Un Ornais ren­con­tre­ra le Pape

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Hu­bert Ma­rin, agriculture de Cha­nu et tré­so­rier na­tio­nal de l’As­so­cia­tion des Pro­duc­teurs de Lait In­dé­pen­dants (APLI) fe­ra par­tie de la dé­lé­ga­tion d’une cen­taine d’ex­ploi­tants agri­coles membres de l’Eu­ro­pean Milk Board qui ren­con­tre­ra le Pape Fran­çois le27 jan­vier pro­chain au Vatican. « Nos col­lègues ita­liens ont de­man­dé au­dience au­près du pape » ex­plique l’agri­cul­teur ornais. « Le pape prend ré­gu­liè­re­ment des po­si­tions éco­no­miques, il a d’ailleurs pu­blié un livre in­ti­tu­lé « cette éco­no­mie qui tue ».

Ob­te­nir un sou­tien pa­pal

« L’ob­jec­tif est d’ob­te­nir son sou­tien ». Car l’APLI via le syn­di­cat eu­ro­péen l’EMB dé­fend un re­tour à la ré­gu­la­tion du mar­ché du lait. » L’APLI a, de­puis quelques an­nées, lan­cé sa propre marque de lait, Faire France, qui a écou­lé en 2015 3,5 mil­lions de litres de lait. « Nous ga­ran­tis­sons un pro­duit de qua­li­té alors qu’au­jourd’hui de nom­breux laits sont cra­qués (des com­po­sants du lait sont par­fois re­ti­rés et rem­pla­cés par d’autres) ».

En com­pa­gnie de deux autres agri­cul­tures de Manche, il fe­ra par­tie des 8 Fran­çais en Ita­lie le 27 jan­vier pro­chain.

Jeu­di 14 jan­vier, le nou­veau pré­fet du Cal­va­dos, Laurent Fis­cus, a vi­si­té une ex­ploi­ta­tion à Clé­cy (Cal­va­dos) qui s’est conver­tie en bio. L’oc­ca­sion éga­le­ment de prendre la tem­pé­ra­ture chez le monde agri­cole.

La vi­site a du­ré en­vi­ron deux heures jeu­di ma­tin. Laurent Fis­cus, le nou­veau pré­fet du Cal­va­dos nom­mé au 1er jan­vier 2016, est ve­nu ren­con­trer un couple d’ex­ploi­tants agri­coles à Clé­cy.

Jean-Fran­çois et Anne Bar, 38 et 41 ans, et pa­rents deux en­fants, sont à la tête d’un Gaec de 125 ha et de 80 vaches lai­tières.

Le couple a re­pris l’ex­ploi­ta­tion des pa­rents de Jean-Fran­çois. Les in­ves­tis­se­ments ont été lourds de­puis. « Une mise aux normes pour le bien-être ani­mal a coû­té 150 000,00 €. Il y a eu aus­si l’achat d’un ro­bot de traite d’en­vi­ron 150 000,00 € en 2009. »

Mais de­puis 2009, les condi­tions se sont dé­gra­dées. « On serre la vis. C’est une ex­ploi­ta­tion fa­mi­liale, on y est at­ta­chés. Nous sommes dans une pé­riode com­pli­quée. Le prix des ma­tières pre­mières aug­mente. »

De­puis sep­tembre der­nier, ils ont dé­ci­dé de se conver­tir en bio. Pas un pa­ri, da­van­tage une né­ces­si­té. « Ce­la de­mande un in­ves­tis­se­ment de 150 000 € sur une di­zaine d’an­nées », ex­plique l’éle­veur.

Fi­nan­ciè­re­ment, le couple es­père beau­coup de cette conver­sion. « Nous pro­dui­sons 630 000 litres de lait par an ac­tuel­le­ment. On va bais­ser notre pro­duc­tion avec 450 000 litres bio. Le prix de vente se­ra meilleur. Ce­la re­pré­sente une plus va­lue de 100 € sur 1 000 litres de lait. Ce­la va faire bais­ser les charges aus­si. »

Pen­dant la vi­site, le pré­fet Laurent Fis­cus est re­ve­nu sur les dif­fi­cul­tés que tra­verse le monde agri­cole.

« C’est un sec­teur im­por­tant du dé­par­te­ment qui éprouve des vraies dif­fi­cul­tés. Ces éle­veurs pré­parent l’ave­nir avec la conver­sion en bio, c’est re­mar­quable. C’est un mé­tier qui évo­lue, il faut ac­com­pa­gner ce mou­ve­ment et les pro­jets. Les ser­vices de l’État sont à l’écoute. À nous de ré­pondre vite car il y a par­fois des pro­blèmes de dé­lais. »

Ce même jeu­di, le pré­fet de­vait ren­con­trer, à Caen, les or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales agri­coles afin de faire un point sur la si­tua­tion ac­tuelle.

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