En bref

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse Normande - Lu­do­vic Le­moine Mi­chel Mo­ri­ceau

CCI. La CCI d’Ar­gen­tan vous ac­cueille du lun­di au ven­dre­di, de 9 h 15 à 12 h et de 14 h à 17 h 15. En sa­voir plus : Sabrina Lo­ry, Mai­son des En­tre­prises et des Ter­ri­toires, Route de Sées, 61200 Ar­gen­tan. Tél. : 02 33 64 68 27. slo­ry@flers.cci.fr www.ouest­nor­man­die.cci.fr

Col­lecte de dé­chets vé­té­ri­naires. Le Grou­pe­ment de Dé­fense Sa­ni­taire du Chep­tel Ornais (G.D.S.C.O.) pi­lote avec les vé­té­ri­naires li­bé­raux et la co­opé­ra­tive Agrial, une col­lecte de dé­chets vé­té­ri­naires en éle­vage. Des fûts de 60 litres sont dis­po­nibles dans les ca­bi­nets vé­té­ri­naires et les ma­ga­sins Agrial sur l’Orne. Une fois rem­plis, ils doivent être re­tour­nés aux mêmes en­droits le pre­mier mer­cre­di de chaque mois et uni­que­ment ce jour là (avant 16 h).

Bourses Al­lo­ca­tions Va­cances 2016. Les fa­milles du dé­par­te­ment de l’Orne qui sou­haitent bé­né­fi­cier de l’al­lo­ca­tion va­cances 2016, du Con­seil dé­par­te­men­tal, pour l’été pro­chain, peuvent té­lé­char­ger le for­mu­laire en ligne : www.orne.fr/ aides/aides-jeu­nesse ou re­ti­rer un dos­sier à par­tir du 22 fé­vrier, au bu­reau sport et jeu­nesse – Mai­son dé­par­te­men­tale des sports – 61 bis, Ave­nue de Ba­sing­stoke à Alen­çon ou au 02 33 81 61 80. Ces aides sont at­tri­buées aux en­fants do­mi­ci­liés dans le dé­par­te­ment de l’Orne et ef­fec­tuant un sé­jour en camp pour une du­rée mi­ni­mum de 4 nuits. Par ailleurs, seuls les sé­jours or­ga­ni­sés par les as­so­cia­tions or­naises ou par des or­ga­nismes na­tio­naux, ayant un siège dé­par­te­men­tal ou ré­gio­nal en Nor­man­die, se­ront ac­cep­tés. Le quo­tient fa­mi­lial ne de­vra pas ex­cé­der 498 €. Date li­mite de dé­pôt des dos­siers le 13 juin. Con­tact : Bu­reau sport et jeu­nesse, Mai­son dé­par­te­men­tale des sports, 61 bis, rue de Ba­sing­stoke, Alen­çon. Ho­raires d’ou­ver­ture au pu­blic : 8 h 30-12 h 30 et 13 h 30-17 h 30. Tél. 02 33 81 60 00 - poste 1723.

CCI En­tre­prendre. La CCI Ouest Nor­man­die Dé­lé­ga­tion Flers or­ga­nise des réunions d’in­for­ma­tion sur la créa­tion/ re­prise d’en­tre­prise. 5 Jours pour En­tre­prendre : « Ac­qué­rir les fon­da­men­taux de l’en­tre­prise », du 17 au 23 mars, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30, à Flers. Ins­crip­tion obli­ga­toire. Ren­sei­gne­ments au 02 33 64 68 00 na­ta­cha.pel­tier@ nor­man­die.cci.fr

Les faits

Le drame s’est joué vers 23 h, ven­dre­di, sur la dé­par­te­men­tale 908, au lieu-dit la Brin­dos­sière. Une por­tion de route li­mi­tée à 70 km/h. Un ca­mion, qui cir­cule en di­rec­tion de La Ferté, vient faire une li­vrai­son de lait à la base In­ter­mar­ché. Il se po­si­tionne sur le tourne-à-gauche.

C’est alors que sur­git en sens in­verse une BMW. Pour des rai­sons que l’en­quête de­vra dé­ter­mi­ner, la voi­ture dé­vie de sa tra­jec­toire et vient frap­per de plein fouet le poids-lourd. L’alerte est don­née. Une quin­zaine de pom­piers et au­tant de gen­darmes sont dé­pê­chés. Mal­heu­reu­se­ment, les se­cours n’ont pu rien faire. Les quatre oc­cu­pants ont été tués sur le coup. Il s’agis­sait de trois jeunes de Magny (deux frères, Ju­lien et Alexandre Pin­gault, 26 et 21 ans, Jé­ré­my Col­let, 20 ans) et de Jor­dan Bre­ton, 22 ans, de Gran­ville. Très cho­qué, le chauf­feur n’a pas été bles­sé.

« J’ai été contac­té vers 23 h 30 qu’un ac­ci­dent grave ve­nait de se pro­duire, té­moigne Da­niel Pré­vost, 1er ad­joint de Magny, qui s’est ren­du sur les lieux avec Clau­dine Bel­len­ger, 2e ad­jointe. Quand nous sommes ar­ri­vés, les pom­piers étaient en train d’in­ter­ve­nir, mais nous ne sa­vions pas qui était dans la voi­ture. Quand nous avons eu les iden­ti­tés, il nous a fal­lu pré­ve­nir les fa­milles. C’était très dur. Dans la fonc­tion d’élu, c’est le pire qui peut ar­ri­ver. On a tous des en­fants et pe­tits-en­fants » . De per­ma­nence ce soir-là, Thé­rèse Le­tin­tu­rier, maire-ad­joint à La Ferté- Ma­cé a éga­le­ment été ap­pe­lée vers 0 h15. « Les jeunes étaient en­core incarcérés dans la voi­ture » ra­conte-t-elle avec émo­tion. L’an­cienne ins­ti­tu­trice de l’école Sainte-Ma­rie connais­sait trois d’entre eux qui avaient été dans son école voi­là une di­zaine d’an­nées. « Pour Jor­dan Bre­ton, c’est le maire Jacques Dal­mont qui s’est char­gé d’al­ler in­for­mer son père vers 4 h du ma­tin » .

Du cô­té de l’en­quête

Lun­di 22 fé­vrier, le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique d’Ar­gen­tan a fait le point sur cette tra­gé­die. Si « les cir­cons­tances de l’ac­ci­dent doivent être en­core éclair­cies » , le pro­cu­reur Hugues de Phi­ly évoque « une vi­tesse ex­ces­sive » .

D’après l’en­quête, le poids lourd était à l’ar­rêt sur la voie cen­trale de dé­ga­ge­ment avant de s’en­ga­ger vers la base lo­gis­tique In­ter­mar­ché. Son conduc­teur a vu sur­gir un vé­hi­cule BMW sé­rie 5 à très vive al­lure en face de lui. « Elle rou­lait à une vi­tesse éle­vée. Pour une rai­son, qui reste à dé­ter­mi­ner, le conduc­teur a dé­vié sur sa gauche et est al­lé per­cu­ter sur son flanc droit l’avant du poids lourd » . La voi­ture est ve­nue s’en­rou­ler sur le trac­teur du ca­mion, per­cu­ter le flanc du poids lourd avant d’être éjec­tée sur le cô­té. « Le choc a été ex­trê­me­ment bru­tal. Si la vi­tesse avait été rai­son­nable, il pou­vait pas­ser, sa voie de cir­cu­la­tion était libre, rap­porte le pro­cu­reur qui évoque une « scène trau­ma­ti­sante, l’épave était dans un état in­des­crip­tible » .

Un ex­pert re­quis

Le mo­teur de la voi­ture a été éjec­té et le trac­teur lui­même s’est en­cas­tré dans la re­morque, « nous n’avons pas pu dé­ta­cher le trac­teur de la re­morque » . Hugues de Phi­ly a re­quis un ex­pert au­to­mo­bile pour en sa­voir plus sur les cir­cons­tances et no­tam­ment pour­quoi cette tra­jec­toire prise par la BMW. « J’es­père qu’il pour­ra nous in­di­quer la vi­tesse du vé­hi­cule en cause » . Les gen­darmes de la bri­gade mo­to­ri­sée de la com­pa­gnie de gen­dar­me­rie de Domfront vont pour­suivre leurs au­di­tions.

Sou­tien psy­cho­lo­gique

L’al­cool est éga­le­ment en cause. « Les ana­lyses pra­ti- quées sur le conduc­teur de la BMW se sont ré­vé­lées lar­ge­ment positives » a pré­ci­sé, mer­cre­di, le pro­cu­reur. Les dé­pis­tages d’al­coo­lé­mie et de stu­pé­fiants du conduc­teur du poids lourd sont quant à eux né­ga­tifs. D’après les témoignages, les 4 gar­çons avaient dé­bu­té leur soi­rée chez des amis vers 19 h 30 au­tour d’un apé­ri­tif. « Ils se sont en­suite ren­dus dans un fast­food à la Ferté. Ils sont res­tés quelque temps sur place avant de ren­trer chez eux pour conti­nuer leur soi­rée » . Et c’est en­suite que l’ac­ci­dent se se­rait pro­duit.

Se­lon les élé­ments de l’en­quête, le vé­hi­cule ap­par­te­nait à l’un des pas­sa­gers, le conduc­teur, qui n’était « pas connu sur le plan ju­di­ciaire », était ti­tu­laire de son per­mis de conduire de­puis 2013. Les quatre oc­cu­pants avaient leur cein­ture de sé­cu­ri­té.

Le pro­cu­reur a mis­sion­né l’ACJM, as­so­cia­tion d’aides aux vic­times pour un sou­tien psy­cho­lo­gique aux fa­milles.

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