Vic­time de vio­lences, elle re­vient sur ses ac­cu­sa­tions de­vant le tri­bu­nal

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse Normande -

Le 13 no­vembre vers 1 h 40, les ser­vices de la gen­dar­me­rie sont contac­tés par une jeune fille de 14 ans qui les in­forme qu’elle a été vic­time de vio­lences. Les mi­li­taires se rendent sur les lieux à Mes­sei. Dans l’ap­par­te­ment, ils se trouvent en pré­sence de la vic­time, de ses pa­rents et du frère de son père.

La jeune fille ex­plique qu’elle a été bat­tue par son père et son oncle qui l’ont sor­tie de son lit pour la frap­per à coups de poing. Elle pré­cise que sa mère est in­ter­ve­nue pour faire ces­ser les vio­lences. De­vant les gen­darmes, le père re­con­naît s’être em­por­té et avoir don­né une gifle à sa fille. Le père et l’oncle, al­coo­li­sés, sont pla­cés en dé­gri­se­ment.

Elle pré­cise, lors de la pro­cé­dure, que son oncle et son père avaient bu du whis­ky, qu’ils lui ont ti­ré les che­veux, qu’elle a re­çu des coups de poing et qu’elle a été me­na­cée de mort. Le père de 46 ans di­ra que sa fille lui parle mal et nie­ra l’avoir frap­pée.

Les deux hommes com­pa­rais­saient de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d’Ar­gen­tan, mar­di 23 fé­vrier. Le père re­con­naît avoir gi­flé sa fille car il avait re­çu ce jour-là un ap­pel té­lé­pho­nique de l’école qui l’in­for­mait que celle-ci était ab­sente. La fille confirme cette ver­sion, pré­cise qu’elle a man­qué de res­pect à son père. Elle dit s’être éner­vée et avoir men­ti, dit n’avoir re­çu au­cun coup-de­poing, pré­cise avoir por­té des fausses ac­cu­sa­tions en­vers son oncle car elle n’a pas ap­pré­cié que ce der­nier se mêle du dif­fé- rend qui l’op­po­sait à son père. Quant à la mère, elle aus­si re­con­naît avoir men­ti.

Ma­rion Vi­nault, pro­cu­reur a l’im­pres­sion que la jus­tice est une vaste blague pour cette fa­mille. Elle rap­pelle que les deux pré­ve­nus ont fait l’ob­jet de garde à vue, et ajoute qu’ « on n’est pas là pour s’amu­ser » , qu’ « il y a des en­fants qui sont réel­le­ment bat­tus sur terre » .

Confor­mé­ment aux ré­qui­si­tions, le père est con­dam­né à 90 jours-amende à 10 € et l’oncle est re­laxé.

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