Et si la bière re­mon­tait l’Orne en ca­noë ?

Les membres de l’as­so­cia­tion caen­naise Bande de sau­vages, ama­teurs des bières saint-ré­moises La Lie, ont eu une idée folle : se faire li­vrer leur bois­son pré­fé­rée en ca­noë. Leur pro­jet pour­rait voir le jour à l’été.

L'Orne Combattante (SN) - - Suisse Normande - Au­drey Chevallier Pra­tique : bras­se­rie La Lie, à Saint-Ré­my-surOrne, ren­sei­gne­ments au 06 72 65 25 88.

Se faire li­vrer en ca­noë. L’idée pa­raît dé­li­rante mais amuse dé­jà beau­coup.

« Elle émane de l’as­so­cia­tion Bande de sau­vages et de leur ras-le-bol des ca­mions face au bi­lan car­bone qui ex­plose » , ex­plique Fran­çois Vas­sout, créa­teur de la bras­se­rie ar­ti­sa­nale La Lie.

Le re­tour du com­merce flu­vial

Chaque se­maine, le bras­seur de Saint-Ré­my livre trois fûts au Ca­fé sau­vage, si­tué à Caen. « Ils se sont dits, vous êtes au bord de l’Orne, on de­vrait pou­voir ache­mi­ner la bière de­puis la Suisse nor­mande jus­qu’ici en ca­noë », dé­voile ses col­la­bo­ra­teurs, Eri­ka Vas­saut et LouisPierre Ré­mon­din, amu­sés.

Lan­cé sur Fa­ce­book, le pro­jet suit son court et, au­jourd’hui, « échappe com­plè­te­ment » aux bras­seurs. Le kayak club de Thu­ry-Har­court a dé­jà pro­po­sé son sou­tien. « Ils veulent nous prê­ter les ca­noës pour re­lan­cer le com­merce flu­vial » , s’amusent les Saint-Ré­mois.

Un mes­sage sub­til

Les trois bras­seurs ap­pré­cient l’ini­tia­tive, « son cô­té fou mais aus­si éco­res­pon­sable » . « On est client de toutes ces bi­zar­re­ries, drôles et qui vé­hi­culent sub­ti­le­ment un mes­sage », note en­fin Fran­çois Vas­sout.

Si le quai d’em­bar­que­ment, si­tué à une cen­taine de mètres des lo­caux, at­tend les pre­mières com­mandes, beau­coup de ques­tions d’ordre lo­gis­tique res­tent sans ré­ponse. « C’est une idée, on ne sait pas si elle ver­ra vrai­ment le jour et si l’al­ter­na­tive pour­rait être pé­ren­ni­sée » , ponc­tue Eri­ka Vas­sout. Par­mi les li­mites du pro­jet : les nom­breux bar­rages si­tués sur l’Orne, entre Saint-Ré­my et Caen.

Et pour­quoi pas pro­fi­ter de la voie verte ? Pour pa­lier ces obs­tacles, les membres du Ca­fé sau­vage en­vi­sagent un re­lais ca­noë-vé­lo. Pour ce qui est de pa­gayer, Eri­ka Res­tout l’as­sure : « les bras­seurs ont de bons bras » .

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