Trois frères Con­déens ont re­çu la Lé­gion d’hon­neur

L'Orne Combattante (SN) - - Condé Et Son Pays -

En col­la­bo­ra­tion avec Phi­lippe Cy­prien, ar­chi­viste à la mé­dia­thèque de Con­dé, nou­velle chro­nique dans nos co­lonnes sur ces per­son­nages illustres de Con­dé-surNoi­reau et ses en­vi­rons. Au­jourd’hui, les mé­daillés de la Lé­gion d’hon­neur.

Comme Charles Cor­let, de nom­breux Con­déens ont re­çu la Lé­gion d’hon­neur. Ins­ti­tuée le 19 mai 1802 par Na­po­léon Bo­na­parte, elle ré­com­pense de­puis ses ori­gines les « mé­rites émi­nents », mi­li­taires ou ci­vils, ren­dus à la Na­tion.

Un peu plus d’un mil­lion de ré­ci­pien­daires ont re­çu cette dé­co­ra­tion de­puis sa créa­tion. En­vi­ron 3 500 sont dé­co­rés par an.

Aux der­nières re­cherches, ils sont 83 Con­déens. Par­mi eux, on dé­compte un grand nombre de mi­li­taires des guerres na­po­léo­niennes, des gen­darmes, pom­piers, mé­de­cins, des po­li­tiques, des juges, un pas­teur, in­dus­triels et un ou­vrier, Charles Ti­rard, en 1949, pour sa car­rière pas­sée aux éta­blis­se­ments Jean­son.

Le pre­mier Con­déen a avoir re­çu cette dis­tinc­tion est Pierre Gau­thier qui le 14 juin 1804 est fait che­va­lier de l’Ordre royale de la Lé­gion d’hon­neur en qua­li­té de pre­mier Pré­sident de la cour de jus­tice cri­mi­nelle du dé­parte- ment du Cal­va­dos. Trois frères ont éga­le­ment été dé­co­rés dans la fa­mille Lance.

Se­cré­taire gé­né­ral de la Pré­fec­ture

Phi­lippe Lance, re­ce­veur des aides, puis re­ce­veur de la ré­gie gé­né­rale du Roi, a épou­sé Ma­de­leine Le Bou­cher des Fon­taines à Con­dé-sur-Noi­reau. De cette union naî­tra, entre 1769 et 1786 neuf en­fants : trois fils et six filles.

Le frère aî­né, Phi­lippe Guillaume Lance. Né le 2 sep­tembre 1769, il a été se­cré­taire gé­né­ral de la Pré­fec­ture du Cal­va­dos, di­rec­teur ad­joint des mines de Lit­try, puis di­rec­teur, maire de Lit­try et conseiller gé­né­ral du Cal­va­dos du canton de Lit­try.

Par or­don­nance royale de Louis XVIII, le 15 sep­tembre 1814, pour ses ser­vices ren­dus en qua­li­té de se­cré­taire gé­né­ral, Phi­lippe de­vient Che­va­lier de la Lé­gion d’hon­neur.

Un hé­ros

Le ca­det, Louis Cé­sar Lance est né le 10 avril 1774. Il par­ti­cipe aux nom­breuses ba­tailles de l’Ar­mée im­pé­riale, de Naples à la Ca­ta­logne.

Le 11 dé­cembre 1798, il est bles­sé d’un coup de feu à la jambe droite de­vant Gênes. En août 1800, il est ca­pi­taine au 2e ba­taillon de la 73e de­mi-bri­gade d’in­fan­te­rie de ligne de l’ar­mée d’Ita­lie.

Il de­vient membre de la Lé­gion d’hon­neur le 11 sep­tembre 1809 suite à sa bra­voure mi­li­taire. Le 17 mai 1809 à l’af­faire de Grat­chatz (Croa­tie), com­man­dant les gre­na­diers de sa com­pa­gnie, il fait face à 500 hommes.

La cam­pagne de Rus­sie

Ni­co­las, le der­nier des gar­çons, est né le 1er dé­cembre 1783. Il entre dans les hus­sards dans l’ar­mée des côtes de l’océan et de­vient bri­ga­dier.

Il in­tègre la Grande Ar­mée, et ce jus­qu’en 1806. On le re­trouve en­suite dans les ar­mées de Po­logne, d’Es­pagne, de Naples où il de­vient lieu­te­nant. Le 25 no­vembre 1808, il est fait Che­va­lier de l’ordre des Deux-Si­ciles.

Chef d’es­ca­dron en 1810, il est en­ga­gé dans la ter­rible Cam­pagne de Rus­sie entre 1812 et 1813 au 1er ré­gi­ment des che­vaux lé­gers de la garde royale.

Après 14 cam­pagnes mi­li­taires, Ni­co­las se met en dis­po­ni­bi­li­té le 1er mars 1818 à l’âge de 35 ans et se re­tire au 25 de la rue du Hel­der. C’est par dé­cret de Louis XVIII, le 24 avril 1821, que Ni­co­las de­vient Che­va­lier de la Lé­gion d’Hon­neur.

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