Il avait vo­lé sept or­di­na­teurs dans les ré­serves du ma­ga­sin

L'Orne Combattante (SN) - - En Bocage Et Suisse Normande -

Un Hé­rou­villais de 29 ans a été condam­né, mar­di, par le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d’Ar­gen­tan pour des vols com­mis au pré­ju­dice d’une en­seigne flé­rienne.

Les faits re­montent à cet été. Le di­rec­teur d’un su­per­mar­ché flé­rien se rend au com­mis­sa­riat dé­but sep­tembre pour si­gna­ler, qu’après avoir consta­té de­puis quelques se­maines la dis­pa­ri­tion de sept or­di­na­teurs por­tables et d’une console de jeux dans les ré­serves, une sur­veillance a été mise en place.

Il pré­cise que cette sur­veillance a payé le ma­tin même : un em­ployé d’une so­cié­té ex­té­rieure au ma­ga­sin a été fil­mé, en­trant dans la ré­serve, ma­ni­pu­lant les car­tons d’or­di­na­teurs. Il en au­rait pris un avant de quit­ter les lieux.

L’Hé­rou­villais, ac­tuel­le­ment in­car­cé­ré suite à une condam­na­tion d’un an d’em­pri­son­ne­ment dont 6 mois avec sur­sis pour des faits si­mi­laires com­mis à Caen, com­pa­raît sous es­corte. Il re­con­naît les faits, tout comme il les avait re­con­nus lors de l’en­quête.

A ses dires, il a com­mis ces actes par fa­ci­li­té. Il avance qu’il avait contrac­té plu­sieurs prêts à la consom­ma­tion et qu’il pen­sait re­vendre les or­di­na­teurs. Il dit les avoir je­tés dans des pou­belles se sa­chant soup­çon­né.

Ques­tion­né par le pré­sident La­val­lière, le pré­ve­nu ré­itère ses aveux et pré­cise avoir com­mis les vols en deux ou trois fois entre juillet et dé­but sep­tembre, le per­son­nel du su­per­mar­ché lui fai­sant confiance. Il ajoute : « j’ai fait n’im­porte quoi, je me suis mis dans le trou tout seul ».

Le ma­ga­sin ne s’est pas consti­tué par­tie ci­vile, ayant été rem­bour­sé de son pré­ju­dice par la famille du mis en cause.

Le par­quet, qui s’in­ter­roge sur le fait que le ma­té­riel ait été je­té, re­quiert 6 mois d’em­pri­son­ne­ment avec sur­sis, le pré­ve­nu étant pri­mo-dé­lin­quant lors des faits.

Me Des­doits, pour la dé­fense, men­tionne que son client n’a pas trou­vé d’autres so­lu­tions bien que celle-ci soit « idiote, stu­pide ». Il ne pou­vait plus sup­por­ter que ses pa­rents l’aident alors qu’il est ma­rié, père de famille.

Dé­cla­ré coupable, le mis en cause écope d’une peine de 6 mois d’em­pri­son­ne­ment avec sur­sis.

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