami­cal France - Al­le­magne. Té­moi­gnage.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse normande - Pro­pos recueillis par Guy Val­lée

Un Flé­rien, Jean-Louis Fou­cault, était pré­sent, ce ven­dre­di 13 no­vembre, dans une loge du stade de France pour as­sis­ter au match ami­cal entre la France et l’Al­le­magne.

« La pre­mière par­tie s’est bien pas­sée. J’ai bien en­ten­du la pre­mière dé­to­na­tion, mais comme tout le monde, j’ai cru que c’était un gros pétard. La deuxième dé­to­na­tion s’est pro­duite cinq mi­nutes après mais là en­core, tout a conti­nué nor­ma­le­ment. Nous étions au cou­rant de rien et dans la loge, je n’ai pas en­ten­du la 3e explosion. Au fil des mi­nutes, on se dou­tait qu’il se pas­sait quelque chose, mais au­cune in­for­ma­tion ne nous est par­ve­nue. C’est en re­gar­dant sur les té­lé­phones avec In­ter­net que l’on a ap­pris qu’il y avait des at­ten­tats dans Pa­ris. À la fin du match, la so­no du Stade de France a pu­blié une an­nonce sans trop d’ex­pli­ca­tions en de­man­dant de ne pas bou­ger. Nous sommes res­tés dans la loge au moins pen­dant 45 mi­nutes, sans pa­ni­quer. Sur les té­lé­phones on a su ce qui se pas­sait mais nous étions blo­qués en at­ten­dant de pou­voir ré­cu­pé­rer la voi­ture dans le par­king du stade pour ren­trer. Une seule porte était ou­verte pour quit­ter le stade et nous n’avions pas ac­cès à l’en­droit où il y a eu les ex­plo­sions. Avec mon fils, nous sommes ren­trés chez lui en ban­lieue, ça rou­lait tran­quille­ment. Nous étions tout de même heu­reux de se re­trou­ver bien à l’abri chez mon fils. Je suis ren­tré à Flers di­manche. Per­son­nel­le­ment, nous étions vrai­ment en sécurité dans le stade de France. Lorsque nous sommes ar­ri­vés en voi­ture pour al­ler dans le par­king in­té­rieur, la voi­ture a été fouillée et ça, ce sont des me­sures nor­males, c’était bien avant les at­ten­tats. Au­cun ter­ro­riste ne peut en­trer dans le stade, le ser­vice de sécurité est très im­po­sant et fouille tout le monde. Je pense que ces me­sures de sécurité vont en­core se ren­for­cer de­puis ven­dre­di soir ! »

En re­vanche, Jean-Louis Fou­cault a fait part d’une cer­taine sur­prise suite à ces at­ten­tats pa­ri­siens. Di­manche 15 no­vembre, son épouse est al­lée as­sis­ter au spec­tacle du Zé­nith de Caen et là, au­cun ser­vice de sécurité n’a été ren­for­cé à l’en­trée de la salle de spec­tacle caen­naise. « N’im­porte qui au­rait pu ren­trer avec des ex­plo­sifs, les sacs n’étaient pas fouillés » a dé­cla­ré son épouse au re­tour de Caen.

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