« De jour comme de nuit, les urgences de La Fer­té doivent res­ter ou­vertes »

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande -

Il y a des plai­san­te­ries qui en disent long. Lors du XIIe Fo­rum mon­dial des jeunes ar­chi­tectes, et pen­dant la pré­sen­ta­tion des pro­jets ima­gi­nés pour Flers par les dif­fé­rentes équipes, la conseillère dé­par­te­men­tale Béa­trice Guyot a glis­sé à son voi­sin de der­rière, le conseiller dé­par­te­men­tal et ad­joint à Flers, Lo­ri Hel­lo­co : « Tu vois, tu sais ce qui te res­te­ra à faire quand tu se­ras maire ». Une preuve, s’il en est, que l’am­bi­tion que les jour­na­listes prêtent par­fois à ce jeune élu PS est res­sen­tie aus­si dans son propre camp.

Jeu­di 18 dé­cembre, une réunion entre les élus du ter­ri­toire, le per­son­nel des urgences et le di­rec­teur du CHIC des An­daines a eu lieu. L’ob­jec­tif : lut­ter contre une pos­sible fer­me­ture des urgences, même par­tielle.

« Sol­li­ci­té par pro­fes­sion­nels de san­té et élus sur le fonc­tion­ne­ment des urgences de La Fer­té-Ma­cé, j’ai sou­hai­té avec Jé­rôme Nu­ry, pre­mier vice pré­sident du Con­seil dé­par­te­men­tal de l’Orne, réunir le di­rec­teur et les per­son­nels des urgences du CHIC des An­daines en pré­sence des maires de La Fer­té-Ma­cé et de Dom­front, Jacques Dal­mont et Ber­nard Soul, ain­si que des conseillers dé­par­te­men­taux, Jo­sé Col­la­do, Ma­rie-Thé­rèse de Val­lam­bras et Bri­gitte Viar­mé », rap­porte Joa­quim Pueyo.

Gar­der le ser­vice des urgences, de jour comme de nuit

En oc­tobre 2015, le dé­pu­té de l’Orne avait ex­po­sé à Ma­dame Ri­comes, di­rec­trice de l’Agence Ré­gio­nale de San­té (ARS), la dé­ter­mi­na­tion des élus et des ha­bi­tants du bo­cage Sud à gar­der le ser­vice des urgences de La Fer­té-Ma­cé. « Rap­pe­lons qu’elles fonc­tionnent ac­tuel­le­ment 24h/24 avec une an­tenne du SMUR à Dom­front. Le Doc­teur Daoudi, mé­de­cin chef de ce ser­vice est ve­nu confor­ter notre point de vue en nous pré­sen­tant les par­ti­cu­la­ri­tés du fonc­tion­ne­ment du ser­vice et les ca­rences que sa fer­me­ture de nuit en­traî­ne­rait ».

Soi­gnants et élus l’af­firment una­ni­me­ment : avec 11 100 pas­sages comp­ta­bi­li­sés en 2015, les urgences de nuit sont in­dis­pen­sables aux ha­bi­tants du ter­ri­toire.

Les pa­tho­lo­gies ac­cueillies en nuit pro­fonde sont graves et né­ces­sitent des in­ter­ven­tions ra­pides.

La fer­me­ture noc­turne pla­ce­rait un grand nombre de conci­toyens à plus de 30 mi­nutes d’un ser­vice d’urgences, jus­qu’à 50 mi­nutes pour les ré­si­dents dans l’ex­trême-sud du dé­par­te­ment. La sécurité sa­ni­taire, qui par­ti­cipe à l’at­trac­ti­vi­té de notre ter­ri­toire, doit être as­su­rée pour tous et par­tout.

« Les élus en­ga­gés dans l’édi­fi­ca­tion des pôles de san­té sou­lignent la com­plé­men­ta­ri­té de la mé­de­cine de ville et de l’ac­ti­vi­té hos­pi­ta­lière », ajoute le dé­pu­té. Pour lui, « la sup­pres­sion d’un ser­vice de san­té sur le ter­ri­toire pour­rait avoir des consé­quences fâ­cheuses sur la dé­mo­gra­phie mé­di­cale dé­jà très fra­gile. Pro­fes­sion­nels et élus dé­fen­dront les be­soins des conci­toyens au­près de l’ARS et du mi­nis­tère de la san­té. De jour comme de nuit, les urgences de La Fer­té-Ma­cé doivent res­ter ou­vertes ».

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