Za­za Four­nier rha­bille la chan­son fran­çaise !

La chan­teuse Za­za Four­nier se­ra en concert le 18 mars à Mes­sei. Avec son der­nier al­bum, elle largue les amarres. Sui­vons son iti­né­raire.

L'Orne Combattante (SN) - - Loisirs - Pra­tique : le ven­dre­di 18 mars à 20 h 30, salle cultu­relle de la Va­renne, à Mes­sei. Dans le cadre du Prin­temps de la chan­son. Ta­rif de 5 € à 10 €.

ATHIS- DE- L’ORNE. Une ex­po­si­tion pho­tos « Les noces nor­mandes » se­ra vi­sible au pu­blic dans les lo­caux de la mai­son de re­traite EHPAD du Sa­cré-coeur, du 12 mars au 12 avril, les jeu­dis et ven­dre­dis, de 16 h à 18 h. FLERS. Dans le cadre du mois de l’ar­chi­tec­ture contem­po­raine en Nor­man­die, une ex­po­si­tion est ins­tal­lée à la mé­dia­thèque de Flers, jus­qu’au 19 mars, pour mon­trer le tra­vail des 25 ar­chi­tectes de 22 na­tio­na­li­tés dif­fé­rentes qui ont tra­vaillé sur la ville de Flers lors du XIIe fo­rum mon­dial de jeunes ar­chi­tectes. Il s’était te­nu en dé­cembre 2015. SÉ­GRIE- FON­TAINE. Le con­seil dé­par­te­men­tal de l’Orne et le Centre per­ma­nent d’ini­tia­tives pour l’en­vi­ron­ne­ment des col­lines nor­mandes (CPIE) pro­posent l’ex­po­si­tion « Pre­nez-en de la graine, usages et sa­veurs des plantes sau­vages », à la Mai­son de la ri­vière et du pay­sage à Sé­grie-Fon­taine, jus­qu’au 30 sep­tembre. PU­TANGES- PONT- ÉCRE­PIN. Ex­po­si­tion de pein­tures de Di­dier Ave­nel jus­qu’au ven­dre­di 25 mars, 9 h 30 à 12 h 30 et 14 h à 18 h, dans les lo­caux de l’of­fice de tou­risme. Fer­mé le di­manche. Gra­tuit. Con­tact : 02 33 35 86 57, ot.pu­tanges@orange.fr, www. of­fice-tou­risme-pu­tanges.com BRIOUZE. La créa­tion de Fran­çoise Pa­cé ques­tionne le pay­sage. Du sa­me­di 5 mars au sa­me­di 2 avril, es­pace mul­ti­cul­tu­rel du Houlme. Gra­tuit. Con­tact : 02 33 62 81 50, www.odc-orne.com THU­RY-HAR­COURT. Au­tre­ment dit pré­sente « Sur le fil ». Tra­vaux d’art contem­po­rain in­édits tou­chant pour la plu­part aux brû­lants su­jets d’ac­tua­li­té. Pré­sen­tés avec des mises en scène très va­riées. Du lun­di 14 au mer­cre­di 23 mars, 14 h à 18 h, salle Blin­cow près de la mai­rie, place du gé­né­ral-de-Gaulle. Gra­tuit. LA FERTÉ-MA­CÉ. Dé­cou­vrir douze sculp­tures et une pein­ture de Jean-Claude Fres­nais, sculp­teur me­tal­lic fer­tois. Jus­qu’au jeu­di 31 mars, hall d’ac­cueil de l’of­fice de tou­risme, 11, rue de la Vic­toire. Gra­tuit. Con­tact : 02 33 37 10 97, otsi.la-ferte-mace@wa­na­doo.fr, www.tou­risme-la­fer­te­mace.fr

Libre et dé­com­plexée, la chan­teuse Za­za Four­nier a sor­ti son 3e al­bum, en 2015. Son titre est ré­vé­la­teur : « Le dé­part » . Elle lâche prise, donc, et s’aven­ture vers des contrées mu­si­cales in­ex­plo­rées.

Mul­tiples so­no­ri­tés

Tout a com­men­cé par une ren­contre. Aus­si im­pro­bable que la ren­contre for­tuite d’une ma­chine à coudre et d’un pa­ra­pluie sur une table de dis­sec­tion, chère au poète Isi­dore Du­casse. Bref, to­ta­le­ment sur­réa­liste ! Avec qui ? Ma­ji­ker : un mu­si­cien bri­tan­nique, in­fluen­cé par le hi­phop, la mu­sique élec­tro­nique et la mu­sique du monde. Pour lui, Za­za était trop Fran­çaise, trop Pa­ri­sienne, trop dans la tra­di­tion de la chan­son réa­liste ! Elle ra­conte : « On n’at­ten­dait pas grand-chose, ni l’un ni l’autre, de cette confron­ta­tion chez notre édi­teur com­mun. Ma seule exi­gence était de réa­li­ser un vrai tra­vail sur la voix. » Bin­go, contre toute at­tente, le pa­ri est ga­gné ! « On a réa­li­sé que, tous les deux, on était ou­vert à toutes les ex­pé­riences. Le tra­vail vo­cal a donc été ac­cen­tué, en trou­vant des har­mo­nies éton­nantes, mais aus­si en ex­plo­rant des pra­tiques ryth­miques dif­fé­rentes. » Ré­sul­tat, sa voix chaude, au grain si sin­gu­lier, s’est en­ri­chie de mul­tiples so­no­ri­tés.

Ac­cor­déon

« Mes pre­mières grandes émo­tions mu­si­cales sont, il est vrai, rat­ta­chées à la chan­son réa­liste » , re­con­naît Za­za. Toute pe­tite, elle en­ton­nait du Piaf dans le sa­lon fa­mi­lial. Tom Waits et El­vis Pres­ley sont éga­le­ment as­so­ciés à sa prime en­fance. Plus tard, elle écou­te­ra Té­lé­phone, puis Noir Dé­sir. « On a tou­jours joué de la mu­sique à la mai­son » , ré­vèle-t-elle. Elle a étu­dié le vio­lon, « mais l’ap­pren­tis­sage était très ri­gide. Mon pro­fes­seur était pour­tant mer­veilleux, mais je n’ar­ri­vais pas à me li­bé­rer avec cet ins­tru­ment, à im­pro­vi­ser » . À 18 ans, elle de­mande à jouer de l’ac­cor­déon, qu’elle a tou- jours vu ar­ri­mé so­li­de­ment aux épaules de sa tante. « Je vou­lais chan­ter, en m’ac­com­pa­gnant. »

Dé­cloi­son­ner

Cha­cune de ses chan­sons est sa­vam­ment mise en scène. Un ba­gage théâ­tral qu’elle as­sume to­ta­le­ment, avec le dé­sir de re­nou­ve­ler le rap­port entre le théâtre et la chan­son, le dé­cloi­son­ner. Elle es­time qu’un ar­tiste n’a pas qu’une seule iden­ti­té. Qui est en fait mul­tiple et chan­geante. « Pour la so­cié­té, les contours de notre per­son­na­li­té doivent être clairs, alors que j’as­pire à en ex­plo­rer toutes les fa­cettes. » Le risque de mal­en­ten­du est alors grand. La preuve avec la chan­son « Ma­de­moi­selle », qui ne por­tait pas sur la re­ven­di­ca­tion d’une po­ro­si­té entre les genres. « Je pen­sais que cer­taines no­tions étaient ac­quises. Être fé­mi­niste ce­la s’im­pose comme une évi­dence face à toutes ces femmes qui vivent leur sexe comme un dan­ger per­ma­nent. »

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