Pour­quoi la com­mune n’est pas en com­mune nou­velle ?

Di­manche 17 jan­vier, Jean-Louis Pi­cot, maire de La Lande Saint Si­méon, a ac­cueilli de nom­breux ha­bi­tants à la salle com­mu­nale, pour la tra­di­tion­nelle cé­ré­mo­nie des voeux.

L'Orne Combattante (SN) - - Athis - Pra­tique : Epi Ser­vice est ou­vert du mar­di au sa­me­di de 8 h 15 à 13 h 30 et de 14 h 30 à 19 h 30 et le di­manche de 8 h 15 à 12 h 30. Té­lé­phone : 02 33 66 21 66.

Jeu­di 14 jan­vier, An­gé­lique Ponce, pro­prié­taire de l’Epi Ser­vice dans le bourg de Sé­grie-Fon­taine, a ac­cueilli Gilles Ha­vard, dé­lé­gué aux re­la­tions ter­ri­to­riales du groupe La Poste dans l’Orne et Chan­tal Ou­ry, res­pon­sable de l’ani­ma­tion des par­te­na­riats dans l’Orne, pour la ré­ou­ver­ture of­fi­cielle du Re­lais Poste. Clau­dine Etienne, maire, et Alain Lange, maire d’AthisVal-de-Rouvre étaient pré­sents.

Alain Lange est éga­le­ment membre de la com­mis­sion dé­par­te­men­tale de Pré­sence Pos­tale Ter­ri­to­riale, et re­pré­sente les com­munes de plus de 2 000 ha­bi­tants. Le Re­lais Poste de la com­mune se trou­vait au­pa­ra­vant à la bou­lan­ge­rie, fer­mée dé­fi­ni­ti­ve­ment le 4 no­vembre. De­puis le 20 dé­cembre, c’est An­gé­lique Ponce qui en as­sure le ser­vice, per­met­tant aux ha­bi­tants d’y faire leurs opé­ra­tions pos­tales cou­rantes.

Gilles Ha­vard ex­plique que « se­lon les normes de La Poste, 90 % de la po­pu­la­tion doit être au maxi­mum à 5 km d’un point Poste. Dans l’Orne, il y a 127 points de contacts, dont 46 Re­lais Poste chez un com­mer­çant. C’est un plus en mi­lieu ru­ral, les com­merces étant ou­vert toute la jour­née et jus­qu’au di­manche mi­di. » Le Re­lais Poste as­sure la vente des timbres-Poste, la vente d’en­ve­loppes Prêt-à-Pos­ter et d’em­bal­lages Co­lis­si­mo, la four­ni­ture d’autres pro­duits et co­lis, le dé­pôt des ob­jets y com­pris re­com­man­dés, le re­trait des lettres et co­lis en ins­tance et les ser­vices de proxi­mi­té tels que contrat de ré­ex­pé­di­tion ou garde du cour­rier et abon­ne­ment mo­bi­li­té. Les ti­tu­laires de CCP et de Li­vret A peuvent éga­le­ment y faire des re­traits d’es­pèces.

Jean-Louis Pi­cot a com­men­cé par le pro­jet des com­munes nou­velles, « je pense que dans les mois à ve­nir, ce­la va se dé­can­ter. Nous sommes en pour­par­lers avec d’autres com­munes qui n’ont pas adhé­ré à AthisVal-de-Rouvre. »

Il a évo­qué les tra­vaux ef­fec­tués dans la com­mune, l’an pas­sé, « l’ef­fa­ce­ment des ré­seaux vient de se ter­mi­ner, avec l’aide de la ré­serve par­le­men­taire de Na­tha­lie Gou­let, sé­na­teur. »

Puis il a in­for­mé des tra­vaux à ve­nir, chan­ge­ment de la cloche de l’église et ré­fec­tion du par­quet, amé­na­ge­ment des che­mins et l’écou­le­ment des eaux plu­viales à la Nol­lière, à Ron­fil et sur une par­tie du che­min du Hous­say.

Concer­nant l’ar­rêt de bus, il a in­for­mé que « nous avons été contac­tés par le con­seil dé­par­te­men­tal, pour en chan­ger l’em­pla­ce­ment. L’ar­rêt de bus ac­tuel n’est pas ré­gle­men­taire.

Il va être re­fait ra­pi­de­ment, non loin de la mai­rie, nous le fe­rons nous-mêmes, pour ré­duire le coût. »

Puis il a re­mer­cié « le co­mi­té des fêtes qui par­ti­cipe à faire vivre la com­mune. »

Il a conclu en de­man­dant à l’as­sem­blée s’il y avait des ques­tions.

Dé­mo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive

Une ha­bi­tante est in­ter­ve­nue, « pour­quoi notre com­mune n’a-t-elle pas re­joint la com­mune nou­velle ? »

Jean-Louis Pi­cot a ex­pli­qué qu’avec « quatre ou cinq autres maires, nous vou­lions une com­mune à taille plus hu­maine, avec sû­re­ment des in­con­vé­nients. Mais au­jourd’hui, nous re­voyons le pro­blème pour faire une com­mune nou­velle plus im­por­tante. Il y a un an, la com­mune nou­velle à 16, pré­sen­tée par Phi­lippe Ver­rier, était un ma­riage d’ar­gent, mais je pense que ce­la ne marche pas tou­jours, on doit pou­voir choi­sir la ma­riée. »

Plu­sieurs ha­bi­tants ont conti­nué à po­ser des ques­tions et ex­pri­mer leur in­com­pré­hen­sion sur le fait que la com­mune n’ait pas adhé­ré au pro­jet, « con­crè­te­ment, c’est pour s’agran­dir, mais là on se di­vise… »

Jean-Louis Pi­cot a ré­pon­du : « Quelle est la bonne chose ? Per­sonne n’en sait rien. Et à un cer­tain mo­ment il faut s’ar­rê­ter pour ré­flé­chir et voir par la suite… »

Na­tha­lie Gou­let a pour­sui­vi, « je viens de vivre un bon mo­ment de dé­mo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive. Il y a beau­coup de chan­ge­ments ad­mi­nis­tra­tifs avec des heures de réunions pour vos élus. Beau­coup de pas­sion, d’in­ter­ro­ga­tions, et je com­prends vos ques­tion­ne­ments. La com­mune nou­velle est faite pour réunir les ef­forts, mu­tua­li­ser, mais il faut qu’elle re­pré­sente quelque chose en termes de pro­jet de ter­ri­toire. Les pre­miers qui sont par­tis en com­munes nou­velles vont faire bé­né­fi­cier les autres de leur ex­pé­rience. »

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