Des éco-gestes exem­plaires

En­ga­gé de­puis 8 ans dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable, le col­lège Jacques-Brel vient de re­ce­voir du Con­seil dé­par­te­men­tal, le la­bel E3D*, ni­veau 2. Une ré­com­pense pour tous les ac­teurs de l’éta­blis­se­ment mo­bi­li­sés dans cette dé­marche.

L'Orne Combattante (SN) - - La Ferté Et Son Pays - Mi­chel Mo­ri­ceau

Dès le por­tail d’en­trée, un écri­teau « Eco-école » an­nonce la cou­leur aux vi­si­teurs. Di­ri­gé au­jourd’hui par Na­tha­lie Lar­ro­zeJar­dine, cet éta­blis­se­ment de 350 élèves porte haut les va­leurs de ce la­bel qui se dé­cline en cinq thèmes : tri, ali­men­ta­tion, éner­gie, bio-di­ver­si­té et so­li­da­ri­té.

Si à l’ori­gine, la pre­mière ac­tion a été le tri du pa­pier, les ac­tions se sont mul­ti­pliées au cours de ces der­nières an­nées au sein du col­lège. Ain­si, à l’ac­cueil, les élèves ont à leur dis­po­si­tion deux grandes boîtes de tri : l’une, pour ré­cu­pé­rer les car­touches d’encre, por­tables, dans le cadre d’une opé­ra­tion au pro­fit d’En­fance et Par­tage ; l’autre, pour la ré­cu­pé­ra­tion des piles et des bat­te­ries. « Nous avons éga­le­ment une col­lecte de bou­chons en plas­tique qui est mise en place » com­plète Alexandra Blin, ges­tion­naire.

En amont, en aval

La res­tau­ra­tion est sans doute l’en­droit où les éco-gestes sont les plus dé­ve­lop­pés par­mi les 340 de­mi-pen­sion­naires (élèves + adultes). En oc­tobre der­nier, une pe­sée ef­fec­tuée par l’équipe des cui­sines sur deux se­maines a per­mis de dé­ter­mi­ner que, sur 2 704 pla­teaux, les dé­chets or­ga­niques re­pré­sen­taient 86,2 kg et les autres (plas­tique, serviette pa­pier, em­bal­lages), 16 kg. « Avant de dé­po­ser leurs pla­teaux, les élèves font un tri avec deux pou­belles, entre ce qui se mange et ce qui ne se mange pas » ex­plique la ges­tion­naire. Vient s’y ajou­ter un com­pos­teur.

Agir en aval, c’est une chose, mais agir en amont, c’est en­core mieux. Aus­si, en concer­ta­tion avec la chef Ca­ri­na Bourg, et le per­son­nel, un bar à sa­lade a été créé. « En en­trée, plu­sieurs choix sont pro­po­sés, et no­tam­ment les cru­di­tés avec ce bar à sa­lade où l’élève consti­tue sa propre as­siette avec pour mot d’ordre, de ne prendre que ce qu’il va man­ger. Ce qui est une fa­çon comme une autre de lut­ter contre le gas­pillage ali­men­taire » .

Cir­cuits courts et autres ac­tions

Cô­té four­nis­seurs, le col­lège fait par­tie du ré­seau Agri­lo­cal 61, qui per­met de mettre en lien les pro­duc­teurs lo­caux et la res­tau­ra­tion col­lec­tive, en vue de fa­vo­ri­ser les cir­cuits courts. « L’éta­blis­se­ment a éga­le­ment sa propre pro­duc­tion, note Alexandra Blin.

Avec Jean-Marc Gau­tier et Eric Chan­ce­rel, deux agents, un po­ta­ger a vu le jour avec une serre, un ca­ba­non. On y cultive des bet­te­raves, des to­mates, de la rhu­barbe » .

L’en­ga­ge­ment se tra­duit éga­le­ment par des ac­tions ponc­tuelles avec no­tam­ment l’opé- ra­tion Net­toyons la na­ture des Centres Leclerc. La so­li­da­ri­té est aus­si au coeur de nom­breux pro­jets : col­lecte de jouets pour les en­fants dé­fa­vo­ri­sés, ren­contres in­ter­gé­né­ra­tion­nelles.

Au­tant d’ini­tia­tives in­suf­flées par la ving­taine d’éco-dé­lé­gués de 6e et 5e, sous la hou­lette d’Ab­des­se­lam Ka­ra­mat, pro­fes­seur de sciences phy­siques, co­or­don­na­teur du dis­po­si­tif de­puis le dé­part. Tous les lundis, du­rant la pause de mi­di, ils se re­trouvent du­rant une qua­ran­taine de mi­nutes pour échan­ger sur les pro­jets en cours ou à ve­nir.

« Ré­gu­liè­re­ment, nous fai­sons in­ter­ve­nir des per­sonnes ex­té­rieures, que ce soit le SIRTOM*, le Parc na­tu­rel ré­gio­nal Nor­man­die-Maine, avec les­quels nous tra­vaillons. Notre ob­jec­tif est aus­si de rendre ces élèves au­to­nomes dans leurs dé­marches » conclut le pro­fes­seur.

* E3D : Eta­blis­se­ment en dé­marche de dé­ve­lop­pe­ment du­rable

SIRTOM : Syn­di­cat in­ter­com­mu­nal de ra­mas­sage et trai­te­ment des or­dures mé­na­gères

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