Flers, an­tenne de Vire

L'Orne Combattante (SN) - - Bocage Suisse Normande Entre Et - F.H. M. M.

L’in­té­gra­tion de l’an­tenne de Flers par le centre hos­pi­ta­lier de Vire ne se fait pas sans heurts. Même si l’in­té­gra­tion est ef­fec­tive, des réunions conti­nuent sur les condi­tions de cette re­struc­tu­ra­tion.

De­puis le 1er jan­vier, le centre hos­pi­ta­lier de Vire in­tègre l’an­tenne d’hos­pi­ta­li­sa­tion à do­mi­cile de l’hô­pi­tal de Flers. « Le centre hos­pi­ta­lier, avec ses quatre an­tennes, as­su­re­ra les soins aux pa­tients de douze can­tons al­lant de Briouze à Saint-Hi­laire-du-Har­couët d’est en ouest et de PontFar­cy au Teilleul du nord au sud », pré­cise la di­rec­tion de l’hô­pi­tal de Vire. Ce­la per­met à des pa­tients d’évi­ter un sé­jour à l’hô­pi­tal en bé­né­fi­ciant de soins di­rec­te­ment à do­mi­cile, qu’ils soient ponc­tuels ou pal­lia­tifs.

Après di­verses re­mises en cause sur les condi­tions de la re­struc­tu­ra­tion du ser­vice d’hos­pi­ta­li­sa­tion à do­mi­cile, les réunions conti­nuent à l’hô­pi­tal de Vire concer­nant la re­fonte du ser­vice. Mer­cre­di 13 jan­vier, une nou­velle réunion du CHSCT (co­mi­té d’hy­giène, de sé­cu­ri­té et des condi­tions de tra­vail) a eu lieu afin de pré­ci­ser les condi­tions de tra­vail liées à cette nou­velle or­ga­ni­sa­tion.

En fin d’an­née 2015, le CHSCT avait man­da­té un ca­bi­net pour une contre-ex­per­tise sur le pro­jet de re­struc­tu­ra­tion. Mais lors d’une nou­velle réunion, le 7 dé­cembre, « nous avons re­fu­sé de don­ner un avis », pré­cise Marielle Ke­rhar­dy, se­cré­taire du syn­di­cat CGT à l’hô­pi­tal. « Nous ne pou­vions pas cau­tion­ner des aber­ra­tions. D’où le nou­veau CHSCT, cette se­maine ». Divers points sont sou­mis au ques­tion­ne­ment : baisse des ef­fec­tifs, am­pli­tudes ho­raires, in­té­gra­tion d’in­fir­miers li­bé­raux…

Et d’ajou­ter, « les clients ont été un peu sur­pris de cette fer­me­ture et ils sont pei­nés pour nous ».

Le ma­ga­sin em­ploie trois per­sonnes en CDI. Elles étaient rem­pla­cées, de­puis 6 mois, par des sa­la­riés en contrat à du­rée dé­ter­mi­née pour cause de congés ma­la­die et pa­ren­taux.

Plu­sieurs ma­ga­sins de l’en­seigne fer­me­raient leurs portes. « Nous ne de­vions sû­re­ment pas être as­sez ren­tables », es­time Aline Blan­deau qui re­marque tou­te­fois que le ma­ga­sin a fait « une bonne fin d’an­née. Mais vi­si­ble­ment, ce n’était pas suf­fi­sant ».

Un ma­ga­sin de jouets de­puis plus de 15 ans

Le lo­cal de 660 m2 de sur­face com­mer­ciale est à louer. Au­cun re­pre­neur ne se se­rait fait connaître pour le mo­ment. Les jouets se­ront bien­tôt re­dis­pat­chés dans les autres ma­ga­sins La Grande Ré­cré.

C’est la fin d’une époque. Ce bâ­ti­ment a tou­jours abri­té un ma­ga­sin de jouets, « de­puis une quin­zaine d’an­nées », es­time la res­pon­sable. Il s’est ap­pe­lé Mé­ga Jou­pi puis King Jouet avant de de­ve­nir La Grande Ré­cré, en 2012.

Les clients ha­bi­tuels de La Grande Ré­cré de­vront main­te­nant se dé­pla­cer à Caen, Mon­de­ville ou Alen­çon pour trou­ver un ma­ga­sin de l’en­seigne.

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