Gé­rard Baste, rap­peur aux nom­breuses cas­quettes

Gé­rard Baste, des Svin­kels, se­ra sur scène au Rex, à Briouze, le 26 mars pour la soi­rée « Back to the Rex » avec Dr Vince, Xa­nax et Waxx. En­tre­tien avec ce rap­peur mous­ta­chu aux mul­tiples cas­quettes.

L'Orne Combattante (SN) - - Loisirs - Pro­pos re­cueillis par Tho­mas Gourlin

C’est quoi l’es­prit de ce rap un peu par­ti­cu­lier qui est ce­lui des Svin­kels ?

On a com­men­cé à faire Svin­kels avec une idée en tête qui était de faire un rap qui res­sem­blait un peu à ce qu’on était, à notre mode de vie et ce­lui de nos amis, c’est-à-dire des jeunes, de Pa­ris, qui ai­maient bien faire la fête, qui étaient un peu rock’n’roll, un peu punk dans l’es­prit. En­fin voi­là, des jeunes qui aiment bien ri­go­ler et qui ne se re­con­nais­saient pas né­ces­sai­re­ment dans le rap de l’époque qui était as­sez bran­ché sur la vie de ci­té, la drogue… C’est en­core un peu le cas main­te­nant tu vas me dire mais… En­fin, on a com­men­cé à faire du rap qui res­sem­blait plus à notre mode de vie et il y avait une scène aux ÉtatsU­nis qui res­sem­blait un peu à ça entre les Beas­tie Boys, Cy­press Hill, House of Pain.

Du coup, le cô­té hu­mo­ris­tique était to­ta­le­ment as­su­mé…

Oui, l’humour c’était le truc en plus, en fait. On ne vou­lait pas faire du rap spé­cia­le­ment drôle et en au­cun cas pa­ro­dique mais, par contre, ef­fec­ti­ve­ment, avec une bonne dose d’humour et d’au­to­dé­ri­sion. Et beau­coup de re­cul pour sor­tir un peu, jus­te­ment, de l’image très sté­réo­ty­pée du rap.

Qu’est ce qui a ins­pi­ré cer­taines de vos pun­chlines de­ve­nues my­thiques ?

On a com­men­cé à écrire un peu, pas par ha­sard mais parce qu’on com­men­çait à traî­ner de­hors, parce qu’on fai­sait beau­coup la fête en­semble et tout. Quand on a com­men­cé à écrire des textes, on a vu tout de suite qu’on avait des for­mules qui par­laient aux gens. Et puis, dès le dé­part on vou­lait culti­ver un peu cet art de la formule. C’est une écri­ture que j’ai tou­jours eu, de­puis le dé­but c’est-à-dire de trou­ver des phrases chocs. C’était des pun­chlines avant que ça ne s’ap­pelle des pun­chlines, en fait. Et je sais en­core au­jourd’hui, quand j’écris le texte d’une chan­son, quelle phrase va faire mouche et je sais très bien qu’au bout de quelques concerts, je pour­rais me taire et voir les gens me la sor­tir.

Après, il y a eu un pas­sage par le ci­né­ma, la té­lé avec la chaîne Game One, l’al­bum so­lo… Est ce qu’il y a des nou­veaux pro­jets dans les car­tons ?

Écoutes, j’ai tou­jours fait pas mal de choses un peu dans tous les sens. Alors, c’est vrai que l’aven­ture Svin­kels, ça a du­ré un cer­tain temps, presque plus de quinze ans avec quelque, pas loin de 500 concerts. À cô­té de ça, j’ai tou­jours tra­vaillé à la té­lé. Ça a com­men­cé avec Game One, j’ai tra­vaillé sur une ma­ti­nale de la TNT et au­jourd’hui je suis en­core sur MTV. J’ai une émis­sion heb­do­ma­daire qui s’ap­pelle « Sa­chez-le », sur MTV. C’est une chaîne où j’ai dé­cou­vert mes pre­miers clips de rap. Je suis su­per-content de bos­ser pour eux.

Et, pa­ral­lè­le­ment à ça, j’ai dé­ve­lop­pé mes pro­jets so­los. J’écris un peu pour Fa­tal Ba­zoo­ka, j’écris quelques chan­sons à droite, à gauche. Je tra­vaille aus­si avec les Kaï­ra.

J’ai aus­si sor­ti un pro­jet avec mon DJ, Dr Vince, qui se­ra là à Briouze le 26 mars lui aus­si. Et, là, ré­cem­ment, j’ai sor­ti en juin une com­pi­la­tion de tous mes tra­vaux so­lo avec des in­édits qui s’ap­pelle « Dans mon slip. Vo­lume I ».

Là, je pré­pare mon pre­mier vrai al­bum so­lo. Ça fait 5 ou 6 ans que je suis des­sus et j’ai trou­vé un peu de temps pour le fi­nir.

Qu’est ce qui est pré­vu pour cette soi­rée Back to the Rex à Briouze, le 26 mars ?

Pour ce Back to the Rex, dé­jà, je viens avec une bonne équipe puis­qu’il y a mon DJ, Dr Vince, qui est un per­son­nage as­sez haut en cou­leur. Il y a mon col­lègue des Svin­kels, Mon­sieur Xa­vier, alias Xa­naX, qui se­ra là pour m’épau­ler et chan­ter quelques chan­sons avec moi. Et puis, à la gui­tare, il y au­ra Waxx, du co­mi­té des re­prises. C’est un vir­tuose, n’ayons pas peur des mots ! Il adore le hard rock et il a la même idée du rap que nous. Donc, il s’est très bien in­té­gré au pro­jet. On va vous pré­sen­ter, évi­dem­ment, les clas­siques des Svin­kels parce que, ça, on ne peut pas y cou­per, mais aus­si beau­coup de mon tra­vail en so­lo pas­sé et des in­édits des al­bums à ve­nir.

Ça risque d’être pas mal. On com­mence à ro­der le truc. Ça

en­voie du bois, on va dire !

Vous êtes dé­jà ve­nus à Briouze pour Art So­nic avec les Svin­kels, qu’est ce que vous pen­sez du sec­teur ? Les gens ? L’am­biance ?

En règle gé­né­rale, on a bien écu­mé les 4 coins de la France. Là, Briouze, ce que je sais c’est que j’ai pas mal de gens qui viennent d’un peu tout l’Ouest. J’ai des Bre­tons qui montent, dans les Nor­mands j’ai des gars de l’Eure… Bref, je sais que ça va fé­dé­rer pas mal de monde. Nous, quand on fait un concert, il y a sou­vent des gens qui font un peu co­voi­tu­rage. Ça fait des sec­teurs as­sez larges au fi­nal.

Est-ce que vous avez pré- vu de boire un coup ce 26 mars (avec mo­dé­ra­tion, bien en­ten­du…) ? Car vous avez une ré­pu­ta­tion là des­sus…

Dé­jà, c’est vrai que ce n’est pas qu’une ré­pu­ta­tion. On a un pu­blic qui a ten­dance à vi­der les bars.

C’est ar­ri­vé plus d’une fois dans nos concerts qu’il n’y ait plus rien à ser­vir. Ça ar­rive en­core ré­gu­liè­re­ment, d’au­tant plus qu’on est tou­jours as­sez par­tants et qu’on compte bien payer notre coup à un mo­ment du concert.

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