Un Flé­rien ju­gé de­vant la cour d’as­sises

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande Entre Et -

Un Flé­rien com­pa­raî­tra les mer­cre­di 9 et jeu­di 10 mars de­vant la cour d’as­sises de l’Orne, à Alen­çon, pour viol et agres­sion sexuelle im­po­sée à un mi­neur de 15 ans.

L’en­quête avait dé­bu­té le 21 jan­vier 2012. La mère de la vic­time avait contac­té les ser­vices de gen­dar­me­rie, dans le Cal­va­dos, pour leur dire que sa fille, alors âgée de 12 ans, avait été vic­time d’at­tou­che­ments sexuels de la part de son grand-père du­rant les va­cances sco­laires, en été 2011. Les faits se se­raient dé­rou­lés au do­mi­cile de l’ac­cu­sé.

Le re­trai­té d’une soixan­taine d’an­nées en­cours 20 ans de ré­clu­sion cri­mi­nelle.

Après la dra­ma­tique col­li­sion qui a coû­té la vie à quatre jeunes, ven­dre­di 19 fé­vrier, aux portes de La Ferté-Ma­cé, les cé­ré­mo­nies re­li­gieuses se sont suc­cé­dé la se­maine pas­sée.

Après les ob­sèques mer­cre­di 24 fé­vrier, de Ju­lien et Alexandre Pin­gault, 26 et 21 ans, et ceux de Jor­dan Bre­ton, 22 ans, jeu­di 25 à Don­ville-les-Bains, avait lieu ven­dre­di 26 fé­vrier à 10 h 30, la cé­ré­mo­nie re­li­gieuse en hom­mage à Jé­ré­my Col­let, 20 ans, le plus jeune d’entre eux. A la sor­tie de l’église, mo­tos et voi­tures ont fait vom­brir leurs mo­teurs pour un der­nier adieu.

Vi­tesse et al­cool

Par ailleurs, les mes­sages d’hom­mage et de sou­tiens aux proches et à la fa­mille se sont mul­ti­pliés sur les ré­seaux so­ciaux.

Pa­ral­lè­le­ment, l’en­quête me­née par la gen­dar­me­rie a per­mis d’en sa­voir un peu plus sur les cir­cons­tances de l’ac­ci­dent. Lun­di 22 fé­vrier, le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique évo­quait « une vi­tesse ex­ces­sive » qui ne pour­ra être pré­ci­sée qu’ul­té­rieu­re­ment après le tra­vail de l’ex­pert. En re­vanche, en mi­lieu de se­maine, le pro­cu­reur d’Ar­gen­tan li­vrait les ré­sul­tats des ana­lyses qui ré­vé­laient que « le taux d’al­coo­lé­mie du conduc­teur était de 2,29 grammes par litre de sang » . Il pré­ci­sait par ailleurs que le conduc­teur du poids-lourd n’avait consom­mé ni al­cool, ni stu­pé­fiants.

Des faits dif­fi­ciles à en­tendre pour ceux qui sont dans la peine et la dou­leur, mais qui doivent être dits, no­tam­ment à l’égard du chauf­feur du ca­mion, trau­ma­ti­sé par ce drame.

Vic­times dans la vie

Alors qu’une page Fa­ce­book a été créée en hom­mage aux « 4 fan­tas­tiques », ce ter­rible fait divers a sus­ci­té par­fois de vifs échanges entre les proches des quatre co­pains et des in­ter­nautes qui poin­taient du doigt les causes de l’ac­ci­dent. L’oc­ca­sion de rap­pe­ler le slo­gan ac­tuel de la sé­cu­ri­té rou­tière : « Der­rière chaque vic­time de la route, il y a des vic­times dans la vie » .

Si cette page Fa­ce­book est un moyen pour les amis et co­pains d’ex­pri­mer ce qu’ils ont sur le coeur et se rap­pe­ler les bons mo­ments pas­sés avec Ju­lien, Alexandre, Jor­dan et Jé­ré­my, elle sert aus­si à adres­ser des mes­sages de sou­tien aux fa­milles. Si on ne peut pas re­faire l’his­toire, un consen­sus peut se faire en di­sant que, quoi qu’il en soit, mou­rir à 20 ans n’est pas dans la lo­gique des choses.

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