A Flers, 200 vo­lon­taires se sont mo­bi­li­sés

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse normande - M. M.

Au len­de­main des at­ten­tats de Pa­ris qui ont fait 130 morts et plus de 300 bles­sés, l’éta­blis­se­ment fran­çais du sang a consta­té une hausse des dons.

C’est le cas éga­le­ment à Flers où une col­lecte était or­ga­ni­sée ce 20 no­vembre, au Fo­rum, comme tous les 3e ven­dre­dis du mois.

A l’en­trée, sécurité oblige, chaque sac était ins­pec­té et les man­teaux ou­verts. Ça n’a pas em­pê­ché les don­neurs de se mo­bi­li­ser.

A 16 h 30, le hall d’at­tente était qua­si­ment plein. « Il y a plus de monde que d’ha­bi­tude », se ré­jouit Charles-Hen­ri Gri­gy, pré­sident de l’ami­cale pour le don de sang bé­né­vole de Flers et sa ré­gion. 125 don­neurs s’étaient dé­jà pré­sen­tés de­puis le ma­tin.

« Plus de nou­veaux don­neurs »

En dé­but d’après-mi­di, les bé­né­voles ont même dû ren­voyer cer­taines per­sonnes. Ren­dez­vous a été pris avec eux pour la col­lecte du 18 dé­cembre.

Pour Charles-Hen­ri Gri­gy, il y a bien eu un ef­fet at­ten­tats. Même si tra­di­tion­nel­le­ment, à Flers, la col­lecte fonc­tionne plu­tôt bien, « nous avons plus de nou­veaux don­neurs », re­marque le pré­sident « et no­tam­ment des jeunes ».

Au to­tal, 200 don­neurs se sont pré­sen­tés sur la jour­née dont 25 nou­veaux.

Cette col­lecte a été la plus im­por­tante de l’an­née. « J’es­père que ça va s’ins­crire dans la du­rée, qu’il y au­ra un élan », confie Charles-Hen­ri Gri­gy. Les be­soins sont conti­nus car le sang ne se garde qu’une quin­zaine de jours. De Flers, il est en­voyé le plus sou­vent à Rouen où il est sto­cké. « Le len­de­main des at­ten­tats, deux ca­mions sont par­tis de Rouen vers Pa­ris. La moi­tié du stock est par­tie ».

« Je compte ve­nir ré­gu­liè­re­ment »

Mor­gane, une étu­diante de 20 ans, ori­gi­naire Briouze est ve­nue pour la pre­mière fois avec une co­pine.

Ça fai­sait un mo­ment dé­jà qu’elle vou­lait don­ner son sang.

Avec les at­ten­tats, elle a pas­sé le pas et sur­mon­té sa pho­bie des se­ringues. « Je compte ve­nir ré­gu­liè­re­ment. C’est utile ».

Elle a en­traî­né Thi­phaine avec elle, une étu­diante de La Fer­téMa­cé.

Les at­ten­tats ont moins joué sur sa dé­ci­sion. « Je sais qu’il faut don­ner son sang et le faire ré­gu­liè­re­ment ».

Pa­reil pour Alexandre, 26 ans, « c’est un geste im­por­tant, mon sang peut ser­vir à quel­qu’un ».

Il est ve­nu avec deux autres amis. C’était éga­le­ment la pre­mière fois qu’il don­nait son sang.

Charles-Hen­ri Gri­gy donne main­te­nant ren­dez-vous ven­dre­di 18 dé­cembre, pour la pro­chaine col­lecte, de 10 h 30 à 14 heures et de 15 h 30 à 20 heures, au rez-de-chaus­sée du Fo­rum.

Il es­père que la mo­bi­li­sa­tion se­ra en­core im­por­tante pour cette col­lecte, la der­nière avant Noël, une pé­riode lors de la­quelle les be­soins sont im­por­tants.

C’était la pre­mière fois que Ti­phaine, 20 ans, ve­nait don­ner son sang. Elle était ac­com­pa­gnée d’une amie.

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