Y. Sou­bien et J. Châ­te­lais re­joignent la liste de gauche Le com­pa­gnon condam­né à de la pri­son pour des vio­lences

L'Orne Combattante (SN) - - En Bocage Et Suisse Normande -

Mar­di à 18 heures, Laurent Beau­vais tête de liste Or­naise a dé­po­sé en pré­fec­ture, une liste ras­sem­blant les can­di­dats PS, PRG, ELLV et Par­ti de Gauche. Au soir du pre­mier tour, les trac­ta­tions ont dé­bu­té entre les dif­fé­rentes forces ap­pa­ren­tées à gauche. Ya­nic Sou­bien tête de liste éco­lo­giste ap­pa­raît en 3e po­si­tion et le conseiller mu­ni­ci­pal de Flers en 5e.

Un homme ori­gi­naire de Frênes, com­pa­rais­sait mar­di, de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d’Ar­gen­tan pour des vio­lences conju­gales no­tam­ment.

Le 18 août, sa com­pagne a dé­po­sé plainte. Elle ex­pli­quait aux forces de l’ordre avoir quit­té le do­mi­cile conju­gal en mai suite à des vio­lences dont elle était vic­time de­puis plu­sieurs an­nées de la part de son concu­bin avec qui elle a vé­cu pen­dant 17 ans. Deux en­fants sont is­sus de l’union.

Le couple connaît des dif­fi­cul­tés de­puis 2006 à cause des pro­blèmes d’al­cool du com­pa­gnon de­ve­nu « un oi­seau de nuit », dit-elle à la barre.

Lors de l’en­quête, elle re­la­tait, qu’en sep­tembre 2013, suite à une dis­pute, il l’au­rait mise au sol, traî­née par les che­veux jus­qu’à la salle de bain pour la mettre de force sous la douche froide. Elle ajoute qu’elle avait, à l’époque, si­gna­lé les faits au com­mis­sa­riat de Flers.

D’autres vio­lences au­raient eu lieu en mai 2015. Lors d’une dis­pute, elle dit avoir été pous­sée, avant de chu­ter au sol et de re­ce­voir une gifle. A ses dires, le len­de­main, l’in­té­res­sé se mon­trait joueur, mais comme elle ne ré­pon­dait pas à ses ques­tions, il lui por­tait un coup de poing au ni­veau de la mâ­choire, ajou­tant « je pour­rais te mettre un coup de boule ».

C’est suite à cet épi­sode qu’elle quit­tait le do­mi­cile avec ses en­fants pour se ré­fu­gier chez ses pa­rents. Néan­moins, dé­but juillet alors qu’elle était ve­nue cher­cher des af­faires, il lui re­fer­mait vio­lem­ment la por­tière de la voi­ture sur les jambes. Par la suite, elle avait à su­bir le har­cè­le­ment d’ap­pels té­lé­pho­niques à ré­pé­ti­tion, voire de mes­sages in­sul­tants.

« Scènes d’hu­mi­lia­tion »

Le mis à cause re­con­naît les faits à la barre, tout en cher­chant à mi­ni­mi­ser. Pour la scène de la salle de bains, il ad­met l’avoir mise de force sous la douche mais nie l’avoir traî­née par les che­veux. « Je lui ai ti­ré les che­veux » pré­cise-t-il. Pour ce qui est du coup de poing, il s’agis­sait se­lon lui « d’une gifle fer­mée ».

Un autre épi­sode est évo­qué par le tri­bu­nal. Le 18 août, il l’au­rait violentée de­vant les en­fants. Plus tard dans la jour­née, le concu­bin au­rait per­cu­té vo­lon­tai­re­ment la voi­ture du frère de la vic­time. Elle se trou­vait à l’in­té­rieur. « Je les at­ten­dais. Je leur en vou­lais », dé­clare-t-il. Le soir même, il avait té­lé­pho­né à la gen­dar­me­rie di­sant qu’il avait eu un ac­ci­dent et que la voi­ture ad­verse avait pris la fuite.

Le tri­bu­nal rap­pelle que le pré­ve­nu a fait l’ob­jet de quatre condam­na­tions de­puis 2008 et qu’il était, lors des faits, sous le coup d’un sur­sis et sous bra­ce­let élec­tro­nique. Pour Me Gi­let-Gi­nis­ty, qui dé­fend la par­tie ci­vile, cette si­tua­tion est due à l’ad­dic­tion à l’al­cool du pré­ve­nu. Elle pré­cise que sa cliente, au dé­but, ne vou­lait pas dé­po­ser plainte et que les faits d’août ont été la goutte qui a fait dé­bor­der le vase.

Le mi­nis­tère pu­blic, quant à lui, parle de la lente dé­gra­da­tion du couple, fait état de « scènes d’hu­mi­lia­tion » et es­time que le pré­ve­nu est al­lé très loin. Le ma­gis­trat re­quiert une peine d’un an d’em­pri­son­ne­ment.

Ju­gé aus­si pour un vol

Me Des­doits, pour la dé­fense, dit com­prendre la souf­france qu’a pu en­du­rer la vic­time et es­time qu’on ne peut pas être fier du com­por­te­ment de son client. Il men­tionne que la si­tua­tion s’est apai­sée, la preuve en est que tout se passe bien entre les par­ties lors de l’exer­cice du droit de garde des en­fants.

Le pré­ve­nu était aus­si ju­gé, mar­di, pour une autre af­faire : un vol com­mis le 24 mars à Tin­che­bray. 14 paires de chaus­sures ont été dé­ro­bées chez une ha­bi­tante. Le pré­ju­dice est es­ti­mé à 1 600 €. La vic­time ex­pli­quait avoir re­çu deux ap­pels in­con­nus du­rant la nuit. Ce nu­mé­ro de té­lé­phone, iden­ti­fié, ame­nait à l’in­té­res­sé. Une peine de 6 mois d’em­pri­son­ne­ment est re­quise.

Me Des­doit se de­mande ce qu’il s’est pas­sé dans la tête de son client et sou­haite qu’une ex­per­tise psy­chia­trique soit or­don­née préa­la­ble­ment à tout ju­ge­ment.

L’homme a fi­na­le­ment été dé­cla­ré coupable de l’in­té­gra­li­té des faits. Pour les vio­lences conju­gales et les dé­gra­da­tions com­mises sur le vé­hi­cule, il écope d’une peine de 12 mois d’em­pri­son­ne­ment dont 8 avec sur­sis et mise à l’épreuve de 24 mois avec obli­ga­tion de soins, de tra­vail et d’in­dem­ni­ser les vic­times. Il doit ver­ser 1 € à son ex-com­pagne pour le pré­ju­dice mo­ral ain­si que 400 € au pro­prié­taire de la voi­ture pour le pré­ju­dice ma­té­riel.

Concer­nant le vol, il est condam­né à 5 mois d’em­pri­son­ne­ment et doit ver­ser 1 700 € à la par­tie ci­vile.

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