Mauger Vais­selle change de mains Un sys­tème de cir­cuit court se­ra inau­gu­ré le 8 mars

L'Orne Combattante (SN) - - Flers Et Son Pays - T.G. Inau­gu­ra­tion de « La ruche qui dit oui ! » de La Selle-la-Forge, le 8 mars à 17 h 30. Les com­mandes se font sur le site In­ter­net (ta­per « La Ruche qui dit oui ! La Selle-la-Forge » sur Google) et la dis­tri­bu­tion a lieu chaque mar­di de 17 h 30 à 19 h

Le ma­ga­sin Mauger Vai­selle, ins­tal­lé à La Selle- la- Forge a chan­gé de pro­prié­taires de­puis mar­di der­nier. Jo­ce­lyne Mauger a en ef­fet cé­dé son com­merce à An­gé­lique Quen­tin.

Sa­me­di, la nou­velle re­trai­tée a sa­lué ses suc­ces­seurs et re­mer­cié ses fi­dèles clients. « Je me suis ins­tal­lée le 1er mars 1987 à Cha­nu à mon do­mi­cile. De­puis, l’af­faire n’a ces­sé d’évo­luer. En 2007, j’ai ou­vert le ma­ga­sin de dé­co­ra­tion à la Selle-la-Forge. » ex­plique Jo­ce­lyne Mauger qui a évo­qué plu­sieurs anec­dotes ren­con­trées au cours de sa car­rière.

Trois pré­si­dents

« J’ai eu à gé­rer des ré­cep­tions pour trois Pré­si­dents de la Ré­pu­blique, plu­sieurs fois An­dré Ver­chu­ren, la se­maine fé­dé­rale à Flers, mais aus­si Va­lé­rie Pé­cresse, De­nis Bro­gniart. »

Jo­ce­lyne Mauger a sa­lué « 29 ans d’As­so­cia­tions et clients fi­dèles » .

« Main­te­nant, c’est une page qui se tourne. Je vais me consa­crer à ma fa­mille » avant de sou­hai­ter « une belle réus­site et au­tant de plai­sir que moi dans ce mé­tier » à An­gé­lique Quen­tin.

Le 8 mars pro­chain, à 17 h 30, le bâ­ti­ment in­ter­ac­ti­vi­tés de la Selle-la-Forge ac­cueille­ra pour la pre­mière fois « La Ruche qui dit oui ! » . Deux ha­bi­tants du vil­lage, Mé­la­nie et Yoann Voi­sin, ont dé­ci­dé de se lan­cer dans cette aven­ture des­ti­née à pro­po­ser un sys­tème de cir­cuit court aux consom­ma­teurs du bo­cage.

Âgés d’à peine trente ans, ils se sont ins­crits dans cette dé­marche il y a quelques mois. Lui tra­vaille chez Ther­mo­co­ax, elle est agent ad­mi­nis­tra­tif à l’hô­pi­tal de Flers.

« On a re­gar­dé deux émis­sions sur ce su­jet et l’idée nous in­té­res­sait. C’est en re­gar­dant s’il y avait une ruche de ce type dans le coin que l’on s’est ren­du compte qu’il n’y en avait pas. On s’est dit qu’on était par­tants pour en lan­cer une ici » , se sou­vient Yoann Voi­sin.

Une dé­marche

Après avoir rem­pli les dé­marches, ils ont de­man­dé à leur mai­rie si un lo­cal était dis­po­nible. La mu­ni­ci­pa­li­té a ac­cep­té de leur lais­ser un cré­neau heb­do­ma­daire dans le bâ­ti­ment in­ter­ac­ti­vi­té, si­tué entre le ci­me­tière et l’école du vil­lage.

En­suite, Yoann et Mé­la­nie ont dé­mar­ché des pro­duc­teurs. « Nous avons vrai­ment été éton­nés d’avoir au­tant de pro­duc­teurs. Les 23 pro­duc­teurs qui nous suivent viennent de com­munes comme Ban­vou, Fa­laise, Saint-Mau­rice-du Dé­sert, Flers, La Selle-la-Forge, Pont-d’Ouilly… Je crois que le plus loin est à Da­mi­gny. Si­non nous avons un pê­cheur de Luc-sur-Mer » , énu­mère Mé­la­nie Voi­sin.

Pour le consom­ma­teur, le prin­cipe est simple : il suf­fit de s’ins­crire sur le site In­ter­net de la Ruche pour pou­voir ef­fec­tuer ses com­mandes. La vente se fait en­suite tous les mar­dis de 17 h 30 à 19 h. Le paie­ment s’ef­fec­tue avec une carte ban­caire via In­ter­net et la tran­sac­tion n’est dé­bi­tée qu’une fois que la dis­tri­bu­tion est faite.

« Il n’y a au­cune obli­ga­tion de fré­quence d’achat ou de quan­ti­té. Les consom­ma­teurs peuvent choi­sir leurs pro­duits sans mi­ni­mum ou maxi­mum dans la com­mande » , pré­cise Mé­la­nie Voi­sin.

Quel est l’in­té­rêt de la dé­marche : « un cir­cuit court avec des pro­duits lo­caux et la pos­si­bi­li­té d’ache­ter en sa­chant où c’est pro­duit » . En ef­fet, sur le site In­ter­net, chaque pro­duit est as­so­cié à son pro­duc­teur.

À la carte

En plus, le choix est va­rié : il y a, no­tam­ment, de la viande, des lé­gumes, du pain, de l’huile de col­za, des yaourts, du ca­mem­bert, du fro­mage blanc, de la fais­selle, une her­bo­riste et même du sa­von. « Nous avons cher­ché à faire en sorte qu’il y en ait pour tous les bud­gets. On vient tous les deux de mi­lieux mo­destes et ça nous sem­blait im­por­tant » , confie Mé­la­nie Voi­sin.

En contre­par­tie, et compte te­nu de leur sta­tut d’au­toen­tre­pre­neur, ils re­ce­vront 8 % sur les 16 % de charges dé­fi­nies par les pro­duc­teurs. « Sur ces 16 %, 8 % vont à la ruche mère et 8 % nous re­viennent » . Au­tant dire qu’ils n’ont pas choi­si cette dé­marche pour faire for­tune.

Leur but : pro­po­ser les pro­duits lo­caux qu’ils vou­laient trou­ver pour eux-mêmes.

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