1 500 per­sonnes rendent hom­mage aux vic­times à Flers

Cinq jours après les at­ten­tats de Pa­ris, un ras­sem­ble­ment en hom­mage aux vic­times a réuni en­vi­ron 1 500 per­sonnes, à Flers, mer­cre­di 18 no­vembre.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse normande -

Ven­dre­di 20 no­vembre, près de 300 per­sonnes se sont réunies pour un temps d’hom­mage et de re­cueille­ment. De­vant le mo­nu­ment aux vic­times ci­viles, le pu­blic est ve­nu dé­po­ser des fleurs et bou­gies.

La cé­ré­mo­nie a été sui­vie par les élus éga­le­ment.

Une mi­nute de si­lence a été res­pec­tée et La Mar­seillaise a été chan­tée.

Ils étaient en­vi­ron 1 500 per­sonnes, mer­cre­di 18 no­vembre, à rendre hom­mage aux vic­times des at­ten­tats de Pa­ris, à Flers.

Des per­sonnes de tous ho­ri­zons, tout âge et toutes confes­sions ont ré­pon­du à l’ap­pel de trois ly­céens flé­riens, Zo­rane, Léo et Alexandre, et du groupe Tis­sons le vivre en­semble.

À 18 h 30, la po­pu­la­tion a com­men­cé à af­fluer sur le par­king du châ­teau de Flers. Ra­pi­de­ment la place s’est rem­plie. Peu après 19 h, le porte-pa­role du col­lec­tif, Omar Ayad, a pris la pa­role sur l’es­trade pour re­mer­cier les gens de s’être mo­bi­li­sés en nombre. « Comme vous, le len­de­main de ces at­ten­tats, j’étais en­va­hi par bon nombre de sen­ti­ments al­lant de la stu­peur au cha­grin en pas­sant par l’an­goisse, le dé­goût et la co­lère », a dé­cla­ré Omar Ayad.

Les trois jeunes or­ga­ni­sa­teurs ont, tour à tour, dé­non­cé ces actes bar­bares qui ont pro­fon­dé­ment cho­qué le pays. « Le ter­ro­risme, c’est l’usage du pa­roxysme de la vio­lence par cer­taines or­ga­ni­sa­tions pour at­teindre des ob­jec­tifs tels que : faire pres­sion sur l’État, contraindre une po­pu­la­tion à l’obéis­sance, pro­mou­voir une idéo­lo­gie, créer des amal­games, di­vi­ser un peuple… Nous voyons au­jourd’hui que nous sommes unis et que nous ne les lais­se­rons pas at­teindre ces ob­jec­tifs », a dit Léo, l’un des jeunes or­ga­ni­sa­teurs de ce ras­sem­ble­ment.

Le dé­pu­té-maire, Yves Goas­doué, a clô­tu­ré les dis­cours en in­sis­tant sur les va­leurs de la Ré­pu­blique et le be­soin de res­ter unis dans cette épreuve : « Vous avez par­lé, les uns et les autres, avec votre coeur, des va­leurs de la Ré­pu­blique, de li­ber­té, de l’éga­li­té, de la fra­ter­ni­té, de la laï­ci­té. Ce sont ces va­leurs-là qui, évi­dem­ment, sont vi­sées. Elles le sont dans des condi­tions que nous n’avions plus connues ou que nous n’avions pas connues ». Par­lant de la ré­ac­tion de Fran­çois Hol­lande, Yves Goas­doué a dit, ap­pe­lant à l’uni­té : « Évi­dem­ment, c’est une guerre qui n’est pas conven­tion­nelle. Daesh ne vien­dra pas sur le ter­ri­toire fran­çais ga­gner conven­tion­nel­le­ment la guerre. Mais il pour­rait ga­gner la guerre des idées. La guerre des idées, c’est le fait de nous pous­ser les uns contre les autres »

Toute l’as­sem­blée a ob­ser­vé une mi­nute de si­lence avant d’en­ton­ner spon­ta­né­ment La Mar­seillaise.

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