Coupe Georges-Bap­tiste de ser­vice en salle : 3e vic­toire du ly­cée de Gran­ville

Jeu­di 25 fé­vrier, le ly­cée Flora-Tris­tan ac­cueillait la 55e sé­lec­tion ré­gio­nale de la Coupe Georges-Bap­tiste de ser­vice en salle. Quinze can­di­dats étaient en lice.

L'Orne Combattante (SN) - - La Ferté Et Son Pays - Mi­chel Mo­ri­ceau

Ve­nus de neuf éta­blis­se­ments de l’aca­dé­mie de Caen, quinze élèves et ap­pren­tis ont pas­sé sept épreuves pra­tiques et une épreuve écrite le ma­tin, pour ce concours unique en France. Et c’est vers 15 h que le pal­ma­rès a été dé­voi­lé en pré­sence des fa­milles, pro­fes­seurs, par­te­naires et four­nis­seurs.

Pro­vi­seur de l’éta­blis­se­ment, Laure Poul­lain a rap­pe­lé qui était Georges Bap­tiste (1882-1960) : un Nor­mand né à Rouen qui a fait son ap­pren­tis­sage en cui­sine et en pâ­tis­se­rie chez ses pa­rents. Après avoir fait car­rière dans le mé­tier à l’étran­ger, il re­vien­dra en France et quit­te­ra la cui­sine pour le ser­vice en salle.

Sa­voir-faire et sa­voir être

Le pro­vi­seur a sa­lué les can­di­dats « dans la ligne de l’ex­cel­lence, qui sup­pose un tra­vail constant, mais aus­si du ta­lent, du sa­voir-faire et la vo­lon­té de bien faire, de se sur­pas­ser » . Au-de­là de l’ac­cueil et de la prise en charge du client, ce concours né­ces­site une connais­sance des pro­duits, la com­po­si­tion d’un mets. « Il s’agit aus­si de soi­gner sa prestance, son sa­voir-être, en étant sou­riant, pré­ve­nant, ai­mable » .

Di­rec­teur aca­dé­mique de l’Orne, Fran­çois La­can a don­né un coup de cha­peau aux en­ca­drants : « l’acte d’édu­ca­tion est à l’hon­neur au­jourd’hui, a-t-il sou­li­gné. Nous sommes ici pour ho­no­rer ce pa­tri­moine à tra­vers le ser­vice en salle. Ser­vir, c’est prendre en compte les autres avec der­rière les va­leurs d’écoute, de ci­toyen­ne­té » . Le re­pré­sen­tant de l’Edu­ca­tion na­tio­nale a éga­le­ment sa­lué l’es­prit de « com­pé­ti­tion » de cette coupe, « dans le sens d’une ému­la­tion pour don­ner le meilleur de soi­même » .

Ta­lents nor­mands

Vice- pré­sident du Con­seil ré­gio­nal char­gé des ly­cées, Ber­trand De­niaud a as­so­cié aux can­di­dats leurs pro­fes­seurs, for­ma­teurs, et les par­te­naires. « Vous prou­vez que tous en­semble, on ar­rive à faire de belles choses en as­so­ciant les ta­lents. Mais le tra­vail est la clef de la réus­site. C’est parce que vous tra­vaillez que votre ta­lent ex­plo­se­ra en­core plus pour don­ner en­vie, dans le choix d’un bon plat ou d’un bon vin. Vous êtes la preuve que la Nor­man­die a des ta­lents dans tous les ter­ri­toires. Vous por­tez en vous la qua­li­té nor­mande de ces pro­duits, qui re­joint la vo­lon­té de la Ré­gion de fa­vo­ri­ser la fier­té d’être Nor­mand » .

Membre du bu­reau de la coupe Georges-Bap­tiste, Pa­trick Mas­ba­tin a pro­cé­dé à la pro­cla­ma­tion du pal­ma­rès dé­fi­ni par le ju­ry que pré­si­dait Jean-Mi­chel Tro­hay.

Les deux lau­réates sont élèves en ter­mi­nale bac pro ser­vice et

Si elles n’ont pas été re­te­nues pour la fi­nale na­tio­nale, les deux can­di­dates du ly­cée Flora-Tris­tan, en ter­mi­nale bac pro com­mer­cia­li­sa­tion en ser­vice et res­tau­ra­tion, ont re­pré­sen­té avec brio leur éta­blis­se­ment. Ma­nuel­la Mar­tins, 17 ans. « Pour moi, le plus dif­fi­cile a été l’ar­gu­men­ta­tion com­mer­ciale, en re­vanche j’étais plus à l’aise pour l’épreuve cock­tail » confie cette Ar­gen­ta­naise, qui compte faire une men­tion com­plé­men­taire « bar » au ly­cée hô­te­lier à Ifs à la ren­trée. Char­lotte Juillé, 17 ans, de Las­say-les-Châ­teaux. « Ex­pli­quer un me­nu en an­glais n’était pas évident, et j’étais plus à l’aise pour la dé­coupe de la viande. A la ren­trée, je compte faire un BTS hô­tel­le­rie-res­tau­ra­tion dans une école à Di­nard » . com­mer­cia­li­sa­tion en res­tau­ra­tion au ly­cée hô­te­lier Mau­rice Mar­land à Gran­ville. « C’est la 3e fois que notre éta­blis­se­ment rem­porte cette sé­lec­tion ré­gio­nale » a confié leur pro­fes­seur de res­tau­rant, Oli­vier De­la­haie. Tout d’abord Léa Mon­niette, 18 ans, ori­gi­naire d’Alen­çon. « Ce genre de concours per­met une mise en pra­tique de nos connais­sances. Pour moi, l’épreuve la plus dif­fi­cile a été celle des pois­sons où il fal­lait ou­vrir une pa­pillote » . Apol­line Solt, 17 ans, est ori­gi­naire de Saint-Lo. « Glo­ba­le­ment, tout s’est bien pas­sé, mais j’étais stres­sée. A la ren­trée de sep­tembre, je compte faire une men­tion com­plé­men­taire, ac­cueil et ré­cep­tion » . Les deux jeunes filles se re­trou­ve­ront le 31 mars au ly­cée hô­te­lier de St-Quen­ti­nen-Yve­lines pour la fi­nale na­tio­nale. Une sé­lec­tion pour la fi­nale eu­ro­péenne, puis in­ter­na­tio­nale.

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