Un Geor­gien veut ini­tier le bo­cage au Troll­ball

Ch­ris­tophe Van­de­wiele, un ha­bi­tant de Saint-Georges-des-Gro­seillers, or­ga­nise des séances de dé­cou­verte du Troll­ball, un jeu ins­pi­ré de la lit­té­ra­ture he­roic-fan­ta­sy et qui se joue avec une tête de monstre et des épées.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse Normande - M. M.

Connais­sez-vous le Troll­ball, ce sport tout droit sor­ti de la lit­té­ra­ture he­roic fan­ta­sy ? Ch­ris­tophe Van­de­wiele, un Geor­gien de 30 ans, pro­pose des séances de dé­cou­verte à la salle Mau­rice-Le­cocq, à Saint-Geor­gesdes-Gro­seillers.

Des séances de dé­cou­verte

La pre­mière avait lieu ce mer­cre­di 3 fé­vrier. Une autre est pro­gram­mée mer­cre­di 10 fé­vrier, de 16 heures à 20 heures. Ce pas­sion­né de Troll­ball se­ra aus­si à la pre­mière nuit du jeu par­tage, à la salle cultu­relle de Pont-d’Ouilly, ven­dre­di 5 fé­vrier, à par­tir de 20 heures.

Ch­ris­tophe Van­de­wiele a dé­cou­vert cette dis­ci­pline, il y a 2 ans, lors du fes­ti­val Cidre et Dra­gon qui se dé­roule chaque an­née, à Mer­ville- Fran­ce­ville, dans le Cal­va­dos. Et il vou­drait bien créer une équipe dans la ré­gion de Flers !

« Il y a dé­jà deux clubs en Basse-Nor­man­die, l’as­so­cia­tion Tes­se­rakt à L’Aigle et L’Aile Noire, à Fa­laise. Les Lames d’Azur est en train d’ou­vrir à Fleu­ry-sur-Orne » .

Les règles sont as­sez simples. Deux équipes de huit per­sonnes s’af­frontent sur un ter­rain 27 m sur 15, au­tour d’une tête de monstre. « Il y a deux zones d’en-but de part et d’autre du ter­rain, comme au rugby, où il faut po­ser la tête » , ex­plique cet ama­teur de jeux de rôle gran­deur na­ture. Les joueurs dis­posent d’une arme « en mousse » , une épée ou une arme de plus grande di­men­sion, pour les spé­cia­listes. « Une touche franche per­met d’éli­mi­ner l’ad­ver­saire. Dans ce cas, il met un ge­nou à terre et met son épée en l’air. On peut aus­si pa­rer les coups » .

Dès qu’il y a un but, « tous les joueurs re­viennent en jeu » . La par­tie se joue en deux mi-temps de 10 mi­nutes. Et c’est mieux lorsque les gens sont dé­gui­sés : « c’est plus ri­go­lo. On peut les fa­bri­quer où les ache­ter sur In­ter­net. Il faut juste une uni­té de cou­leur entre les joueurs d’une même équipe » , sou­ligne Ch­ris­tophe Van­de­wiele.

La sé­cu­ri­té avant tout

Ce sport est as­sez phy­sique. « On passe son temps à faire des sprints. On tra­vaille le bas du corps et le haut, avec l’épée » . Ques­tion sé­cu­ri­té, « ce n’est pas dan­ge­reux, in­siste le joueur. Les contacts sont in­ter­dits et on n’a pas le droit de ta­per la tête, ni les ar­ti­cu­la­tions. Les coups ne sont ap­puyés, il faut juste une touche » .

Tous ceux qui le sou­haitent, les filles et les gar­çons, à par­tir de 10 ans, peuvent ve­nir s’ini­tier à Saint-Georges-des-Gro­seillers et dé­cou­vrir ce sport. Ch­ris­tophe Van­de­wiele ini­tie­ra éga­le­ment à l’es­crime lu­dique, « les deux sont in­dis­so­ciables » . C’est un mé­lange d’es­crime mé­dié­val et d’es­crime loi­sirs. « On peut trou­ver de nom­breuses dé­mons­tra­tions sur In­ter­net » , ex­plique le joueur qui prê­te­ra des épées aux per­sonnes in­té­res­sées.

A terme, le Geor­gien es­père pou­voir mon­ter une équipe en créant une as­so­cia­tion. Il a dé­jà le nom : la Com­pa­gnie du Dra­gon d’Azur et les cou­leurs de l’équipe, le bleu et le blanc. Il en­vi­sage aus­si d’or­ga­ni­ser des tour­nois entre les équipes de la ré­gion.

Alors si comme Ch­ris­tophe Van­de­wiele, vous ai­mez le fan­tas­tique, le sport et sur­tout s’amu­ser, il faut ve­nir ten­ter l’aven­ture !

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