Des bi­joux de luxe

An­cien élec­tri­cien dans l’in­dus­trie, Fa­brice Le­roy a chan­gé de cap pour se lan­cer dans la joaille­rie. De­puis Noël, il est ré­fé­ren­cé’’ Ate­lier d’art de France’’.

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - Guy Val­lée

Élec­tri­cien dans l’in­dus­trie n’était pas le mé­tier qui pas­sion­nait beau­coup Fa­brice Le­roy. Un jour, il a dé­ci­dé de tout pla­quer pour chan­ger com­plè­te­ment de branche d’ac­ti­vi­té pour se lan­cer dans la joaille­rie. Un mé­tier d’art qui lui per­met de s’écla­ter au ni­veau de la créa­tion ar­tis­tique de­puis six ans.

Ins­tal­lé dans le bourg de La Car­neille, Fa­brice Le­roy, crée des bi­joux sur me­sure à la de­mande du client qui lui four­nit la ma­tière pre­mière : l’or, le pla­tine, les pierres précieuses (ou non) et les bagues ou al­liances à re­cy­cler.

En ce mo­ment, le pla­tine a un léger avan­tage sur l’or avec un cours net­te­ment in­fé­rieur.

« Au­cune li­mite dans la créa­tion »

« Je crée des bi­joux à la carte, se­lon les dé­si­rs du client. Je n’en­voie rien par La Poste, toutes mes créa­tions sont re­mises en main propre. C’est une grande joie de voir l’oeil pé­tillant de la per­sonne lors­qu’elle dé­couvre son bi­jou. Ce qui est in­té­res­sant dans mon mé­tier, c’est que je ne fais ja­mais la même chose. Chaque pièce est unique ! »

Ce sont sou­vent des bi­joux de fa­mille que les clients font trans­for­mer. Pour ce­la, ils four­nissent un des­sin où de­mandent à Fa­brice Le­roy de leur des­si­ner la pièce qu’ils dé­si­rent. En­suite le joaillier créa­teur car­neillais se met au tra­vail où il fait tout de Aà Z, sauf les chaînes.

« Les chaînes, c’est un mé­tier spé­ci­fique et qui de­mande beau­coup trop de temps de tra­vail, il y a des spé­cia­listes pour ça. Je fais des pho­tos de toutes les étapes de la créa­tion. Par­fois, j’ai en­vie de gar­der les bi­joux que je crée. Il m’ar­rive d’en créer quelques-uns que je vends un peu plus tard. »

Ce­pen­dant, en rai­son de sa charge de tra­vail, Fa­brice Le­roy n’a pas vrai­ment le temps de créer ac­tuel­le­ment.

Une réa­li­sa­tion de bi­jou de­mande beau­coup d’heures de tra­vail se­lon le mo­dèle que ce soit une bague, des al­liances ou un pen­den­tif.

« Ce­la va d’une jour­née à trois se­maines. Tout dé­pend de la com­plexi­té du bi­jou. Je m’éclate vrai­ment dans le mé­tier que j’exerce au­jourd’hui. Il n’y a au­cune li­mite dans la créa­tion, c’est ça qui est su­perbe ! »

Des dé­fis per­ma­nents

« Toutes mes créa­tions sont des dé­fis. Ac­tuel­le­ment je tra­vaille sur une bague en dia­mant blanc et cho­co­lat pa­na­ché. Le dia­mant se dé­cline en plu­sieurs teintes : rose, jon­quille, noir, gris, cho­co­lat et blanc. »

Chaque pièce ter­mi­née doit être poin­çon­née par le ser­vice des douanes à Pa­ris avant d’être re­mise au client. C’est une obli­ga­tion qui ga­ran­tit aus­si l’au­then­ti­ci­té de la créa­tion. Juste avant Noël Fa­brice Le­roy a été ré­fé­ren­cé par l’or­ga­ni­sa­tion pro­fes­sion­nelle : Ate­lier d’art de France qui, fé­dère plus de 6.000 ar­ti­sans d’art, ar­tistes et ma­nu­fac­tures d’art à tra­vers l’Hexa­gone.

« C’est mon ca­deau de Noël qui va m’ou­vrir plein de portes dans mon do­maine d’ac­ti­vi­té et plus par­ti­cu­liè­re­ment des sa­lons où je vais pou­voir me faire connaître. »

Le bouche-à-oreille

La clien­tèle de Fa­brice Le­roy est très vaste. Elle est fran­çaise mais aus­si étran­gère, Eu­rope et même au-de­là. Avant Noël, il a réa­li­sé une bague qui est par­tie en Flo­ride, aux États-Unis. Les contacts se font prin­ci­pa­le­ment grâce au bouche-à-oreille.

Par­mi les réa­li­sa­tions les plus com­plexes com­man­dées à l’artisan car­neillais, il y a eu des al­liances en forme de tête de mort avec des ru­bis à la place des yeux et une gra­vure in­té­rieure : « A la vie, à la mort ». Deux autres al­liances avec le chiffre 5 en dia­mants ain­si qu’une bague en forme de bou­chon de cham­pagne pour une col­lec­tion­neuse ; une bague en forme de gué­pard avec des sa­phirs de Cey­lan à la place des yeux ; une bague en or rose, jaune et blanc en forme de pa­pier frois­sé ou en­core un pen­den­tif re­pré­sen­tant une mo­lé­cule for­mée avec des dia­mants.

Fa­brice Le­roy tra­vaille uni­que­ment sur ren­dez-vous. Pour le contac­ter, il suf­fit de l’ap­pe­ler au 06.09.25.97.46. Pour au­tant, un dé­lai de trois à quatre mois est né­ces­saire pour ob­te­nir un bi­jou. Il faut donc prendre ses pré­cau­tions avant de pas­ser com­mande.

Fa­brice Le­roy, au tra­vail dans son ate­lier de La Car­neille.

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