L’Ar­mis­tice cé­lé­bré dans la peine et la dou­leur

L'Orne Combattante (SN) - - Flers Et Son Pays -

Re­por­tée au di­manche 15 no­vembre dans la com­mune d’Écha­lou, la com­mé­mo­ra­tion du 11 No­vembre s’est dé­rou­lée dans des condi­tions par­ti­cu­lières en rai­son des at­ten­tats sur­ve­nus à Pa­ris le 13 no­vembre.

« Du­rant cette com­mé­mo­ra­tion, nous évo­quons les ha­bi­tants qui ont vé­cu ces guerres et atro­ci­tés et, là, dans le cas pré­sent, il s’agit de tuer des per­sonnes sans mo­tif », dé­plo­rait le maire d’Écha­lou, Claude Gas­nier.

Élus lo­caux, an­ciens com­bat­tants et porte-dra­peaux des com­munes de Mes­sei et d’Écha­lou ont ré­pon­du pré­sent pour cette cé­ré­mo­nie qui a dé­mar­ré par un dé­fi­lé avec la fan­fare Har­mu­si­ca de Briouze. Après l’ap­pel aux morts sui­vi d’une mi­nute de si­lence, le dé­pôt de gerbes s’est dé­rou­lé de­vant le mo­nu­ment aux morts.

Lors de cette com­mé­mo­ra­tion, deux per­sonnes ont re­çu la mé­daille mi­li­taire. Il s’agit de Ray­mond Gas­nier, âgé de 96 ans, et d’An­dré De­lau­nay, âgé de 102 ans. Ce der­nier n’était pas pré­sent lors de cette re­mise.

« En 1940, An­dré De­lau­nay a tra­vaillé sur les che­mins de fer fran­çais. Il a été fait pri­son­nier plu­sieurs jours par l’oc­cu­pant Al­le­mand. Quant à Ray­mond Gas­nier, qui est mon père, il fut ap­pe­lé à la mo­bi­li­sa­tion en re­joi­gnant la ca­serne de Nantes. Il s’est trou­vé dans les camps de pri­son­nier et dans les camps de tra­vail. Ma­çon de mé­tier, il a tra­vaillé dans des fermes en Al­le­magne et en Au­triche avant d’être li­bé­ré le 29 juin 1945 », a rap­pe­lé le maire avant d’ajou­ter : « Je tiens éga­le­ment à ac­com­pa­gner les fa­milles en­deuillées par les at­ten­tats sur Pa­ris »

La Mar­seillaise re­prise en coeur par la plu­part des per­sonnes ce jour re­vê­tait tout son sens.

À ce su­jet, le dé­pu­té maire de Flers, Yves Goas­doué a dé­cla­ré : « la France, pays de li­ber­té, est par­ti­cu­liè­re­ment ci­blée par les en­ne­mis de l’état is­la­mique. J’ai une pen­sée pro­fonde pour les per­sonnes tom­bées et pour celles qui sont entre la vie et la mort. Il faut que nous gar­dions la tête froide en ne fai­sant pas d’amal­games. Nous de­vons conti­nuer nos ac­ti­vi­tés et sur­tout res­ter unis et nous battre »

Une mi­nute de si­lence a eu lieu pour les morts de cet at­ten­tat et pour l’es­poir au ni­veau des bles­sés.

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