Les Ré­pu­bli­cains : les grandes ma­noeuvres

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - Can­tons de : Au­nay­sur-Odon, Le Bé­ny-Bo­cage, Bour­gué­bus, Con­dé-surNoi­reau, Evrecy, Saint-Se­verCal­va­dos, Thu­ry-Har­court, Vas­sy, Villers-Bo­cage, Vire. Isa­belle In­no­cen­ti

Eve­lyne Stirn an­nonce of­fi­ciel­le­ment qu’elle est can­di­date à l’in­ves­ti­ture pour les lé­gis­la­tives de 2017 sur la 6e cir­cons­crip­tion du Cal­va­dos*. De­puis le mois de sep­tembre der­nier, elle mul­ti­plie les ren­contres.

Ma­riée avec Oli­vier Stirn de­puis 1985 avec qui elle a eu deux en­fants, l’avo­cate in­ter­na­tio­nale, Eve­lyne Stirn se lance en po­li­tique. Elle re­vient sur les terres de l’homme po­li­tique des trente glo­rieuses qui a lais­sé une forte em­preinte à Vire. Pour au­tant, la quin­qua­gé­naire ne compte pas faire cam­pagne dans l’ombre de son illustre ma­ri.

Pour­quoi ce dé­part en po­li­tique ?

Les Ré­pu­bli­cains ont fait le choix de res­pec­ter la pa­ri­té et d’at­tri­buer l’en­semble des 120 cir­cons­crip­tions per­dues en 2012 à des femmes. C’est sur cette base de lé­gi­ti­mi­té que je viens. Ça n’est pas un ca­deau qu’on me fait.

Votre ma­ri fait-il par­tie de la com­mis­sion d’in­ves­ti­ture ?

Non, pas du tout. Pour­quoi dé­cla­rer votre can­di­da­ture si tôt ?

Je ne suis pas la can­di­date de la no­menk­la­tu­ra. Je ne compte pas ar­ri­ver 6 mois avant l’élec­tion et dire, il faut m’élire. Ce que je veux, c’est faire du ter­rain et c’est d’ailleurs ce que je fais de­puis le mois de sep­tembre der­nier. C’est ça qui m’in­té­resse. J’ai un lo­ge­ment dans le centre de Vire et j’y viens toutes les se­maines. Il faut que les ci­toyens ap­prennent à me connaître, qu’ils puissent me ju­ger. J’ai be­soin d’être à leur écoute, de les com­prendre, de sen­tir ce qui se passe.

Vous connais­sez dé­jà Vire au tra­vers de votre ma­ri ?

J’ai dé­cou­vert le ter­ri­toire à l’époque où il y était élu, mais pas seule­ment. Mon beau-père était le pré­fet de la Re­cons­truc­tion à Caen. Il faut sa­voir que pour Oli­vier, Vire c’est fon­da­men­tal. Il m’a trans­mis sa tech­nique de proxi­mi­té. C’est ça la dé­mo­cra­tie.

À Vire, il y a des sou­cis au sein de votre propre par­ti, qu’en pen­sez-vous ?

Je suis en re­la­tion avec Pas­cal Martin que je res­pecte. Je pense que la pri­maire est un com­bat d’écu­ries. Je ne m’ins­cris pas dans ces com­bats. Notre ad­ver­saire c’est la gauche. Il faut faire de la po­li­tique, le grand dan­ger est fi­na­le­ment de se re­trou­ver face à Le Pen. Je n’at­ta­que­rai pas de per­sonnes de mon camp. Si Pas­cal Martin se pré­sente, ça ne me dé­range pas. C’est un en­jeu sup­plé­men­taire qui me sé­duit.

Quel re­gard por­tez-vous sur Vire-Nor­man­die ?

C’est la dé­grin­go­lade dé­mo­gra­phique signe de dé­vi­ta­li­sa­tion du ter­ri­toire. Il y a des lo­ge­ments vides par cen­taines, des com­merces qui ferment, le vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion, la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale. La gé­né­ra­tion qui doit res­ter part par manque de dé­bou­chés pro­fes­sion­nels.

Quelles so­lu­tions pro­po­sez-vous ?

Il faut ap­por­ter du tra­vail et le tra­vail passe par la créa­tion de PME. Il faut vi­ser des en­tre­prises adap­tées au ter­ri­toire. On n’a pas le temps d’at­tendre.

Du fait de mon mé­tier, je peux ap­por­ter mon ré­seau. Ici, je sens qu’il y a des per­sonnes de grande com­pé­tence mais aus­si beau­coup de per­sonnes ré­si­gnées. On doit re­trou­ver de l’éner­gie, de l’es­pé­rance et avan­cer. Je fais le pa­ri du ré­veil po­li­tique du Bo­cage.

Vous pou­vez contac­ter Eve­lyne Stirn par mail : eve­ly­nes­tirn9@gmail. com

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