Fu­sion des écoles Pré­vert et un poste me­na­cé à Paul-Sou­vray

L'Orne Combattante (SN) - - La Ferté Et Son Pays - Ate­lier de cou­ture chaque 1er lun­di du mois, 15 h-17 h . Con­tact : 02.33.14.14.83. MM

Lun­di 1er fé­vrier, le centre so­cio­cul­tu­rel fer­tois or­ga­ni­sait le pre­mier ate­lier de cou­ture.

Ani­ma­teur du centre, mais aus­si ré­fé­rent des ha­bi­tants, Sa­muel Au­bril était sou­vent sol­li­ci­té par des Fer­toises pour la créa­tion d’un ate­lier cou­ture. « Beau­coup des per­sonnes ont té­lé­pho­né pour me de­man­der : à quand un ate­lier de cou­ture ? Étant don­né cet en­goue­ment et cet em­pres­se­ment, le centre a dé­ci­dé de créer l’ac­ti­vi­té » confie-t-il. Pour ce pre­mier ate­lier, six per­sonnes se sont dé­pla­cées at­ten­dues par Thé­rése Le­tin­tu­rier, maire-ad­joint et Ni­cole Le­dan, une an­cienne pro­fes­sion­nelle qui les conseillait dans leurs tra­vaux d’ai­guilles. « Les per­sonnes qui ont des tra­vaux de cou­ture chez elles peuvent les ame­nées à l’ate­lier » a pré­ci­sé Ni­cole.

Une au­baine pour Ca­the­rine qui était aus­si pré­sente à l’ate­lier : « Il ne faut pas me le dire deux fois. Moi qui ai de la cou­ture en re­tard chez moi, je vais en pro­fi­ter pour coudre mes vê­te­ments et me faire conseiller par Ni­cole » . Ces pe­tites mains se re­trou­ve­ront tous les 1er lundis du mois sous l’oeil avi­sé de Ni­cole. « Nous n’avons pas as­sez de four­ni­tures, je lance un ap­pel aux gé­né­reux do­na­teurs : on a be­soin de fils, d’ai­guilles, du tis­su, et de la mer­ce­rie, des an­ciens stocks » a confié Ni­cole.

Alors que deux classes sont me­na­cées pour la ren­trée dans les écoles fer­toises, les élus de La Ferté/st-Mi­chel ont dé­ci­dé de ré­or­ga­ni­ser l’offre sco­laire en plu­sieurs étapes.

Vice- pré­sident char­gé des af­faires sco­laires, Jo­sé Col­la­do a fait état des pré­vi­sions des ser­vices aca­dé­miques de l’Orne pour les ef­fec­tifs des quatre écoles pu­bliques fer­toises* d’ici 2018. La forte dé­crois­sance consta­tée s’ins­crit dans la ten­dance des der­nières an­nées. Si en 2013, les écoles pu­bliques comp­taient 438 élèves, ils ne de­vraient plus être que 356 en sep­tembre pro­chain, soit 82 de moins. Aus­si, un poste est me­na­cé à la ma­ter­nelle Pré­vert et un autre à l’élé­men­taire PaulSou­vray.

Afin d’évi­ter ces fer­me­tures, la com­mis­sion des af­faires sco­laires a étu­dié quatre scé­na­rii, qui ont été pré­sen­tés aux en­sei­gnants et conseils d’école. Le scé­na­rio re­te­nu est le sui­vant : en­vi­sa­ger des fu­sions pour consti­tuer deux groupes sco­laires qui se­raient for­més, pour l’un (ma­ter­nelle et élé­men­taire Jacques-Pré­vert) dès sep­tembre 2016 ; et pour l’autre (ma­ter­nelle Per­rault et élé­men­taire Paul-Sou­vray) en 2017 sur les sites exis­tants, puis en 2018 sur le seul site de Paul-Sou­vray après tra­vaux. « Pour l’école Pré­vert, qui au­ra une di­rec­tion com- mune et où nous al­lons donc sau­ver un poste, nous de­man­dons de main­te­nir les moyens al­loués en 2015 pour 2 ans » pré­cise Jo­sé Col­la­do, qui est, en re­vanche, pes­si­miste sur le poste me­na­cé à Paul-Sou­vray. « Nous fai­sons face à la réa­li­té, plu­tôt que de su­bir des fer­me­tures im­po­sées par l’Edu­ca­tion na­tio­nal » . Ayant été pa­rent d’élèves sur Ba­gnoles, Vir­gi­nie Dreux-Cou­sin a es­ti­mé que le choix re­te­nu était le bon : « le fait d’avoir une ma­ter­nelle et une école élé­men­taire sur des sites dif­fé­rents est une galère » .

Quel re­mède ?

Face à cette baisse de près de 20 % des ef­fec­tifs en 4 ans, Sté­phane An­drieu a in­ter­pel­lé la ma­jo­ri­té.

« De­puis 10 ans, on n’a pas ces­sé de pleu­rer des fer­me­tures de classes, mais ne faut-il pas s’in­ter­ro­ger sur les condi­tions d’ac­cueil ? Même si elle s’y as­so­cie, l’école ne crée pas l’ac­ti­vi­té éco­no­mique » . « On de­vrait prendre le pro­blème à l’en­vers pour en­rayer cette ten­dance. Il faut faire ve­nir des en­tre­prises dans l’Orne, si­non le dé­par­te­ment va de­ve­nir une fo­rêt et La Ferté une ville de re­trai­tés » .

Jo­sé Col­la­do a es­ti­mé qu’il ne fal­lait aps non plus « noir­cir le ta­bleau. Nous avons aus­si des atouts » et il a éga­le­ment rap­pe­lé l’ac­tion de la col­lec­ti­vi­té dans les écoles pour les temps d’ac­cueil pé­ri­sco­laire, et le pro­jet d’équi­pe­ment nu­mé­rique.

« J’ai le sen­ti­ment d’as­su­rer mes fonc­tions et de tra­vailler à l’at­trac­ti­vi­té de notre ville » a ob­ser­vé Jacques Dal­mont, ex­pri­mant sa fier­té de l’ac­ti­vi­té sur les zones du Parc, de Beau­re­gard, de la san­té des com­merces. « On ne peut pas non plus, se mettre à la place des en­tre­prises. Ce n’est pas nous qui dé­ci­dons de nous ins­tal­ler ou pas » .

*Ma­ter­nelle et élé­men­taire Jacques- Pré­vert, ma­ter­nelle Charles-Per­rault et élé­men­taire Paul-Sou­vray

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