Qui en veut aux chats dans la ré­gion de Flers ?

Les chats se­raient-ils in­dé­si­rables dans la ré­gion de Flers ? De nom­breux fé­lins dis­pa­raissent no­tam­ment à Saint-Clair-de-Ha­louze. Une as­so­cia­tion veut re­cen­ser les cas.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande - Jacques Ha­bert, Evêque de Séez. M. M. Ha­louze se­cours ani­mal : contact au 09 53 92 61 00 ou au 07 87 27 13 96.

A l’ap­proche des fêtes de fin d’an­née, Mgr Ha­bert, Evêque de Sées, en­voie son tra­di­tion­nel mes­sage.

« En ce mois de dé­cembre 2015 sou­hai­ter à tous un joyeux Noël est presque de­ve­nu un sou­hait in­so­lite, comme une pro­vo­ca­tion !

Com­ment rai­son­na­ble­ment par­ler de joie, alors que bien des rai­sons d’être in­quiets nous sub­mergent ? La ques­tion est sé­rieuse. Les ré­cents at­ten­tats, l’état d’ur­gence ; mais aus­si la si­tua­tion éco­no­mique et so­ciale, les dé­bats lors de la COP 21… oui, les rai­sons d’être in­quiets sont nom­breuses. Il se­rait in­cons­cient, im­pru­dent, de ne pas me­su­rer les dé­fis qui sont de­vant nous.

Face à ces évé­ne­ments tra­giques la foi et l’es­pé­rance chré­tienne ne sont pas une in­vi­ta­tion à l’in­sou­ciance.

Certes, ceux qui nous gou­vernent ont la mis­sion d’as­su­rer dans le pays les condi­tions de sécurité et de jus­tice et cette mis­sion est dif­fi­cile ; mais ce­la ne dis­pense pas cha­cun de nous de prendre notre part à cet im­mense chan­tier. Chaque ci­toyen est en me­sure de s’in­ter­ro­ger : ces temps dif­fi­ciles que nous tra­ver­sons doivent en ef­fet de­ve­nir une oc­ca­sion de nous po­ser de justes ques­tions sur le sens de la vie, sur le sens du mot fra­ter­ni­té, le « vivre en­semble », l’ac­cueil des dif­fé­rences entre nous, la san­té réelle de notre so­cié­té.

C’est de­vant un en­fant dé­mu­ni, dans une pauvre étable du pe­tit vil­lage de Beth­léem, que les chré­tiens por­te­ront en ce temps ces ques­tions. Quel écart, quelle dis­pro­por­tion entre cet en­fant fra­gile et les en­jeux de notre monde contem­po­rain. C’est dans ce pa­ra­doxe que nous pui­sons notre es­pé­rance. Cet en­fant il se­ra bien­tôt ho­no­ré, vé­né­ré, ado­ré aux quatre coins du monde. Il est un signe de l’uni­té du genre hu­main : Dieu s’est fait homme.

Que sa douce pré­sence ré­con­forte cha­cun en ces temps de fête qui s’ouvrent.

Bon Noël ».

« J’ai per­du six chats de­puis le mois de mars 2014, dont deux le di­manche 15 no­vembre et un le 19 no­vembre », souffle Sa­bri­na Wis­niews­ki qui ha­bite à quelques pas du bourg de Saint-Clair-deHa­louze.

Pour elle, il n’y a pas de doute. « Ils ont été tués. Il ne s’agit pas d’ac­ci­dents, il y a beau­coup trop de chats qui dis­pa­raissent ». De­puis cet été, une dou­zaine de fé­lins ap­par­te­nant à des par­ti­cu­liers au­rait ain­si dis­pa­ru à Saint-Clair-deHa­louze.

Cette pas­sion­née d’ani­maux a eu beau les cher­cher dans les ta­lus, les conte­neurs à pou­belles. En vain. Elle n’a re­trou­vé au­cun de ses pe­tits pro­té­gés. « Il y a quelque chose de bi­zarre à Saint-Clair-de-Ha­louze », es­time-t-elle.

« In­ter­ven­tion hu­maine »

De plus, « ce sont des chats qui ne quit­taient pas le tour de la mai­son ». Est-ce des per­sonnes qui ont dé­ci­dé de ré­gler elles-mêmes le pro­blème de chats er­rants ? Mais com­ment confondre Dia­blo et son col­lier par­ti­cu­liè­re­ment vi­sible (notre pho­to) avec un ani­mal sau­vage ? « Ils étaient pu­cés, vac­ci­nés, sté­ri­li­sés ou pas en âge de se re­pro­duire. Ils étaient en pleine san­té », dé­plore Sa­bri­na Wis­niews­ki. Elle a aler­té la gen­dar­me­rie.

Une his­toire qui n’est pas sans rap­pe­ler celle de cette famille de La Lande-Pa­try qui a per­du trois chats en 2 mois, cet été (lire notre édi­tion du 10 dé­cembre). La po­lice a été avi­sée. De­puis, plu­sieurs per­sonnes ont té­moi­gné, no­tam­ment sur la page Fa­ce­book de L’Orne Com­bat­tante, de la dis­pa­ri­tion de leur ani­mal à La Lande-Pa­try et à Mes­sei éga­le­ment.

Y a-t-il un lien entre toutes ces dis­pa­ri­tions ? Pour l’as­so­cia­tion Ha­louze Se­cours ani­mal, il est pro­bable qu’il y ait une ac­tion concer­tée. En tout cas, pour la pré­si­dente Chan­tal Ga­tien, il y a eu « in­ter­ven­tion hu­maine ».

7 chats dis­pa­raissent le même jour

« Nous avons si­gna­lé, fin août, sept dis­pa­ri­tions de chats », ex­plique Chan­tal Ga­tien. Et ce, le même jour. « L’un des chats a été re­trou­vé mort, dé­po­sé de­vant la mai­son du pro­prié­taire. Il n’y avait pas de cause ap­pa­rente à son décès. Il était en bonne san­té », ex­plique-t-elle. Là en­core, les autres corps n’ont pas été re­trou­vés et il n’y avait pas non plus de trace de ces fé­lins à la four­rière.

« Ce­la donne à pen­ser que des gens se livrent à des éli­mi­na­tions de chats », confie la pré­si­dente qui rap­pelle que ce genre de pra­tique n’est pas au­to­ri­sé par la loi. De plus, le fait de les éli­mi­ner ne per­met­trait pas de ré­gler le pro­blème de pro­li­fé­ra­tion des chats qui existe un peu par­tout dans l’ag­glo­mé­ra­tion. Ce se­rait même le contraire. « On tue des chats sté­ri­li­sés alors qu’ils évitent une pro­li­fé­ra­tion. Ils laissent la place à d’autres chats qui ne sont pas sté­ri­li­sés », Chan­tal Ga­tien.

Re­cen­ser les cas

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Ha­louze se­cours ani­mal veut faire la lu­mière sur cet étrange phé­no­mène qui est consta­té sur l’en­semble du ter­ri­toire de l’Ag­glo­mé­ra­tion. L’as­so­cia­tion ap­pelle toutes les per­sonnes dont le chat a dis­pa­ru à la pré­ve­nir pour ef­fec­tuer un re­cen­se­ment des cas.

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