Tu­ber­cu­lose bo­vine et fièvre ca­tar­rhale ovine : ap­pel à la vi­gi­lance

L'Orne Combattante (SN) - - Bocage Suisse Normande Entre Et - M. M. Pra­tique : plus d’in­for­ma­tion sur le site In­ter­net GD­SCO : www.gds61.fr. Con­tact au 02 33 80 38 38 ou par mail : gd­sco@gd­sco. fr

Le grou­pe­ment de dé­fense sa­ni­taire du chep­tel ornais (GD­SCO) te­nait son as­sem­blée can­to­nale, ven­dre­di 29 jan­vier, à Aubusson, en pré­sence d’une pe­tite di­zaine d’agri­cul­teurs.

Le GD­SCO, as­so­cia­tion d’éle­veurs, veille au bon état sa­ni­taire des trou­peaux et étu­die les risques spé­ci­fiques au dé­par­te­ment. Le grou­pe­ment a un rôle de con­seil et de pré­ven­tion. Il peut ve­nir en ap­pui en cas de ca­tas­trophe sa­ni­taire.

Deux ma­la­dies qui ré­ap­pa­raissent

A l’ordre du jour, il a été no­tam­ment ques­tion de deux ma­la­dies qui font leur re­tour en France : la tu­ber­cu­lose bo­vine et la fièvre ca­tar­rhale ovine.

La tu­ber­cu­lose bo­vine avait qua­si­ment dis­pa­ru en France. L’Orne n’avait plus connu de cas de­puis les an­nées 90. Elle re­de­vient « mal­heu­reu­se­ment d’ac­tua­li­té, a sou­li­gné Ar­naud De­la­fosse, di­rec­teur du GD­SCO. La ten­dance est à la ré­aug­men­ta­tion du nombre de cas » .

Cette ma­la­die rend la viande im­propre à la consom­ma­tion. Le chep­tel in­fec­té est éra­di­qué en­traî­nant de lourdes pertes éco­no­miques pour l’ex­ploi­ta­tion.

Des foyers ont fait leur ré­ap- pa­ri­tion en France. Des cas ont été confir­més dans le sud Manche, en Mayenne et en Il­leet-Vi­laine d’où la vi­gi­lance qui s’im­pose, no­tam­ment lorsque les éle­veurs achètent des bêtes.

Dans l’Orne, seule­ment deux cas de tu­ber­cu­lose bo­vine ont été dé­plo­rés dans des chep­tels, en 2015. Des contrôles ont été ef­fec­tués sur les éle­vages voi­sins et sur la faune sau­vage en­vi­ron­nante, vec­teur de la ma­la­die. « Le risque est faible », constate le di­rec­teur du GD­SCO. Ce der­nier a rap­pe­lé les condi­tions d’uti­li­sa­tion du test et don­ner des conseils pour s’en pré­mu­nir.

Autre ma­la­die in­quié­tante : la fièvre ca­tar­rhale ovine. Trans­mise par un mou­che­ron, elle touche les ru­mi­nants, prin­ci­pa­le­ment les mou­tons. Cette ma­la­die ne pré­sente pas de dan­ger pour l’homme.

En re­vanche, un chep­tel in­fec­té connaît une forte chute de sa pro­duc­tion.

En 2008, la ma­la­die avait ba­layé la France et l’Orne avait été for­te­ment tou­chée. La vac­ci­na­tion avait été ef­fi­cace. En 2012, la fièvre ca­tar­rhale avait été qua­si­ment éra­di­quée mais des foyers sont ré­ap­pa­rus.

Une zone ré­gle­men­tée a été mise en place et ne cesse de s’étendre dans toute la France. L’Orne n’est pas en­core concer­née. Elle pour­rait l’être à l’été 2017, pense le di­rec­teur du GD­SCO.

Si­tua­tion sa­ni­taire sa­tis­fai­sante

« Un vac­cin se­ra dis­po­nible dans l’Orne, pro­ba­ble­ment à par­tir du prin­temps 2016, en quan­ti­té li­mi­tée » , pré­cise Ar­naud De­la­fosse qui conseille éga­le­ment la dés­in­sec­ti­sa­tion des éle­vages.

Concer­nant l’IBR, la rhi­no­tra­chéïte In­fec­tieuse Bo­vine, la BVD, la diar­rhée vi­rale bo­vine, et la pa­ra­tu­ber­cu­lose, les contrôles montrent qu’elles re­culent toutes dans l’Orne. L’IBR pour­rait même dis­pa­raître dans les an­nées à ve­nir.

La si­tua­tion sa­ni­taire des éle­vages est glo­ba­le­ment sa­tis­fai­sante dans l’Orne, épar­gné no­tam­ment par la tu­ber­cu­lose bo­vine et la fièvre ca­tar­rhale ovine, mais la pré­ven­tion et l’in­for­ma­tion reste de ri­gueur pour le GD­SCO.

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