Da­vid Le­coeur livre les secrets de « La sor­cel­le­rie en Nor­man­die » mar­di 15 mars

L'Orne Combattante (SN) - - La Ferté Et Son Pays - Mi­chel Mo­ri­ceau Mar­di 15 mars, 20 h 30, salle po­ly­va­lente du ly­cée des An­daines. Ou­verte à tous. En­trée gra­tuite. Con­tact : Uni­ver­si­té In­terAges, Cour du Grand Turc, 12, rue Saint-De­nis, La Ferté-Ma­cé, 02.33.65.67.81, uia­fer­te­mace@orange.fr, www.uia-lafe

Pré­si­dée par Mi­chel Jar­ry, l’an­tenne fer­toise de l’Uni­ver­si­té in­ter-Ages pro­pose une confé­rence ou­verte à tous sur le thème de la sor­cel­le­rie.

Forte de 320 adhé­rents, l’UIA de La Ferté-Ma­cé pro­pose une mul­ti­tude d’ac­ti­vi­tés chaque se­maine : cours de langues, in­for­ma­tique, droit, sciences, His­toire de l’art, cercle de lec­ture, mais aus­si cal­li­gra­phie, en­lu­mi­nure, sports et bien- être, ran­don­nées… « Nous pro­po­sons une confé­rence heb­do­ma­daire, ré­ser­vée à nos adhé­rents, en fai­sant ve­nir dif­fé­rents in­ter­ve­nants, ex­plique Mi­chel Jar­ry. Dé­sor­mais, nous pro­po­sons éga­le­ment une grande confé­rence an­nuelle ou­verte à tout pu­blic » .

Ain­si, après le bon­heur en 2015, c’est la sor­cel­le­rie qui se­ra le thème de la ren­contre pro­po­sée mi-mars. Elle se­ra ani­mée par Da­vid Le­coeur, pro­fes­seur en hô­tel­le­rie au ly­cée Flora-Tris­tan, qui s’in­té­resse au su­jet de­puis long­temps. « J’ai pas­sé un mas­ter en sciences his­to­riques, spé­cia­li­té his­toires et cultures de l’ali­men­ta­tion, du­rant le­quel j’ai étu­dié les mar­chés de bes­tiaux de l’Ouest de la France et les his­toires de sor­cel­le­rie qui y sont liées. Ce­la re­pré­sente 20 ans de col­lec­tage » ex­plique-t-il.

La Dé­sen­crau­deuse

Pour sa confé­rence sur « La sor­cel­le­rie en Nor­man­die », Da- vid Le­coeur en­tend abor­der le su­jet sous un angle so­cio­lo­gique et an­thro­po­lo­gique. « Je ne dis pas que le diable existe, tient-il tout d’abord à pré­ci­ser. Je vais m’ap­puyer sur des faits qui se sont dé­rou­lés dans une ferme de la ré­gion de Vire, dans les an­nées 1850-1870. Et pour étayer mes pro­pos, je pré­sen­te­rai des ob­jets de sor­cel­le­rie du XXe siècle : da­gides, livres, ob­jets en cire » .

Le confé­ren­cier évo­que­ra les trois ca­té­go­ries d’ob­jets : les ob­jets pour en­sor­cel­ler (ce­lui qui fait du mal) ; les ob­jets de bé­né­dic­tion pour se pro­té­ger contre les ma­lé­fices dans la ferme (cô­té vic­times) ; les ob­jets de désen­voû­te­ment pour désen­sor­ce­ler « avec ce­lui ou celle qui vient en aide, et que l’on ap­pe­lait désen­crau­deur ou dé­sen­crau­deuse » com­plète Da­vid Le­coeur, en fai­sant ré­fé­rence au ré­cit de Da­nièle Car­rer et Ge­ne­viève Yver, La dé­sen­crau­deuse, une sor­cière d’au­jourd’hui, pu­blié aux édi­tions Stock en 1978. Un livre qui évo­quait une dé­sen­crau­deuse de Sa­vi­gny-leVieux, qui a exer­cé à par­tir de 1956 et du­rant une ving­taine d’an­nées, dans le Sud-Ouest de la Manche et les dé­par­te­ments voi­sins, no­tam­ment dans la ré­gion de Cou­terne.

« La sor­cel­le­rie fille de la mi­sère »

Au fil de son ex­po­sé, le confé­ren­cier dé­mon­tre­ra que, quelle que soit la ré­gion, la mé­ca­nique de la sor­cel­le­rie est la même avec : une per­sonne pos­sé­dée ; une per­sonne qui est le ré­vé­la­teur ; et un désen­crau­deur. « La sor­cel­le­rie est fille de la mi­sère, constate Da­vide Le­coeur. Quand rien ne va, c’est de la faute des autres. Tout est ba­sé sur la crainte, le fait de nour­rir la peur chez quel­qu’un, avec un face-à-face entre es­prit fort et es­prit faible. Au­jourd’hui, on as­siste à des dé­rives sec­taires. D’où la né­ces­si­té d’ins­truire son pro­chain » .

Après l’ex­po­sé, un échange pour­ra s’en­ga­ger avec le pu­blic.

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