Alain Lam­bert ré­pond aux ma­ni­fes­tants

Il était vi­sé par les ma­ni­fes­tants qui dé­fi­laient contre le dé­cou­page de la Cdc du pays de Briouze ce sa­me­di 12 mars. Alain Lam­bert leur a ré­pon­du en ta­clant cer­tains élus.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande - Tho­mas Gourlin

Alain Lam­bert ré­pond aux ma­ni­fes­tants de la Com­mu­nau­té de com­munes du pays de Briouze qui pro­tes­taient, sa­me­di 12 mars, contre le pro­jet de carte in­ter­com­mu­nale va­li­dé par la der­nière Com­mis­sion dé­par­te­men­tale de co­opé­ra­tion in­ter­com­mu­nale.

Après avoir lu l’ar­ticle qui re­late la fa­çon dont s’est dé­rou­lée la ma­ni­fes­ta­tion, et après avoir écou­té les pro­pos des élus in­ter­ro­gés, Alain Lam­bert, pré­sident du dé­par­te­ment de l’Orne, an­cien mi­nistre du bud­get, a choi­si de prendre son cla­vier pour leur ré­pondre par mail.

Il est vrai que beau­coup de re­proches ex­pri­més par des ma­ni­fes­tants étaient po­la­ri­sés sur Alain Lam­bert.

Cer­tains bran­dis­saient même des écri­teaux avec des slo­gans le met­tant en cause, no­tam­ment ce ma­ni­fes­tant por­tant une pan­carte af­fi­chant : « Non au Lam­bert Land » .

Pas de fon­de­ment

« Je sou­haite ap­pe­ler l’at- ten­tion de vos lec­teurs sur le fait que les re­proches qui me sont faits sont to­ta­le­ment in­justes et sans fon­de­ment » , com­mence Alain Lam­bert.

Et le pré­sident du dé­par­te­ment de l’Orne de pour­suivre : « Les dif­fi­cul­tés ren­con­trées sont la consé­quence d’une loi que je n’au­rais ja­mais vo­tée et que je conti­nue de condam­ner, no­tam­ment pour les seuils de po­pu­la­tion qu’elle a im­po­sée. Les com­munes de la CDC de Briouze n’ont ja­mais été per­çues comme un com­plé­ment de Pu­tanges, c’est in­sen­sé, et to­ta­le­ment contraire à la réa­li­té » .

Por­ter l’es­to­cade

Un peu pi­qué au vif, Alain Lam­bert se per­met, à son tour, un pe­tit re­proche à l’en­droit de la Cdc du pays de Briouze : « La com­mune de Pu­tanges a su créer sa com­mune nou­velle pour se pro­té­ger d’une dis­lo­ca­tion, ce n’est pas le cas de la CDC de Briouze » .

En­suite, il ap­porte quelques pré­ci­sions sur le fonc­tion­ne­ment de la CDCI afin de ré­pondre aux ma­ni­fes­tants qui l’ac­cusent d’avoir im­po­sé cette carte in­ter­com­mu­nale : « C’est la CDCI qui se pro­non­ce­ra sur le pro­jet de sché­ma éta­bli par Ma­dame le Pré­fet, per­sonne n’y dis­pose de plus d’une voix. Mme le Pré­fet dis­pose d’un pas­ser outre si le sché­ma vo­té par la CDCI ne lui sem­blait pas conforme aux orien­ta­tions de la loi. Tous ces élé­ments dé­montrent que per­sonne n’est en si­tua­tion d’im­po­ser ses so­lu­tions » .

À la fin de son mail, Alain Lam­bert porte l’es­to­cade au pré­sident de la Cdc du pays de Briouze, Bru­no Au­vray :

« Cer­taines CDC sont al­lées plai­der leur cause po­sé­ment et elles ont pu convaincre, d’autres ont vou­lu jouer le rap­port de force et ac­cu­ser les autres, et elles n’ont convain­cu per­sonne. Avant de cher­cher la cause de ses pro­blèmes chez les autres, il faut sou­vent s’in­ter­ro­ger sur ses propres res­pon­sa­bi­li­tés. C’est ce que de­vrait faire le Pré­sident de la CDC de Briouze » .

À n’en pas dou­ter, le su­jet fe­ra en­core par­ler dans les se­maines à ve­nir au­tour de Briouze et ailleurs.

Pour au­tant, il semble qu’Alain Lam­bert ne soit pas dis­po­sé à por­ter le cha­peau pour des dé­ci­sions dans les­quelles il af­firme n’avoir eu au­cune in­fluence.

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